L'Algérie de plus près

Chroniques

Comment devient-on un Allemand ?
Chroniques

Comment devient-on un Allemand ?

Par Rachid Ezziane Beaucoup vont considérer ma question naïve. Ils diront que c’est simple comme bonjour : pour être un Allemand, il suffit de naître Allemand ou, au moins, avoir la nationalité Allemande. Certes, c’est la plus logique des réponses, mais ma question, en vérité, ne parle pas de l’identité géographique. C’est de l’esprit Allemand dont il est question. Aussi de la personnalité Allemande. De cette force vitale qui excelle en tout. Mais l’esprit et la personnalité des Allemands viennent de quelque part. La nature ne donne jamais de cadeau. Encore moins la vie. Quand vous achetez un produit quelconque et qu’on vous dit c’est chinois, vous faites une moue et hésitez à l’acquérir. Certainement que vous serez attiré par son prix. Et n’ayant pas de choix, vous l’ach...
Chroniques

Vivre pour être et non pour avoir

« Je suis, j'existe, cela est certain, mais pour combien de temps ? Autant de temps que je pense, je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui pense, c'est-à-dire un esprit. » Descartes Comme lui, celui qui avait dit : « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ; Si je pense, si je ressens, j’ignore qui est celui qui pense, qui ressent. Je suis seulement le lieu où l’on pense, où l’on ressent... ». Merci Fernando pour cette vérité que d’aucuns veulent ignorer pour feindre que tout est bien dans le meilleur des mondes. Son nom, dans sa langue maternelle, qui est le portugais, veut dire « personne ». Et Pessoa a vécu solitaire. Pour mieux apprécier la vie, avait-il dit. Car il n’y a pas de plus libre qu’un solitaire. « La liberté...
Le consentement au destin
Chroniques

Le consentement au destin

« Tout se transforme, rien ne meurt » Pythagore Elle naît dans les sommets des montagnes comme naissent les enfants gâtés.  Choyée du chant des oiseaux et du froufroutement de la verdure enchantée. Quand vient la fonte des neiges, en avril, elle coule au rythme du réveil de la vie. Elle continue sa marche victorieuse pendant tout l’été. Elle serpente les méandres de la vallée en creusant son lit, lentement, mais sûrement. En automne, elle gonfle et s’en va quérir le bonheur des gens heureux qui la contemple. Le long de ses berges, on cultive, fruits et légumes. Les poissons y trouvent leur joie de vivre ainsi que les malins pêcheurs qui les accostent au tournant d’un méandre. Et elle charrie tout sur son passage, sans vouloir faire de mal. Et elle s’en va loin, très loin… La riv...
Vivre pour être et non pour avoir
Chroniques

Vivre pour être et non pour avoir

Par Rachid Ezziane « Je suis, j'existe, cela est certain, mais pour combien de temps ? Autant de temps que je pense, je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui pense, c'est-à-dire un esprit. » Descartes Comme lui, celui qui avait dit : « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ; Si je pense, si je ressens, j’ignore qui est celui qui pense, qui ressent. Je suis seulement le lieu où l’on pense, où l’on ressent... ». Merci Fernando pour cette vérité que d’aucuns veulent ignorer pour feindre que tout est bien dans le meilleur des mondes. Son nom, dans sa langue maternelle, qui est le portugais, veut dire « personne ». Et Pessoa a vécu solitaire. Pour mieux apprécier la vie, avait-il dit. Car il n’y a pas de plus libre qu’un solita...
Sale temps pour les retraités
Chroniques

Sale temps pour les retraités

Par Rachid Ezziane Sous d’autres cieux, les retraités sont considérés comme des guerriers au repos. Ils ont droit à tous les honneurs. A toutes les écoutes. A tous les droits d’assistance sanitaires et autres. Leur pension leur permet de passer des vacances. De voyager. De bien se nourrir, surtout. On les appelle les séniors et on les invite à toutes les occasions de fêtes ou cérémonies. Chez-nous, ils sont les «mouta-kaadine», les morts assis qui attendent le miracle qui ne vient jamais… Bien se nourrir. Là est la question. Là est le «non-dit» chez-nous. Et encore si l’on peut se le procurer ce «fantomatique» sachet de lait que les autorités jurent qu’il est disponible et que personne ne trouve nulle part. Heureusement que le petit-lait(Lben) nourrit bien son homme. Et le pain aussi...
Mon périple enchanteur : Khemis, Tissemsilt, Tiaret
Chroniques

Mon périple enchanteur : Khemis, Tissemsilt, Tiaret

Par Rachid Ezziane C’était une belle journée du mois de février 2020. Le coronavirus n’avait pas encore largué ses amarres ici chez nous, ni d’ailleurs en Europe. Chacun pouvait vaquer à ses aises. La nature offrait de belles fresques gracieusement aux randonneurs et autres voyageurs. L’appel au frais et la biodiversité m’avait incité à choisir un périple en ce samedi 22 février. Après une discussion bien réfléchie, nous décidâmes, ma femme et moi, de faire la boucle entre la vallée du Chélif et le plateau Tissemsilt-Tiaret. Partir par l’Est et revenir par l’Ouest. En une journée, nous aurons à voir du pays et du monde, avais-je dis à ma femme. A sept heures du matin, nous nous engageâmes sur l’autoroute Est-Ouest jusqu’à Khemis Miliana. De là, et après avoir passé à côté de la nouve...
Pompeo à Pompéi
Chroniques

Pompeo à Pompéi

Par Rachid Ezziane Il y a quelques jours, alors que le monde comptait ses morts et les pays obligeaient leurs citoyens au confinement à cause du coronavirus, en catimini, presque sur la pointe des pieds, le sieur chef de la diplomatie américaine fit un voyage éclair en Israël. Il s’appelle Mike Pompeo. «Zaama» le Kissinger de Trump. Inconnu au bataillon, il n’a pas trouvé mieux pour se faire un nom que d’aller faire peur aux pauvres Palestiniens soumis depuis plus de 70 ans à un embargo et une répression sans relâche. Comme si l’Amérique n’avait pas à faire avec le coronavirus qui est en train de «tronçonner» la société américaine avec plus de 90 000 morts et 1,5 millions de contaminés. Mais non, le pays de l’oncle Sam, ne veut point déroger à ses habitudes de gendarme du monde. Mais, à...
Mon père disait…
Chroniques

Mon père disait…

Par Laïd Klouche Mon père était analphabète. Illettré, ne sachant lire ni écrire dans aucune langue. Sa foi de musulman a suffi en grande partie à remplir son univers. Cependant, l’ignorance dans laquelle il a vécu des lettres de l’alphabet ne l’a privé ni de sagesse ni d’intelligence. Ni d’esprit critique. Menuisier, charpentier, bricoleur, mécanicien, maçon, plâtrier, carreleur, couvreur, jardinier, apiculteur… il était tout ça à la fois et exerçait ces activités avec une certaine habileté. Il jouait du double-mètre avec adresse et sa marque de craie sur le mur ou sur le sol était sûre. Son mur était droit, le fil à plomb en attestait. Sa gâche de plâtre était réussie et son béton – son baghli – frais avait toujours la même consistance comme s’il se fût servi d’une recette de cuisi...
Heureux qui, comme l’homme tranquille
Chroniques

Heureux qui, comme l’homme tranquille

Par Rachid Ezziane Pour un moins que rien on en fait toute une histoire. Toute une légende. Pour un oui, pour un non, ou juste un regard, on vient aux mains, aux poings et même qu’on aiguise les couteaux. Combien de querelles se sont avérées, comme les combats de coqs, rien que pour égayer les galeries et s’entendre dire quelques jolis compliments. Combien de cris ne sont que des «hallucinations» de «m’as-tu-vu». Et combien de menaces ont fait plus mal que des coups de poings. Et aussi des rires jaunes et des moues qui en disent long sans le dire. Mais la vie, elle, là où elle s’exprime, elle nous raconte qu’il ne faut s’émouvoir de rien. Car rien dans la vie ne mérite ébahissement. Car la vie doit être vécu comme elle est, et… comme elle vient.  Et puis la vie est faite de haut...
Caméra cachée ou la télé fourre-tout
Chroniques

Caméra cachée ou la télé fourre-tout

Par Rachid Ezziane Elles sont moches. Immorales. Pas drôles du tout. Réalisées et jouées par des ploucs de la 25ème heure.  Leur insolence de chaînes fourre-tout et du tout le fourbi les a poussés jusqu’à engendrer des incidents diplomatiques avec des pays voisins. Heureusement que le ridicule ne tue pas les vraies relations. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils, ces réalisateurs de caméras cachées aussi impolies et désobligeantes ? Comme des enfants qui n’ont pas joué dans leur enfance, à l’ère du numérique et de la gadgetisation des sociétés de consommation à outrance, sans aucun autre soucis que de se faire «chichi», même en se moquant de leurs semblables, parce qu’ils ont une caméra, ils croient qu’ils ont tous les droits. On vous fait tourner en bourrique rien que...