L'Algérie de plus près

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Les adoucisseurs du langage
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Les adoucisseurs du langage

Par Rachid Ezziane Comme les machines qui adoucissent l’eau et la rendent potable, les mots qu’on utilise peuvent aussi être des adoucisseurs de relation et de communication. Ces adoucisseurs « potentiels » sont très utiles dans les lieux de travail, là où les rapports (entre humains)sont nombreux et délicats. C’est dans les administrations, les entreprises, etc. que l’on a le plus besoin d’être écouté et respecté, voire reconnu comme partie prenante du milieu où l’on est. Alors, pour ce faire et ne pas se défaire, un seul chemin y mène, c’est l’art du verbe… Oui, parler est un art comme l’est le savoir-vivre ou l’architecture. Il existe dans le langage quotidien un ensemble de petites formules ou expressions qui facilitent les rapports entre humains. C’est un sociolog...
« Nous, on a toujours fait comme ça ! »
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« Nous, on a toujours fait comme ça ! »

Dans le dernier « Coradia » qui nous a ramenés, jeudi dernier, de Chlef à Alger, il y avait beaucoup de monde. Des familles, des groupes de jeunes, des voyageurs esseulés de tout âge et même des migrants subsahariens. Il restait quelques sièges vides, surtout ceux qui étaient orientés dans le sens contraire de la marche du train. « Ça donne le tournis », me dit une dame accompagnée de ses 3 enfants qui voulait que je lui cède mon fauteuil. Enfin ? la place lui convenait et elle pouvait avoir ses enfants à ses côtés. Je me lève sans trop me poser de question pour m’installer trois sièges plus loin, à côté d’un jeune homme plongé dans l’écran de son smartphone. L’essentiel pour tous est de rentrer le plus tôt à Alger. Je devais prendre le bus de l’ETUSA jusqu’à la st...
 » Terre de Dieu « 
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 » Terre de Dieu « 

Je viens de terminer la lecture d’un volumineux livre. J’en suis sorti assommé d’une vérité historique des plus inhumaines. « Terre de Dieu (Ardh Allah) », roman historique, écrit en arabe par l’auteur Jordanien Ayman Al-Outoum dans lequel il raconte l’histoire d’un déporté sénégalais musulman en Amérique (USA), puis vendu comme esclave alors qu’il était un érudit. Omar Ibn Saïd avait passé son enfance et sa jeunesse dans un village au Sénégal où il avait appris à lire et écrire en arabe, et a pu même faire des études pour devenir Imam et prédicateur après avoir appris le Coran. Son père était un riche notable du village de Fouta-Toro. A l’âge de 37 ans, Omar Ibn Saïd est pris en otage par des esclavagistes qui le firent embarquer dans un bateau en partance pour l’Amérique. Quelq...
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C’est terrible et c’est tout

Par Rachid Ezziane « Aujourd'hui des forfaits impossibles sous les Néron se commettent sans qu'on puisse en accuser personne. Les uns ont demandé, les autres ont proposé, les troisièmes ont rapporté, les quatrièmes ont décidé, les cinquièmes ont confirmé, les sixièmes ont ordonné et les septièmes ont exécuté. » Léon Tolstoï – [In : Le salut est en vous] Que dire en ces temps qui courent ? En ces temps moyenâgeux. Que dire de tout ce qui se passe. Sans honte ni retenue. Du matin au soir et chaque jour que Dieu fait. Pas l’ombre d’une décence ni une once de lucidité. Le Big-bang n’aurait pas fait pire… Des femmes qu’on brûle. Des enfants qu’on kidnappe. Des forêts qu’on incendie. Des trains qu’on caillasse. Des conducteurs qu’on tabasse pour obligation d...
Comment devient-on un Allemand ?
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Comment devient-on un Allemand ?

Par Rachid Ezziane Beaucoup vont considérer ma question naïve. Ils diront que c’est simple comme bonjour : pour être un Allemand, il suffit de naître Allemand ou, au moins, avoir la nationalité Allemande. Certes, c’est la plus logique des réponses, mais ma question, en vérité, ne parle pas de l’identité géographique. C’est de l’esprit Allemand dont il est question. Aussi de la personnalité Allemande. De cette force vitale qui excelle en tout. Mais l’esprit et la personnalité des Allemands viennent de quelque part. La nature ne donne jamais de cadeau. Encore moins la vie. Quand vous achetez un produit quelconque et qu’on vous dit c’est chinois, vous faites une moue et hésitez à l’acquérir. Certainement que vous serez attiré par son prix. Et n’ayant pas de choix, vous l’ach...
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Vivre pour être et non pour avoir

« Je suis, j'existe, cela est certain, mais pour combien de temps ? Autant de temps que je pense, je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui pense, c'est-à-dire un esprit. » Descartes Comme lui, celui qui avait dit : « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ; Si je pense, si je ressens, j’ignore qui est celui qui pense, qui ressent. Je suis seulement le lieu où l’on pense, où l’on ressent... ». Merci Fernando pour cette vérité que d’aucuns veulent ignorer pour feindre que tout est bien dans le meilleur des mondes. Son nom, dans sa langue maternelle, qui est le portugais, veut dire « personne ». Et Pessoa a vécu solitaire. Pour mieux apprécier la vie, avait-il dit. Car il n’y a pas de plus libre qu’un solitaire. « La liberté...
Le consentement au destin
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Le consentement au destin

« Tout se transforme, rien ne meurt » Pythagore Elle naît dans les sommets des montagnes comme naissent les enfants gâtés.  Choyée du chant des oiseaux et du froufroutement de la verdure enchantée. Quand vient la fonte des neiges, en avril, elle coule au rythme du réveil de la vie. Elle continue sa marche victorieuse pendant tout l’été. Elle serpente les méandres de la vallée en creusant son lit, lentement, mais sûrement. En automne, elle gonfle et s’en va quérir le bonheur des gens heureux qui la contemple. Le long de ses berges, on cultive, fruits et légumes. Les poissons y trouvent leur joie de vivre ainsi que les malins pêcheurs qui les accostent au tournant d’un méandre. Et elle charrie tout sur son passage, sans vouloir faire de mal. Et elle s’en va loin, très loin… La riv...
Vivre pour être et non pour avoir
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Vivre pour être et non pour avoir

Par Rachid Ezziane « Je suis, j'existe, cela est certain, mais pour combien de temps ? Autant de temps que je pense, je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui pense, c'est-à-dire un esprit. » Descartes Comme lui, celui qui avait dit : « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ; Si je pense, si je ressens, j’ignore qui est celui qui pense, qui ressent. Je suis seulement le lieu où l’on pense, où l’on ressent... ». Merci Fernando pour cette vérité que d’aucuns veulent ignorer pour feindre que tout est bien dans le meilleur des mondes. Son nom, dans sa langue maternelle, qui est le portugais, veut dire « personne ». Et Pessoa a vécu solitaire. Pour mieux apprécier la vie, avait-il dit. Car il n’y a pas de plus libre qu’un solita...
Sale temps pour les retraités
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Sale temps pour les retraités

Par Rachid Ezziane Sous d’autres cieux, les retraités sont considérés comme des guerriers au repos. Ils ont droit à tous les honneurs. A toutes les écoutes. A tous les droits d’assistance sanitaires et autres. Leur pension leur permet de passer des vacances. De voyager. De bien se nourrir, surtout. On les appelle les séniors et on les invite à toutes les occasions de fêtes ou cérémonies. Chez-nous, ils sont les «mouta-kaadine», les morts assis qui attendent le miracle qui ne vient jamais… Bien se nourrir. Là est la question. Là est le «non-dit» chez-nous. Et encore si l’on peut se le procurer ce «fantomatique» sachet de lait que les autorités jurent qu’il est disponible et que personne ne trouve nulle part. Heureusement que le petit-lait(Lben) nourrit bien son homme. Et le pain aussi...
Mon périple enchanteur : Khemis, Tissemsilt, Tiaret
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Mon périple enchanteur : Khemis, Tissemsilt, Tiaret

Par Rachid Ezziane C’était une belle journée du mois de février 2020. Le coronavirus n’avait pas encore largué ses amarres ici chez nous, ni d’ailleurs en Europe. Chacun pouvait vaquer à ses aises. La nature offrait de belles fresques gracieusement aux randonneurs et autres voyageurs. L’appel au frais et la biodiversité m’avait incité à choisir un périple en ce samedi 22 février. Après une discussion bien réfléchie, nous décidâmes, ma femme et moi, de faire la boucle entre la vallée du Chélif et le plateau Tissemsilt-Tiaret. Partir par l’Est et revenir par l’Ouest. En une journée, nous aurons à voir du pays et du monde, avais-je dis à ma femme. A sept heures du matin, nous nous engageâmes sur l’autoroute Est-Ouest jusqu’à Khemis Miliana. De là, et après avoir passé à côté de la nouve...