L'Algérie de plus près

Chroniques

Songe et mensonges !
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Songe et mensonges !

Par Hamid DAHMANI On dit que le mensonge appelle le mensonge. Aussi, pour connaitre la vérité, il faut toujours suivre le menteur pas à pas jusqu’au seuil de la porte de sa maison. La mode est à la tendance de la comédie ; les songes sont devenus de vrais mensonges et les dadais sont roulés dans la farine. La vie fonctionne avec les gros bobards. Et chaque jour qui passe livre sont de lot de farces et attrapes. Nombreux sont les gens crédules qui croient et avalent les mensonges débités par de fieffés menteurs ; des trompeurs qui persistent toujours dans leurs grands canulars. Car, se disent-ils, plus le mensonge est gros et plus il passe. Le mensonge et la vérité sont un couple séparé par le lien de la véracité. Nous vivons à l’ère du mensonge dans toute son étendue, da...
La technologie comme champ de bataille politique : anatomie d’un monde où nous devenons des soldats sans uniforme
Chroniques, Sciences et technologie

La technologie comme champ de bataille politique : anatomie d’un monde où nous devenons des soldats sans uniforme

Par : Adel MESSAOUDI La technologie n’est plus un simple outil au service des sociétés contemporaines. Elle est devenue un espace central de pouvoir, de conflictualité et de recomposition politique. Dans Technopolitique : comment la technologie fait de nous des soldats, Asma Mhalla propose une lecture rigoureuse de cette mutation silencieuse, où le citoyen, sans uniforme ni conscience claire de son rôle, se trouve intégré à des logiques de guerre diffuse, informationnelle et cognitive. Une transformation profonde des démocraties est déjà à l’œuvre.Je suis entré dans Technopolitique : comment la technologie fait de nous des soldats avec une attente presque classique : comprendre les dérives contemporaines du numérique, les excès des plateformes, les menaces que l’intelligence artificiell...
Un prévenu n’est pas forcement coupable
Chroniques, Société

Un prévenu n’est pas forcement coupable

Par Mohammed KOULAL* Quelle est donc cette force « macabre » qui transforme subitement un homme de bonne famille en un criminel ? Cette modeste contribution se veut une entame de réflexion sur les raisons de ce changement radical chez l’individu. Chez nous, après avoir établi le rapport, la police judiciaire le transmet au parquet sans pour autant qu’il y soit indiqué le soupçon d’une maladie mentale qui relève de la seule appréciation d’un psychiatre et ce, sur ordonnance du juge d’instruction en matière criminelle. Dans d’autres pays, la police judiciaire est apte à émettre ses observations et, à fortiori, le parquet et cela avant même l’ouverture de l’instruction par le juge compétent. En effet, le procureur, devant un tel cas, a deux options : soit il dirige l...
« Ki nawer el melh ! »
Chroniques

« Ki nawer el melh ! »

Par Hamid Dahmani. Notre terroir est fantastique dans sa définition patrimoniale et dans sa sagesse culturelle. Le proverbe peut être une morale langagière populaire avec une citation minérale salée. Dans cette idée, le sel a mis son grain pour cultiver sa morale. Le sel de table est une substance alimentaire essentielle dont on ne peut se passer dans notre nourriture. Ainsi, plusieurs expressions font référence à « Melh eddar », le « sel de la maison » qui reste sacré. Beaucoup de gens ne savent pas que le sel fleurit dans les marais salants. La fleur de sel coûte chère parce qu’elle est produite en petite quantité pour sa qualité supérieure. Et à ce titre, chez nous, il y a un proverbe populaire dont le sens péjoratif sert à titiller les menteurs et qui dit : ...
Les passéistes
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Les passéistes

Par Hamid Dahmani Chez nous, ici au bled, pour évoquer une époque passée, on dit dans le langage populaire : « wehd l’aam », cette année-là. Nombreux sont les gens qui aiment bien se reconnaitre dans leur inoubliable passé qui les transporte dans les vieux souvenirs émotionnels. Le passé ou le présent sont des temps merveilleux lorsque l’on a un bel âge au milieu de ces époques. La mémoire du passé est intarissable et laisse des empreintes indélébiles dans l’esprit des gens qui autrefois croquaient la vie à pleine dents. Lorsque rien ne va dans une dure existence, les gens s’exclament pour crier fort leur amertume contre cette maudite époque. Dans les moments de détente, on se raconte la joie des moments idylliques vécus au milieu de cet âge de l’insouciance et des moments ...
Ce que M. Trump ne doit pas oublier !
Chroniques, Réflexion

Ce que M. Trump ne doit pas oublier !

Par Me Mohammed KOULAL*    Le ministre américain de la Justice, Robert H. Jackson, considérait, en 1941, au Congrès de l’Union internationale des juristes réunis à la Havane, que, depuis le pacte Briand-Kellogg, « les guerres d’agression sont des guerres injustes et les violations des traités sont des crimes contre la paix, elles ne doivent pas être sans conséquence sous prétexte qu’il n’existe pas de tribunal susceptible de juger l’agression ». Robert H. Jackson était magistrat à la Cour suprême des Etats-Unis avant d’être désigné par le Président Truman, après la mort de Roosevelt, comme procureur général représentant les USA au procès de Nuremberg où il a déclaré que « l’inaction contre ces guerres engendre une anarchie où chaque Etat peut déclen...
« El hadra fel khitane »
Chroniques

« El hadra fel khitane »

Par Hamid Dahmani Il était une dans un temps passé et perdu dans le néant appelé « bekri » où l’on vivotait avec des moyens précaires pour affronter une dure existence ; un supplice qui se répète chaque jour qui se lève sans électricité ni appareils ménagers, sans eau courante, et seulement des moyens rudimentaires pour nos besoins quotidiens. « Ness bekri » ou nos prédécesseurs sur cette planète pleine de mystères ont présagé qu’un jour viendra où l’on entendra la voix de l’homme circuler dans les fils et l’eau courante couler dans les murs grâce à l’avancée fulgurante des peuples qui se sont réveillés à temps pour développer leurs pays par le savoir et le travail : « idji n’har win n’choufou el hadra fel khitane, wel ma yedjri  fel &nb...
Trop causant !
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Trop causant !

Par Hamid Dahmani Les beaux parleurs répètent souvent à qui veut bien les entendre que « le silence est d’or et que la parole est d’argent », juste pour rappeler aux mauvais causeurs que le bavardage indéfini est une torture pour les malheureux présents au récital de la causerie. Aussi, parlons peu et parlons bien les amis sur les causants, les commérages, le papotage, les palabres soporifiques et toutes les autres discussions lourdes, ennuyeuses et sans issues de secours, dont on nous accable à chaque moment, surtout lorsque nous sommes tenus, en certaines circonstances, de supporter pendant de long moments des stupidités dépités en live et qui nous tourmentent nos pauvres oreilles. Dans un groupe il y a toujours des gens causants et des gens taciturnes, très discrets, ...
Les envieux
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Les envieux

Par Hamid Dahmani Il y a un proverbe aussi vieux que les envieux qui nous surveillent et qui nous rendent malades avec leurs esprits hypocrites : dans cette rude vie pleine d’embuches et de surprises, et depuis la nuit des temps, lorsqu’une malédiction tombe sur une personne ou sur un foyer, on parle de « mauvais œil » quand on est poursuivi par la malchance. Bien sûr, on admet que ce genre d’infortune est provoqué par le « mauvais sort » et dont le responsable n’est autre que l’organe de la vision. Dans un autre volet de l’adversité, il y a une autre expression qui va en parallèle avec le précédent signe de malchance et, pour s’y opposer, les gens aimables disent souvent « Aaned wela tehsed » (imite, fait la même chose au lieu de jalouser). Une bel...
Des fruits en spectacle
Chroniques

Des fruits en spectacle

Par Hamid Dahmani Mon petit fils est un petit gourmand très futé, il aime jouer avec les adultes à « j’aime » ou « je n’aime » pas ce fruit. Son jeu consiste à poser une question sur les desserts que nous aimons voir souvent sur la table. Ce soir-là, il était en face de moi et, profitant de l’habitude rencontre familiale conviviale, il m’a posé une question fruitarienne : « Djedi, ana nebghi bezef l’ananas ! Et toi qu’est-ce-que tu adores ? » Moi, en vérité, je déteste la plupart de ces fruits importé mis en vente sur les étals des commerces du pays. A vrai dire, les primeuristes sont des chenapans qui ne veulent pas couper la poire en deux pour la partager avec le consommateur. Aussi exhibent-ils ces produits uniquement pour le décor du maga...