L'Algérie de plus près

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« El hadra fel khitane »
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« El hadra fel khitane »

Par Hamid Dahmani Il était une dans un temps passé et perdu dans le néant appelé « bekri » où l’on vivotait avec des moyens précaires pour affronter une dure existence ; un supplice qui se répète chaque jour qui se lève sans électricité ni appareils ménagers, sans eau courante, et seulement des moyens rudimentaires pour nos besoins quotidiens. « Ness bekri » ou nos prédécesseurs sur cette planète pleine de mystères ont présagé qu’un jour viendra où l’on entendra la voix de l’homme circuler dans les fils et l’eau courante couler dans les murs grâce à l’avancée fulgurante des peuples qui se sont réveillés à temps pour développer leurs pays par le savoir et le travail : « idji n’har win n’choufou el hadra fel khitane, wel ma yedjri  fel &nb...
Trop causant !
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Trop causant !

Par Hamid Dahmani Les beaux parleurs répètent souvent à qui veut bien les entendre que « le silence est d’or et que la parole est d’argent », juste pour rappeler aux mauvais causeurs que le bavardage indéfini est une torture pour les malheureux présents au récital de la causerie. Aussi, parlons peu et parlons bien les amis sur les causants, les commérages, le papotage, les palabres soporifiques et toutes les autres discussions lourdes, ennuyeuses et sans issues de secours, dont on nous accable à chaque moment, surtout lorsque nous sommes tenus, en certaines circonstances, de supporter pendant de long moments des stupidités dépités en live et qui nous tourmentent nos pauvres oreilles. Dans un groupe il y a toujours des gens causants et des gens taciturnes, très discrets, ...
Les envieux
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Les envieux

Par Hamid Dahmani Il y a un proverbe aussi vieux que les envieux qui nous surveillent et qui nous rendent malades avec leurs esprits hypocrites : dans cette rude vie pleine d’embuches et de surprises, et depuis la nuit des temps, lorsqu’une malédiction tombe sur une personne ou sur un foyer, on parle de « mauvais œil » quand on est poursuivi par la malchance. Bien sûr, on admet que ce genre d’infortune est provoqué par le « mauvais sort » et dont le responsable n’est autre que l’organe de la vision. Dans un autre volet de l’adversité, il y a une autre expression qui va en parallèle avec le précédent signe de malchance et, pour s’y opposer, les gens aimables disent souvent « Aaned wela tehsed » (imite, fait la même chose au lieu de jalouser). Une bel...
Des fruits en spectacle
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Des fruits en spectacle

Par Hamid Dahmani Mon petit fils est un petit gourmand très futé, il aime jouer avec les adultes à « j’aime » ou « je n’aime » pas ce fruit. Son jeu consiste à poser une question sur les desserts que nous aimons voir souvent sur la table. Ce soir-là, il était en face de moi et, profitant de l’habitude rencontre familiale conviviale, il m’a posé une question fruitarienne : « Djedi, ana nebghi bezef l’ananas ! Et toi qu’est-ce-que tu adores ? » Moi, en vérité, je déteste la plupart de ces fruits importé mis en vente sur les étals des commerces du pays. A vrai dire, les primeuristes sont des chenapans qui ne veulent pas couper la poire en deux pour la partager avec le consommateur. Aussi exhibent-ils ces produits uniquement pour le décor du maga...
« Ma yenfaa ghi sah ! »
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« Ma yenfaa ghi sah ! »

Par Hamid Dahmani Les gens qui nous ont précédé sur cette terre natale ont toujours dit dans leurs causeries populaires : « Ma yenfaa ghi sah ! » Autrement dit : « Y a que la vérité qui compte ». Aussi comme par le passé, pour abréger une causerie interminable, ils s’en remettent à dieu en évoquant une légende vieille comme le temps : « Mimouna connait dieu et dieu connait Mimouna ». Les sages, quand ils sont confrontés à des problèmes difficiles de la vie qui leur tombent subitement sur la cabosse, réagissent instinctivement en évoquant cette locution relative à la vérité pour affirmer leur droiture. Dans notre langage quotidien, le mot « Sah » ou vérité, indique l’exactitude de faits intervenus. Devant la justice, les témoins s...
Les m’torni
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Les m’torni

Par Hamid Dahmani Jadis, du temps où l’Algérie était sous occupation coloniale française, la rue algérienne parlait communément dans le dialecte populaire sans avoir de complexes ni de soucis littéraires quand elle s’exprime. À cette époque, les gens communiquaient dans la langue locale dite « darja », un parler propre à l’Algérie, une langue héritée tout au long de son histoire plurielle et des civilisations qui se sont succédé sur ce grand territoire magnifique. Autrefois, dans leur pays, les algériens parlaient l’arabe algérien. Aussi, avec le temps, les gens se sont -ils adaptés à trouver le juste mot pour converser en algérien entre eux et se faire comprendre par leurs vis à vis. En cette période, (l’époque coloniale), une grande partie de la société était analphabète et ...
Tourner en bourrique
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Tourner en bourrique

Par Hamid Dahmani Dans cette vie cabossée, rythmée par le cafard coutumier qui est propre à cette région sans énergie et qui lui colle à la peau depuis des lustres sans cesse, les jours sont fébriles. Ils se suivent hors du temps de l’existence prospère que connaissent les autres. Malgré cette scoumoune, les gens s’agrippent tant bien que mal à cette existence constituée de chutes et de redressements, « tayha we nawdha », ils évoluent avec des jours néfastes plein la caboche, impuissamment. Ces moments de vie sont vides et remplis d’inquiétudes avec des moments mélancoliques sans aucune saveur ni plaisir entreprenant. Des jours pesants et des jours violents pour notre esprit fragile et malheureux. Oui, la vie n’est pas toujours belle pour les malchanceux vivants… comme nous...
Les élucubrations de Blondin
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Les élucubrations de Blondin

Par Hamid Dahmani Le trublion Blondin et ses acolytes sont de retour aux commandes du pays. Cette compagnie politique jubile et rêve de rendre la dignité des  États-Unis perdue ces dernières décennies selon le revenant à la grosse mèche blonde, « choucha » en dialecte algérien. Le président, dans un délire inquiétant, compte redorer le blason de son pays par la menace et en tapant très fort contre les Etats visés dans ses déclarations un peu farfelues. Pour cela, le nouveau locataire de la Maison Blanche qui incarne la puissance annonce les couleurs pour un nouvel ordre mondial en perte de vitesse. Le regard toisant, il met en garde ceux qui ont sous-estimés avec ironie la puissance des USA. Le yankee, malgré le fait qu’il soit un peu encombrant et un peu cow boy dans ses...
Invulnérables, arrogants, vaniteux… et faibles d’esprit !
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Invulnérables, arrogants, vaniteux… et faibles d’esprit !

Par Hamid Dahmani Dans ce monde gavé d’arbitraire et en forte ébullition, les gens invulnérables, hier très puissants et largement influents au moment où la chance leur souriait partout où ils s’interposaient, ne sont plus ce qu’ils étaient. À présent, ils se font tout petits et se sont subitement dégonflés du jour au lendemain. Ils sont redevenus des êtres impuissants, pareils à des toutous peureux et craintifs à la recherche d’une planque. On dit que nul n’est infaillible dans cette vie tournante et tourmentée pour les plus zélés de cette planète. À ce titre, il y a proverbe populaire qui dit que celui « qui se proclame par la force, mourra par la faiblesse » (Li yedaa bel kouwa, imout be’dhoof). La vie est pleine de surprises et de retournements et, du jour au lendemain, o...
Du narcissisme et son corollaire, l’arrogance des incultes !
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Du narcissisme et son corollaire, l’arrogance des incultes !

Par Mohammed Koulal* C’est en apparence seulement que les êtres humains nous paraissent doux et qu’il est bon de les avoir près de nous. Dans la réalité, ce sont des pierres aux angles aigus qui blessent dès qu’on les heurte. En narguant les sages et les hommes d’expérience et en voulant surtout les impressionner par leurs richesses et possessions matérielles, les têtes vides font montre en réalité qu’ils n’ont de respect ni pour le savoir ni pour le monde fabuleux de la connaissance. Tels qu’ils se comportent, ils entendent imposer leur « existence » par leur arrogance. Ne dit-on pas que les têtes vides sont plus dangereuses que les têtes nucléaires ? Les chercheurs proposent une approche psychanalytique de l’arrogance, considérée à la fois comme une pathologi...