L'Algérie de plus près

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« Ma yenfaa ghi sah ! »
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« Ma yenfaa ghi sah ! »

Par Hamid Dahmani Les gens qui nous ont précédé sur cette terre natale ont toujours dit dans leurs causeries populaires : « Ma yenfaa ghi sah ! » Autrement dit : « Y a que la vérité qui compte ». Aussi comme par le passé, pour abréger une causerie interminable, ils s’en remettent à dieu en évoquant une légende vieille comme le temps : « Mimouna connait dieu et dieu connait Mimouna ». Les sages, quand ils sont confrontés à des problèmes difficiles de la vie qui leur tombent subitement sur la cabosse, réagissent instinctivement en évoquant cette locution relative à la vérité pour affirmer leur droiture. Dans notre langage quotidien, le mot « Sah » ou vérité, indique l’exactitude de faits intervenus. Devant la justice, les témoins s...
Les m’torni
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Les m’torni

Par Hamid Dahmani Jadis, du temps où l’Algérie était sous occupation coloniale française, la rue algérienne parlait communément dans le dialecte populaire sans avoir de complexes ni de soucis littéraires quand elle s’exprime. À cette époque, les gens communiquaient dans la langue locale dite « darja », un parler propre à l’Algérie, une langue héritée tout au long de son histoire plurielle et des civilisations qui se sont succédé sur ce grand territoire magnifique. Autrefois, dans leur pays, les algériens parlaient l’arabe algérien. Aussi, avec le temps, les gens se sont -ils adaptés à trouver le juste mot pour converser en algérien entre eux et se faire comprendre par leurs vis à vis. En cette période, (l’époque coloniale), une grande partie de la société était analphabète et ...
Tourner en bourrique
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Tourner en bourrique

Par Hamid Dahmani Dans cette vie cabossée, rythmée par le cafard coutumier qui est propre à cette région sans énergie et qui lui colle à la peau depuis des lustres sans cesse, les jours sont fébriles. Ils se suivent hors du temps de l’existence prospère que connaissent les autres. Malgré cette scoumoune, les gens s’agrippent tant bien que mal à cette existence constituée de chutes et de redressements, « tayha we nawdha », ils évoluent avec des jours néfastes plein la caboche, impuissamment. Ces moments de vie sont vides et remplis d’inquiétudes avec des moments mélancoliques sans aucune saveur ni plaisir entreprenant. Des jours pesants et des jours violents pour notre esprit fragile et malheureux. Oui, la vie n’est pas toujours belle pour les malchanceux vivants… comme nous...
Les élucubrations de Blondin
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Les élucubrations de Blondin

Par Hamid Dahmani Le trublion Blondin et ses acolytes sont de retour aux commandes du pays. Cette compagnie politique jubile et rêve de rendre la dignité des  États-Unis perdue ces dernières décennies selon le revenant à la grosse mèche blonde, « choucha » en dialecte algérien. Le président, dans un délire inquiétant, compte redorer le blason de son pays par la menace et en tapant très fort contre les Etats visés dans ses déclarations un peu farfelues. Pour cela, le nouveau locataire de la Maison Blanche qui incarne la puissance annonce les couleurs pour un nouvel ordre mondial en perte de vitesse. Le regard toisant, il met en garde ceux qui ont sous-estimés avec ironie la puissance des USA. Le yankee, malgré le fait qu’il soit un peu encombrant et un peu cow boy dans ses...
Invulnérables, arrogants, vaniteux… et faibles d’esprit !
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Invulnérables, arrogants, vaniteux… et faibles d’esprit !

Par Hamid Dahmani Dans ce monde gavé d’arbitraire et en forte ébullition, les gens invulnérables, hier très puissants et largement influents au moment où la chance leur souriait partout où ils s’interposaient, ne sont plus ce qu’ils étaient. À présent, ils se font tout petits et se sont subitement dégonflés du jour au lendemain. Ils sont redevenus des êtres impuissants, pareils à des toutous peureux et craintifs à la recherche d’une planque. On dit que nul n’est infaillible dans cette vie tournante et tourmentée pour les plus zélés de cette planète. À ce titre, il y a proverbe populaire qui dit que celui « qui se proclame par la force, mourra par la faiblesse » (Li yedaa bel kouwa, imout be’dhoof). La vie est pleine de surprises et de retournements et, du jour au lendemain, o...
Du narcissisme et son corollaire, l’arrogance des incultes !
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Du narcissisme et son corollaire, l’arrogance des incultes !

Par Mohammed Koulal* C’est en apparence seulement que les êtres humains nous paraissent doux et qu’il est bon de les avoir près de nous. Dans la réalité, ce sont des pierres aux angles aigus qui blessent dès qu’on les heurte. En narguant les sages et les hommes d’expérience et en voulant surtout les impressionner par leurs richesses et possessions matérielles, les têtes vides font montre en réalité qu’ils n’ont de respect ni pour le savoir ni pour le monde fabuleux de la connaissance. Tels qu’ils se comportent, ils entendent imposer leur « existence » par leur arrogance. Ne dit-on pas que les têtes vides sont plus dangereuses que les têtes nucléaires ? Les chercheurs proposent une approche psychanalytique de l’arrogance, considérée à la fois comme une pathologi...
Trump, Ghaza et Sansal
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Trump, Ghaza et Sansal

Par Rachid Ezziane À la première lecture du titre de cette chronique, rien ne laisse croire qu’il y a une relation entre ses trois noms. Chacun a son histoire. Ses rêves et ses déboires. Mais à bien y regarder et gratter sous la croûte, on y décèle pas mal de ressemblances. Le premier, Trump, 47e président de l’Empire américain, sans peur et sans morale, croit dur comme fer qu’il n’y a pas de vérité que celle de la force et… du « bagou ». Dès son installation à la maison blanche (qui n’est pas aussi blanche que ça), a promis un enfer pour Ghaza, mais surtout une déportation de son peuple vers d’autres pays. Voilà déjà un premier lien. Un président fraîchement élu, qui se croit tout permis, promet à son protégé sioniste de l’aider à vaincre « ses victimes » qu’il n’ar...
Des cerveaux encombrés pour une vie au ralenti
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Des cerveaux encombrés pour une vie au ralenti

Par Hamid Dahmani Quand la petite tête fait la grosse tête avec des prétentions démesurées et sans issues, le cerveau croupit et ne fonctionne plus comme il se doit. Certaines gens profitent de la contenance du cerveau pour accumuler dedans des choses sans importances qui sont rangées inutilement depuis des lustres. Ces inactifs-là ne font jamais leur inventaire pour faire de la place en supprimant de leurs cerveaux les pensées rétrogrades qui les bloquent au milieu de cette époque turbulente. Ces gens encombrent leurs cerveaux avec des choses futiles et inintéressantes qui ont pris une grande place avec ce temps soporifique. Pour vivre sereinement, il faut entretenir son cerveau et ses neurones en les dépoussiérant de temps à autre de toutes les lourdeurs qui peuvent les ralentir et...
Le « Tawil »
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Le « Tawil »

Par Hamid Dahmani Pour vivre et réussir dans cette existence méli-mélo sur ce territoire en perpétuelle mutation, il faut disposer de beaucoup de « Tawil » pour se prémunir contre les imprévus de la vie. Sans l’indispensable « Tawil », la vie serait extrêmement difficile pour ceux qui n’ont pas les moyens matériels, financiers, en plus de l’incontournable « Saha ». Les diplômes, l’expérience et tous les autres titres universitaires attestant d’une reconnaissance ne valent rien devant l’énigmatique « Tawil ». Lorsque quelqu’un s’engage dans un évènement coûteux et important, on dit de lui : « Aandou Tawil ». Le « tawil », c’est un secret bien gardé, plein de moyens, de ressources et d’atouts qui veillent aux ordres ...
Rouler à tombeau ouvert
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Rouler à tombeau ouvert

Par Hamid Dahmani Rouler à vive allure dans sa caisse conduit directement au cimetière sinon à un séjour à l’hôpital avec les graves conséquences que l’on sait. Les autoroutes sont devenues des champs de batailles et les véhicules des armes pour provoquer les conducteurs malgré eux. Les autoroutes ça roule et ça tue sans pitié. Les fous furieux du volant sont des inconscients et représentent un grand danger pour les automobilistes prudents. Ils n’ont aucun remords à tuer des enfants et des familles entières, sans inquiétude. Sans état d’âme. Ailleurs où la loi n’est pas laxiste, quand on est responsable d’un accident volontaire mortel, on risque jusqu’à 20 ans de prison. Les radars, les plaques, le code de la route, les amendes et le retrait du permis et le schmilblick ne font plus p...