Il y a 20 ans, Naguib Mahfoud, le Balzac du monde arabe, tirait sa révérence
Il y a vingt ans, le 30 août 2006, disparaissait Naguib Mahfoud, seul écrivain arabe à avoir reçu le prestigieux prix Nobel de Littérature. Un auteur qui a laissé un patrimoine littéraire aussi riche qu’original, couvrant près de trois-quarts du 20ème siècle. Son œuvre a jeté les bases du roman arabe dans la mesure où la littérature arabe s’est confinée dans la poésie pendant longtemps. Jusque-là, le roman était largement perçu comme l’apanage des occidentaux.
Par Hassane Boukhalfa*
Dans le monde arabe, la poésie demeurait presque le seul genre littéraire véritablement reconnu et apprécié, au point que certains auteurs arabes hésitaient à signer leurs œuvres avec leur propre nom. C’est notamment le cas de M’hamed Haykal, avocat de son état (à ne pas confondre avec le célèbre journali...








