L'Algérie de plus près

Littérature

« La Casbah d’Alger, ma bataille – (Agenda d’une médina et de z’niqat délaissées) » de Nourddine Louhal
Culture, Littérature, Patrimoine

« La Casbah d’Alger, ma bataille – (Agenda d’une médina et de z’niqat délaissées) » de Nourddine Louhal

Par Jacqueline BRENOT Il est des livres d’un genre inclassable et d’une portée inoubliable, que l’on porte dans son patrimoine culturel personnel longtemps après les avoir refermés, parce que l’histoire narrée, forte et singulière, continue de se rappeler à votre souvenir. L’ouvrage posthume de Nourredine Louhal « La Casbah d’Alger, ma bataille » avec pour sous-titre : « Agenda d’une médina et de z’niqat délaissées », relève de ce défi lancé au temps et à son binôme : l’oubli, puisqu’il est paru un an après le décès de ce journaliste et écrivain, grâce à l’implication et la détermination des siens pour finaliser cet ultime opus. D’après son épouse et ses deux filles qui se sont employées à ce que cet ouvrage sorte en novembre 2025 et à l’occasion du SILA, un ...
« Au rythme du silence » de Sadrina Aissani : la poésie comme refuge
Culture, Littérature

« Au rythme du silence » de Sadrina Aissani : la poésie comme refuge

Sadrina Aissani est une poétesse algérienne qui a déjà publié deux recueils. Depuis son jeune âge, elle est passionnée par l’écriture et croit durement que la lecture est une façon de se libérer de ce que l’on ressent. De ce qui nous oppresse. Pour elle, écrire est une thérapie avant d’être un métier. Son premier recueil s’intitule « Plume vacillante », publié chez La Pensée Éditions. Dans ce livre, elle aborde plusieurs thèmes comme la tristesse, la joie et la nature. « J’ai choisi un langage simple et léger pour que tout le monde puisse lire mon livre, aussi bien les adultes que les enfants », nous dit-elle. Son deuxième recueil, « Au rythme du silence », est publié aux Éditions El Amir. Dans ce livre, elle parle d’un sujet rarement évoqué en poésie : ...
Sarah Behloul, écrivaine : « J’écris pour donner forme à ce qui reste dans l’ombre »
Culture, Littérature

Sarah Behloul, écrivaine : « J’écris pour donner forme à ce qui reste dans l’ombre »

Enseignante de langue française et doctorante en sciences des textes littéraires, Sarah Behloul signe avec « À la recherche du passé » un premier roman d’une rare intensité, publié aux éditions Biblomanie et présenté au Salon international du livre d’Alger 2025. Œuvre où se mêlent l’amour, le silence et la quête des origines, le récit retrace le destin de Zina, femme marquée par l’exil et la honte, qui élève sa fille dans le refuge d’un secret trop lourd à dire. Mais cette fille, brillante et assoiffée de vérité, grandit avec une blessure invisible : l’absence d’un père qu’elle n’a jamais connu. En partant sur ses traces, elle défie les non-dits et les certitudes maternelles. Au fil de ce voyage, la découverte du journal intime de Zina fait éclater les vérités enfouies, révélant ...
« Dar Dwaya » : l’éditeur modèle du Touat, du Tidikelt… et du vaste Sahara
Culture, Littérature, Patrimoine

« Dar Dwaya » : l’éditeur modèle du Touat, du Tidikelt… et du vaste Sahara

Ayoub Hadj Ahmed gère « Dar Dwaya », une jeune maison d’édition et d’impression installée à Adrar, dans le sud algérien. Présent à la 28ème édition du salon international du livre d’Alger, il nous a présenté brièvement son entreprise et livré quelques impressions sur le déroulement de cette importante manifestation culturelle. La maison d’édition « Dar Dwaya », nous dit-il, a été créée en 2021 à Adrar, une ville où il est improbable de lancer pareille activité et ce, en dépit de la présence d’une grande université, d’une zaouia célèbre et de nombreux intellectuels et penseurs. Mais cela n’a pas découragé le jeune Ayoub qui n’a pas hésité un moment pour se lancer dans ce pari risqué et qui, en fin de compte, s’est révélé gagnant. Dès la naissance de « Dwaya ...
Jacqueline Brenot, écrivaine : « Mon père m’a légué l’amour d’une Algérie libre »
Culture, Littérature

Jacqueline Brenot, écrivaine : « Mon père m’a légué l’amour d’une Algérie libre »

Avec « Autant en emporte l’enfance, » publié aux éditions Samar, Jacqueline Brenot signe un récit où l’histoire personnelle se confond avec la grande Histoire de l’Algérie. Dans cet ouvrage autobiographique, l’auteure de « La Dame du chemin des Crêtes » replonge dans son enfance à Alger, au cœur de la guerre de Libération, marquée par l’engagement de son père et les bouleversements d’une époque. Ce texte sensible retrace la naissance d’une conscience et d’un attachement profond à l’Algérie. Dans cet entretien, elle évoque la force du souvenir, l’émotion intacte des années et l’amour indéfectible qui l’unit encore à cette terre d’enfance. Le Chélif : Après vos quatre recueils de chroniques algériennes aux éditions « Les Presses du Chélif » et vos nombreuses contr...
تمنغست: « كلامنا أهل إيموهاغ » الدعوة للحفاظ على المتغير تماهق وتماشق
Culture, Littérature

تمنغست: « كلامنا أهل إيموهاغ » الدعوة للحفاظ على المتغير تماهق وتماشق

كشفت الباحثة في الثقافة واللغة الأمازيغية الأستاذة فاطمة ألمين للجريدة الإلكترونية "الشليف" أن إصدارها "كلامنا أهل إيموهاغ الصادر عن دار النشر بياض هو تكملة سيول تماهق أكدت الباحثة ان مؤلفها الجديد جمع بين المتغيرين "تماهق" و"تماشق" بالرغم من الإختلافات الطفيف جدا على مستوى النطق، مثلا في تماهق نقول"آهل" و تماشق نقول "آشل" بمعنى النهار، لتضف أن كليهما يكمل الآخرولا تفاضل لأحد على الأخر لتؤكد على أن هذا العمل ترجم الى اللغة العربية بين اللسانين تماهق و تماشق، إذ نجد نفس الكلمات في معانيها في سياق متصل أكدت صاحبة مؤلف  سيول تماهق أن الهدف من هذا العمل، هو تعليم لغة إيموهاغ برموز التيفيناغ من خلال الوقوف عليها، و كشف معانيها لمن لا يعرف تلك الرموز، لتشدد على القارئ و المطالع للمتغير"وآن إيموهاغ " على ضرورة المطالعة و البحث في الجانب اللغوي الثري و العميق لهذه المجتمعات  سواء "تم...
Festival international de la poésie arabe classique : ils seront plus de 40 poètes et poétesses à Biskra
Culture, Littérature

Festival international de la poésie arabe classique : ils seront plus de 40 poètes et poétesses à Biskra

Plus de 40 poètes et poétesses de pays arabes et autres sont attendus au festival culturel international de la poésie arabe classique qu’accueillera Biskra du 13 au 17 avril courant, a indiqué ce jeudi le commissaire du festival, M. Ahmed Delbani. Animant une conférence de presse dans un hôtel de la capitale des Ziban, l’orateur a précisé que cette manifestation placée sous le thème "la poésie arabe sur les terres de la liberté" a fait part de l’invitation de plus de 40 poètes et poétesses et de 15 conférenciers de Tunisie, du Liban, d’Egypte, de Palestine, de Syrie, de France et d’Italie qui animeront des récitals poétiques et des conférences durant les cinq jours du festival. Le festival, a-t-il ajouté, abordera les quatre axes de "la poésie en tant de position et résistance", "la ...
Samir Toumi, écrivain : « Alger est une source d’inspiration inépuisable pour moi… J’aime tellement la décrire ! »
Culture, Littérature

Samir Toumi, écrivain : « Alger est une source d’inspiration inépuisable pour moi… J’aime tellement la décrire ! »

Samir Toumi, est un écrivain bien ancré dans le paysage littéraire algérien. Il incarne une nouvelle génération d'auteurs qui portent un regard circonspect sur leur société et dont la plume explore de nouveaux territoires. Son œil est celui d'un observateur sensible qui prend le temps de saisir les soubresauts et les frémissements du monde qui l'entoure. Après « Alger le cri » et « L’effacement », adapté depuis, au cinéma par Karim Moussaoui, Samir Toumi publie son nouveau roman chez Barzakh : « Amin, une fiction algérienne », une œuvre captivante par son intrigue et remarquable par son style. Un roman magistral dans lequel le réel et la fiction jouent à cache-cache pour le plus grand plaisir du lecteur. LE CHELIF : Vous venez de publier « Amin, une fiction algérienne », un roman qu'...
Salah Badis à propos « Des choses qui arrivent » : « J’écris dans l’arabe, pas qu’en arabe »
Culture, Littérature

Salah Badis à propos « Des choses qui arrivent » : « J’écris dans l’arabe, pas qu’en arabe »

C'est avec ce titre, « Des choses qui arrivent », déconcertant de laconisme, que Salah Badis inaugure un recueil de nouvelles, traduites par Lotfi Nia, aux éditions Barzakh. Des choses qui arrivent, banales et drôles, tragiques parfois, dans cette ville décidément propice à la littérature qu'est Alger. Neuf nouvelles qui mettent en scène des personnages plus ou moins jeunes, aux prises avec les difficultés d'un quotidien désenchanté. Ces histoires sont racontées dans une langue sobre et dépouillée qui rappelle un peu celle de Camus dans l'Étranger. Elles nous donnent à voir, à travers le regard décalé du narrateur, un univers où l'absurde côtoie la poésie. Car, la poésie n'est jamais loin dans ce jeu entre les langues dont on sent bien que dans leur diversité, elles pétrissent le...
« On dira de toi » de Hamid Grine : retour sur l’énigmatique poète Jean Sénac
Culture, Littérature

« On dira de toi » de Hamid Grine : retour sur l’énigmatique poète Jean Sénac

Par Rachid Ezziane Un roman qui se lit d’un trait sur la vie du poète Jean Sénac. Certes, la biographie du poète qui signait avec un soleil, est romancée, avec des touches fictionnelles, mais le style qu’emploie l’écrivain Hamid Grine pour ce long voyage biographique (322 pages) est d’une telle teneur littéraire que les puristes ne s’en lassent pas en visitant les méandres de ce poète « montré du doigt », voire « mal aimé ». Personnellement, à la fin de la lecture, je suis sorti avec un avis différent sur le poète que celui d’avant la lecture. Le roman commence avec le blues d’un écrivain en mal d’inspiration qui reçoit un message sur sa page Facebook. Le message provient d’un ancien ami qui vit en Italie. L’ancien ami fait savoir à l’écrivain Farid qu’un couple d...