Salah Badis à propos « Des choses qui arrivent » : « J’écris dans l’arabe, pas qu’en arabe »
C'est avec ce titre, « Des choses qui arrivent », déconcertant de laconisme, que Salah Badis inaugure un recueil de nouvelles, traduites par Lotfi Nia, aux éditions Barzakh. Des choses qui arrivent, banales et drôles, tragiques parfois, dans cette ville décidément propice à la littérature qu'est Alger. Neuf nouvelles qui mettent en scène des personnages plus ou moins jeunes, aux prises avec les difficultés d'un quotidien désenchanté. Ces histoires sont racontées dans une langue sobre et dépouillée qui rappelle un peu celle de Camus dans l'Étranger. Elles nous donnent à voir, à travers le regard décalé du narrateur, un univers où l'absurde côtoie la poésie. Car, la poésie n'est jamais loin dans ce jeu entre les langues dont on sent bien que dans leur diversité, elles pétrissent le...









