L'Algérie de plus près

Littérature

« De Ziadnia au Camp du Larzac – Mon engagement dans la Révolution »
Culture, Littérature, Sans catégorie

« De Ziadnia au Camp du Larzac – Mon engagement dans la Révolution »

Témoignage de Djilali Badni recueilli par Abdelkader Ham Certains diront à la lecture du titre, un énième témoignage sur la guerre. Qu’importe ! L ’engagement, l’arrestation et la torture dont fut victime le Moudjahid ne s’oublient pas et les raconter c’est témoigner pour tous ceux qui ont disparu dans les mêmes combats sans laisser de trace, au mieux un nom sur un monument. Celui de Djilali Badni « à hauteur d’homme ordinaire » comme le précise la préface d’Abdelkader Ham qui a recueilli les propos et rédigé l’ouvrage, reste un de « ceux qui ont porté « à bras-le corps » la Révolution sans jamais avoir rechigné sur leur condition de simples « maquisards ». Et si la précision reste encore incomplète pour convaincre, ce livre est pensé « comme...
Pr Omar Kazi-Tani, pédagogue et écrivain : « L’écriture demeure le moyen le plus fidèle à la pensée »
Culture, Littérature

Pr Omar Kazi-Tani, pédagogue et écrivain : « L’écriture demeure le moyen le plus fidèle à la pensée »

Né à Tlemcen, l’écrivain-romancier d’origine algérienne Omar Kazi-Tani est l’auteur d’une quinzaine de romans édités à l’Harmattan, Dar El Gharb, El Qobia, Éditions du Net et distribués par la FNAC et Amazone. Il a récemment publié ses romans « La lyre de Thamugadi » (2022), « Ambitions et félonies » (2023) et prochainement (2024) « Malak… et les autres » toujours aux éditions El Qobia. Sa production littéraire retrace les évènements les plus marquants de la société algérienne traversée par les tabous et les illusions. Il nous y offre dans une dynamique intertextuelle, où s’entremêlent images symboliques, mythes, profane, sacré et rituel, une écriture qui lui a permis de traduire ingénieusement le patrimoine culturel de son pays. Son œuvre polyphonique est le reflet d’une écriture évolutiv...
« Juste une gifle » de Nadjib Stambouli : violence conjugale et souffrances infinies
Culture, Littérature

« Juste une gifle » de Nadjib Stambouli : violence conjugale et souffrances infinies

Par Youcef Elmeddah Il s’appelle Douni. Douni Dellal ! Professeur apprécié par ses étudiants à l’Université où il enseigne. Il est marié à Adila, enseignante elle aussi mais dans le primaire où elle a un rapport à la fois professionnel et amical avec sa directrice.  Les deux adorent leur métier : transmettre des connaissances mais aussi des valeurs. Un couple à qui tout semble sourire… Mais voilà, pour une broutille, suite à une cérémonie familiale, Douni gifle sa femme. « Je ne vois pas la main se lever, mais je sens la gifle sur mon visage. Fureur dans les yeux, fureur dans le coup » raconte la narratrice, apparemment traumatisée, plus par la gratuité du geste que par la gifle elle-même. Tout au long du récit, Adila raconte sa tristesse, sa douleur et n’a...
Il m’appelait « Wlid khali »
Les gens, Littérature, Médias

Il m’appelait « Wlid khali »

Il m’appelait « w’lid khalti », mon cousin maternel. Quoiqu’on n’était pas cousin. Il avait le verbe facile et la voix de radio. Le sourire toujours aux lèvres. Après quarante ans d’exil, de voyage et de lecture, il revient avec une trilogie dans laquelle il se raconte et raconte sa contrée et son pays. De «Mon frère ennemi», «Tes yeux bleus occupent mon esprit» et jusqu’à «Nina sur ma route», c’est un long voyage-retour vers les siens et soi. L’écrivain Djilali Bencheikh, Djilo pour les intimes, vient de nous quitter ce mercredi 7 février 2024. J’ai le sentiment d’avoir perdu quelqu’un d’intime. Notre dernier contact par e-mail date de plus d’un an. Il m’avait fait savoir qu’il avait pris la décision d’arrêté d’écrire. Je lui avais suggéré d’écrire ses mémoires et donner son avis sur ce q...
Prix Assia Djebbar : installation du jury de la 7e édition
Culture, Littérature

Prix Assia Djebbar : installation du jury de la 7e édition

Le jury de la 7e édition du Grand Prix Assia Djebbar du roman 2024, composé de sept membres, dont des universitaires, des critiques littéraires et des écrivains, a été installé mardi à Alger, indique un communiqué de l'Agence nationale de communication, d'édition et de publicité (ANEP). La cérémonie d'installation s'est déroulée sous la supervision de la présidente-directrice générale de l'ANEP, Sihem Derardja en présence de cadres de l'entreprise et de la famille de la presse. Présidé par l'universitaire et spécialiste en patrimoine et littérature populaire Abdelhamid Bourayou, ce jury compte parmi ses membres la critique et universitaire Amina Belala, la poétesse et traductrice Lamis Saidi, le journaliste et écrivain Ahmed Ayad, le chercheur universitaire Mohamed Ouzeghla, l'écriva...
Traduction des œuvres en tamazight : pour une meilleure visibilité
Culture, Littérature

Traduction des œuvres en tamazight : pour une meilleure visibilité

Traduire les œuvres écrites en tamazight vers d'autres langues et la création d'une néologie lexicale en tamazight, c’est donner une large visibilité aux œuvres écrites dans cette langue nationale. C’est ce qu’ont relevé les participants à une rencontre sur le rôle de la traduction dans la diffusion des œuvres littéraires et scientifiques écrites en langue amazighe. Parmi les participants, l'universitaire Ali Lounis, a expliqué que "le néologisme est un procédé indispensable dans le processus de normalisation et de l'évolution des langues". Enseignant de tamazight, M. Lounis a indiqué que la traduction vers cette langue et l'utilisation d'une terminologie "correcte" devront contribuer à mettre à la disposition des lecteurs et utilisateurs de cette langue des "lexiques répondant aux évol...
« Portrait de groupe au pied de la montagne »*, un ouvrage au style particulier
Culture, Littérature

« Portrait de groupe au pied de la montagne »*, un ouvrage au style particulier

L’écrivain Mohamed Magani entame la nouvelle année 2024 avec un roman au style si particulier. En vérité, il s’agit d’un roman-en-nouvelles, appelé aussi roman choral, style d’écriture qui fait sensation au Etats-Unis et en Europe ces dernières années. Dans ce genre de roman, chaque histoire, ou nouvelle, tout en constituant l’ossature du roman, reste distincte et autonome par rapport aux autres nouvelles. Le roman et la nouvelle, aussi la chronique, s’imbriquent en un mouvement où la réalité et la fiction s’estompent. Le lecteur trouvera une aisance dans la lecture, sans être obligé de suivre au pas les méandres des personnages du roman. Il est à noter que Mohamed Magani a déjà publié en 2006 son premier roman choral, intitulé : « Scène de pêche en Algérie », roman traduit ...
« Nulle terre ailleurs »*, une amazigh à Jérusalem
Culture, Littérature

« Nulle terre ailleurs »*, une amazigh à Jérusalem

Nadia Agsous vient de sortir son nouveau roman « Nulle terre ailleurs ». Un roman ? Presque. Historique ? Presque. Une fresque ? Peut-être… L’ouvrage de 196 pages répond à tous ces qualificatifs et semble mêler réalité et fiction. Le récit se passe dans un pays presque sans nom lui aussi. Seules les photos de dix portes, aux noms tout aussi énigmatiques, qui ouvrent l’ouvrage, nous indiquent que nous sommes en Palestine : Beyt al-Nakbah, Beyt Jenine, Beyt Bethléem, Beyt Ariha, Beyt Ramallah, Beyt Naplouse, Beyt Hanina, Beyt Al Khalil, Beyt Ghazza. Tout serait parti d’une exposition de photos personnelles de Nadia de ces portes à la galerie Angle Art en région parisienne en janvier 2020. Des portes que Yasser Arafat proposait d’ouvrir aux juifs dans un de ces discours en novembre 1974&nb...
Parcours personnel, écrits et identité : un mix d’évidences
Culture, Littérature

Parcours personnel, écrits et identité : un mix d’évidences

La journée d’étude sur « L’identité culturelle dans le texte chez des auteurs contemporains », organisée dimanche dernier par la Faculté des lettres et des langues, département de lettres et langue française de l’université de Constantine a été l’occasion pour plusieurs écrivains, auteurs et chercheurs universitaires de revenir sur les motivations et considérations subjectives qui sous-tendent leurs écrits. La dimension identitaire transparait nettement dans la plupart des œuvres en raison, notamment, du parcours singulier de chacun des auteurs invités. Présent à cette rencontre, Aomar Khennouf nous en restitue le déroulé. « Je tiens d’abord à remercier et dire toute ma gratitude à Mme Mounia Belguechi et ses collègues, professeurs et responsables de l’Université des Frères Mentour...
Le Lion et l’Alouette
Culture, Littérature

Le Lion et l’Alouette

Par Sidi Mohamed Talbi* Un lion marchait sur une laie, Qui mène à la forêt. Il se déhancha par quolibet, Sur un nid d’alouette, Nidifié de soie et d’œillettes. « Qui te rend si hardi de piétiner mon nid ? », S’écria cet oiseau à mine pâlie. Le lion la regarda avec dérision, Et lui dit en ricanant : « Ton nid est sis dans mon chemin, Et sache que je suis un maître vilain, Dont le défi est sûrement divin ! » Reprit l’alouette : « Odieux ! Tu tomberas dans le rets, Et là où tu seras poignardé. » S’esclaffa ce piètre animal, Sans avoir reconnu son mal. Le faucon et l’aigle furent évincés, Allèrent voir le lion. En lui demandant la raison, Il les offensa en répondant : «...