L'Algérie de plus près

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Pompeo à Pompéi
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Pompeo à Pompéi

Par Rachid Ezziane Il y a quelques jours, alors que le monde comptait ses morts et les pays obligeaient leurs citoyens au confinement à cause du coronavirus, en catimini, presque sur la pointe des pieds, le sieur chef de la diplomatie américaine fit un voyage éclair en Israël. Il s’appelle Mike Pompeo. «Zaama» le Kissinger de Trump. Inconnu au bataillon, il n’a pas trouvé mieux pour se faire un nom que d’aller faire peur aux pauvres Palestiniens soumis depuis plus de 70 ans à un embargo et une répression sans relâche. Comme si l’Amérique n’avait pas à faire avec le coronavirus qui est en train de «tronçonner» la société américaine avec plus de 90 000 morts et 1,5 millions de contaminés. Mais non, le pays de l’oncle Sam, ne veut point déroger à ses habitudes de gendarme du monde. Mais, à...
Mon père disait…
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Mon père disait…

Par Laïd Klouche Mon père était analphabète. Illettré, ne sachant lire ni écrire dans aucune langue. Sa foi de musulman a suffi en grande partie à remplir son univers. Cependant, l’ignorance dans laquelle il a vécu des lettres de l’alphabet ne l’a privé ni de sagesse ni d’intelligence. Ni d’esprit critique. Menuisier, charpentier, bricoleur, mécanicien, maçon, plâtrier, carreleur, couvreur, jardinier, apiculteur… il était tout ça à la fois et exerçait ces activités avec une certaine habileté. Il jouait du double-mètre avec adresse et sa marque de craie sur le mur ou sur le sol était sûre. Son mur était droit, le fil à plomb en attestait. Sa gâche de plâtre était réussie et son béton – son baghli – frais avait toujours la même consistance comme s’il se fût servi d’une recette de cuisi...
Heureux qui, comme l’homme tranquille
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Heureux qui, comme l’homme tranquille

Par Rachid Ezziane Pour un moins que rien on en fait toute une histoire. Toute une légende. Pour un oui, pour un non, ou juste un regard, on vient aux mains, aux poings et même qu’on aiguise les couteaux. Combien de querelles se sont avérées, comme les combats de coqs, rien que pour égayer les galeries et s’entendre dire quelques jolis compliments. Combien de cris ne sont que des «hallucinations» de «m’as-tu-vu». Et combien de menaces ont fait plus mal que des coups de poings. Et aussi des rires jaunes et des moues qui en disent long sans le dire. Mais la vie, elle, là où elle s’exprime, elle nous raconte qu’il ne faut s’émouvoir de rien. Car rien dans la vie ne mérite ébahissement. Car la vie doit être vécu comme elle est, et… comme elle vient.  Et puis la vie est faite de haut...
Caméra cachée ou la télé fourre-tout
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Caméra cachée ou la télé fourre-tout

Par Rachid Ezziane Elles sont moches. Immorales. Pas drôles du tout. Réalisées et jouées par des ploucs de la 25ème heure.  Leur insolence de chaînes fourre-tout et du tout le fourbi les a poussés jusqu’à engendrer des incidents diplomatiques avec des pays voisins. Heureusement que le ridicule ne tue pas les vraies relations. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils, ces réalisateurs de caméras cachées aussi impolies et désobligeantes ? Comme des enfants qui n’ont pas joué dans leur enfance, à l’ère du numérique et de la gadgetisation des sociétés de consommation à outrance, sans aucun autre soucis que de se faire «chichi», même en se moquant de leurs semblables, parce qu’ils ont une caméra, ils croient qu’ils ont tous les droits. On vous fait tourner en bourrique rien que...
Un bouquet de roses pour les blouses blanches
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Un bouquet de roses pour les blouses blanches

Par Rachid Ezziane Et dire que nous les avons longtemps dénigrés,  surtout injustement jugés. Combien de fois nous les avons montrés du doigt. Et même leur avoir dit des mots déplacés. Aujourd’hui, ils nous rendent tout ça en se mettant sur le front du combat. Et quel combat ! Au prix de leurs vies, ils ont accepté de nous soigner sans rien demander en contrepartie. Quand un médecin vous soigne, il ne vous demande jamais d’où vous venez, ni quel est votre religion ; et s’il vous demande quelle langue vous parlez, ce n’est que pour mieux comprendre où vous avez mal. Quand un infirmier ou une infirmière vous assiste ou vous injecte une perfusion, ils ne s’intéressent ni d’où vous venez ni quel est votre métier. Cette «impartialité» n’est pas une inhumanité, mais une règ...
Qui se souvient du steak de pétrole ?
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Qui se souvient du steak de pétrole ?

Par  Rachid  Ezziane Non, ce n’est pas de la fiction, encore moins une blague. Le steak de pétrole a bel et bien existé. Ne cherchez pas midi quatorze heures, je vais vous raconter son histoire. Tout a commencé à Martigues, ville du sud de la France, pas si loin de Marseille, dans les laboratoires de la S.F.B.P (Société française British Petroleum), quand, en 1963, un chercheur, dénommé Alfred Champagnat, et après avoir eu connaissance de la découverte du professeur Jacques Sènes, éminente personnalité du C.N.R.S de Marseille, de la possibilité d’extraire des levures, plus ou moins semblables à celles utilisées en boulangerie et en brasserie, à partir de Substance composée d'hydrocarbures saturés, appelée paraffine. Cette levure «paraffinée», extraite du déparaffinage du...
Le virus, le vaccin et les néocolonialistes
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Le virus, le vaccin et les néocolonialistes

Par Rachid Ezziane Les choses ne semblent pas aller vers «l’apaisement». Ce minuscule virus ne veut pas lâcher prise comme s’il avait une dent contre les hommes, ou une dette à récupérer. En un temps record, il a essaimé, tel un nuage apocalyptique, la totalité des régions du monde. Chaque jour, le nombre de morts augmente ainsi que celui des contaminés. On commence à se disputer sur les moyens de protection. On utilise même de la piraterie pour les détourner. Se procurer des masques ou des machines d’oxygénation sans être volé ou dérouté est devenu un exploit national. La moitié de l’humanité, soit quatre milliards d’êtres humains sont concernés par le confinement et le risque de contamination. Jamais dans l’histoire de l’humanité, on n’a connu un tel événement, malgré les guerres ...
La culture de l’inculture
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La culture de l’inculture

Par Rachid Ezziane «Réfugie-toi dans l'étude, tu échapperas à tous les dégoûts de l'existence. L'ennui du jour ne te fera pas soupirer après la nuit et tu ne seras pas à charge de toi-même et inutile aux autres» Sénèque Qui est-ce qui fait que les Algériens persistent à résister à tout ce qui fait les sociétés civilisées ? De l’entendement à la civilité et en passant par l’hygiène, la modernité ou le «common sense», tout ça est pour le commun des algériens dires et médire. Il n’y a qu’à voir ces derniers jours le comportement des citoyens envers la crise sanitaire que connait le monde. Dans plusieurs pays, on se confine, on lutte avec acharnement pour endiguer l’ampleur du coronavirus avec tous les moyens préventifs, tels que le confinement, le port des masques, des gants...
La cage de fer
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La cage de fer

Par Rachid Ezziane La cage de fer (en anglais iron cage), appelée aussi cage d’acier, n’est pas une cellule pour prisonniers, animaux ou oiseaux. Elle n’est pas non plus une cage pour se cacher ou se prémunir contre des dangers. Mais c’est une cage ou cellule virtuelle, non pas pour quelques individus mais pour «berner» le plus grand nombre de personnes, voir des sociétés complètes. En vérité, la cage de fer est un concept sociologique (voir philosophique) conçu par le philosophe Max Weber pour dénoncer (ou sensibiliser, c’est selon) la rationalisation de la vie moderne telle que conçue par le capitalisme (qui veut dire : faire croire aux citoyens qu’il n’y a pas d’autres système de «vie» que celui proposé par l’Occident et son capitalisme pur et dur). Alors, bon an mal an, dep...
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Une rumeur court

Une rumeur court Par Rachid Ezziane Il paraît… On dit. De bouche à oreille. On ne sait pas d’où ça vient, mais on en parle chez les plus savants et dans les cercles restreints. C’est presque confirmé, si ce n’est pas déjà fait et consommé. Personne ne le nie ouvertement. Mais on continue comme si de rien n’était. Voilà, si vous n’êtes pas déjà au courant, je vais vous le divulguer en un tour deux mouvements. Vous savez quoi ? Eh bien, il paraît que tout est en train de changer. Je vois déjà quelques têtes pensantes qui rient sous cape. Mais il y a changement et changement. Il y a celui qui adoucit les mœurs et rend la vie plus facile à vivre. Il y a aussi, comme une maladie invisible, la transformation qui bouleverse tout sur son chemin et mène droit à l’apocalypse. Si v...