L'Algérie de plus près

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Un bouquet de roses pour les blouses blanches
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Un bouquet de roses pour les blouses blanches

Par Rachid Ezziane Et dire que nous les avons longtemps dénigrés,  surtout injustement jugés. Combien de fois nous les avons montrés du doigt. Et même leur avoir dit des mots déplacés. Aujourd’hui, ils nous rendent tout ça en se mettant sur le front du combat. Et quel combat ! Au prix de leurs vies, ils ont accepté de nous soigner sans rien demander en contrepartie. Quand un médecin vous soigne, il ne vous demande jamais d’où vous venez, ni quel est votre religion ; et s’il vous demande quelle langue vous parlez, ce n’est que pour mieux comprendre où vous avez mal. Quand un infirmier ou une infirmière vous assiste ou vous injecte une perfusion, ils ne s’intéressent ni d’où vous venez ni quel est votre métier. Cette «impartialité» n’est pas une inhumanité, mais une règ...
Qui se souvient du steak de pétrole ?
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Qui se souvient du steak de pétrole ?

Par  Rachid  Ezziane Non, ce n’est pas de la fiction, encore moins une blague. Le steak de pétrole a bel et bien existé. Ne cherchez pas midi quatorze heures, je vais vous raconter son histoire. Tout a commencé à Martigues, ville du sud de la France, pas si loin de Marseille, dans les laboratoires de la S.F.B.P (Société française British Petroleum), quand, en 1963, un chercheur, dénommé Alfred Champagnat, et après avoir eu connaissance de la découverte du professeur Jacques Sènes, éminente personnalité du C.N.R.S de Marseille, de la possibilité d’extraire des levures, plus ou moins semblables à celles utilisées en boulangerie et en brasserie, à partir de Substance composée d'hydrocarbures saturés, appelée paraffine. Cette levure «paraffinée», extraite du déparaffinage du...
Le virus, le vaccin et les néocolonialistes
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Le virus, le vaccin et les néocolonialistes

Par Rachid Ezziane Les choses ne semblent pas aller vers «l’apaisement». Ce minuscule virus ne veut pas lâcher prise comme s’il avait une dent contre les hommes, ou une dette à récupérer. En un temps record, il a essaimé, tel un nuage apocalyptique, la totalité des régions du monde. Chaque jour, le nombre de morts augmente ainsi que celui des contaminés. On commence à se disputer sur les moyens de protection. On utilise même de la piraterie pour les détourner. Se procurer des masques ou des machines d’oxygénation sans être volé ou dérouté est devenu un exploit national. La moitié de l’humanité, soit quatre milliards d’êtres humains sont concernés par le confinement et le risque de contamination. Jamais dans l’histoire de l’humanité, on n’a connu un tel événement, malgré les guerres ...
La culture de l’inculture
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La culture de l’inculture

Par Rachid Ezziane «Réfugie-toi dans l'étude, tu échapperas à tous les dégoûts de l'existence. L'ennui du jour ne te fera pas soupirer après la nuit et tu ne seras pas à charge de toi-même et inutile aux autres» Sénèque Qui est-ce qui fait que les Algériens persistent à résister à tout ce qui fait les sociétés civilisées ? De l’entendement à la civilité et en passant par l’hygiène, la modernité ou le «common sense», tout ça est pour le commun des algériens dires et médire. Il n’y a qu’à voir ces derniers jours le comportement des citoyens envers la crise sanitaire que connait le monde. Dans plusieurs pays, on se confine, on lutte avec acharnement pour endiguer l’ampleur du coronavirus avec tous les moyens préventifs, tels que le confinement, le port des masques, des gants...
La cage de fer
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La cage de fer

Par Rachid Ezziane La cage de fer (en anglais iron cage), appelée aussi cage d’acier, n’est pas une cellule pour prisonniers, animaux ou oiseaux. Elle n’est pas non plus une cage pour se cacher ou se prémunir contre des dangers. Mais c’est une cage ou cellule virtuelle, non pas pour quelques individus mais pour «berner» le plus grand nombre de personnes, voir des sociétés complètes. En vérité, la cage de fer est un concept sociologique (voir philosophique) conçu par le philosophe Max Weber pour dénoncer (ou sensibiliser, c’est selon) la rationalisation de la vie moderne telle que conçue par le capitalisme (qui veut dire : faire croire aux citoyens qu’il n’y a pas d’autres système de «vie» que celui proposé par l’Occident et son capitalisme pur et dur). Alors, bon an mal an, dep...
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Une rumeur court

Une rumeur court Par Rachid Ezziane Il paraît… On dit. De bouche à oreille. On ne sait pas d’où ça vient, mais on en parle chez les plus savants et dans les cercles restreints. C’est presque confirmé, si ce n’est pas déjà fait et consommé. Personne ne le nie ouvertement. Mais on continue comme si de rien n’était. Voilà, si vous n’êtes pas déjà au courant, je vais vous le divulguer en un tour deux mouvements. Vous savez quoi ? Eh bien, il paraît que tout est en train de changer. Je vois déjà quelques têtes pensantes qui rient sous cape. Mais il y a changement et changement. Il y a celui qui adoucit les mœurs et rend la vie plus facile à vivre. Il y a aussi, comme une maladie invisible, la transformation qui bouleverse tout sur son chemin et mène droit à l’apocalypse. Si v...
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Pour une poignée de dollars

Pour une poignée de dollars Par Rachid Ezziane Sans être expert ni homme politique, juste avec mon esprit observateur et critique d’écrivain conscient du devenir de son pays, j’apporte, ici, ma contribution sur le projet de  loi sur les hydrocarbures. En vérité, il n’y a rien à dire. Tout est clair comme l’eau de roche. Pour quelques dollars de plus on s’agite comme s’il s’agirait de l’unique solution aux problèmes économiques de l’Algérie. On aurait aimé qu’en amont se conçoive et se prépare le vrai coup de manœuvre pour faire redémarrer l’ingéniosité en panne. Car aujourd’hui, [comme hier d’ailleurs], tout est dans le génie créateur. Et pourtant, combien nous ne détenons pas de véritables «entéléchies» en dormance. Et pourtant, ces prodiges n’attendent que le «let’s go&nbs...
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Pourquoi a-t-on peur d’écrire ?

Pourquoi a-t-on peur d’écrire ? Par Rachid Ezziane Ils écrivent sur tout. Sur l’Histoire et la géographie. Sur les voyages et les récits de leur vie. Ils écrivent leurs mémoires et leurs témoignages sur ce qu’ils ont vu. Dans tous les domaines. Politique ou sportif. Social ou psychologique. Sur les arts et la culture. La guerre et la paix. Sur la nature et le climat. Sur les animaux et les insectes. Sur les mers et les déserts. Ils écrivent sur leurs victoires et leurs défaites. Il n’y a pas un seul sujet ni aucun seul personnage, public ou d’histoire, roi, prince, président ou reine, star ou champion, poète ou homme de science sur qui ils n’ont pas écrit un ou plusieurs ouvrages. Même les grands chefs cuisiniers ont leur ouvrage où ils parlent de leur réussite dans l’art culin...
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Le livre d’Ali Dahoumane

Le livre d’Ali Dahoumane Par Rachid Ezziane Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, Ali Dahoumane vient de signer un ouvrage qu’il a consacré à sa ville natale El-Asnam (Chlef). L’ouvrage est un recueil de textes et de chroniques qui font voyager le lecteur (surtout les Asnamis) dans leur ville «sphinx». Tout y est. Les gens et les lieux. Avec en plus, le style châtié. Mais aussi la sincérité de la narration. On n’en sort pas comme on est entré. De l’hommage des chouhadas de Chlef, avec la belle photo de son père chahid, au grand Bus orange de la SNTV, en passant par «Ces gens qu’on a tant aimés et admirés» ou «La page d’or du chaabi à El-Asnam», le champ de boule ou le café de Fedhlaoui, on est presque pris à la gorge par la nostalgie du passé et la langueur des gens simples q...
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Hier encore, j’avais vingt ans

Hier encore, j’avais vingt ans Par Rachid Ezziane Comme une flèche ont passé les ans. Et, comme dans un tourbillon, ma tête a tourné à tous les vents. Le dos s’est voûté et le pas n’est plus sûr comme avant. Hier… et dire que pas plus tard qu’hier, nous avions vingt ans. Mais le temps, cette chose insaisissable, qu’aucun être n’a pu apprivoiser ni dompter, s’est joué de moi et a déjoué mes rêves. Quand j’étais enfant, je ne faisais que «gaspiller du temps en croyant l’arrêter», comme disait Charles Aznavour dans sa chanson. Et même que je croyais pouvoir retenir le temps en jouant. Heureux d’être heureux, avec en plus l’insouciance et la course à tout bout de champ, je ne savais pas que les jours filaient aussi vite qu’ils venaient. Je passais mes jours à flâner. A chercher à savoir....