L'Algérie de plus près

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! بوتين يقرأ التّاريخ جيدا
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! بوتين يقرأ التّاريخ جيدا

بقلم : خليل بن عزة يسألونك عن القرارات الأخيرة للرئيس الروسي "فلاديمير بوتين"، قل هي سعي من الكرملين لتفادي تكرار "بروسترويكا" غورباتشوف عقب "زاستوي" الدب الروسي الكبير في ثمانينات القرن الماضي، و "غلاسنوست" الإتحاد السوفياتي قبل سقوطه، والعمل على تقوية روسيا داخليا بالإقتصاد الكلي الروسي، و خارجيا بالقوة العسكرية والسيطرة على مناطق النفوذ، من أجل حماية أمن روسيا من قوى الغرب، وذلك بالسياسة التي يسميها شخصيا بـ "هندسة أمن أوروبا" . إن نظرة بوتين إلى إعادة البناء مختلفة عن سابقيه، وذلك بسياسة تعتمد على الإقتصاد الكلي الروسي المتحفظ، الذي يتحكم في التّضخم ويضعه تحت السيطرة، مع احتياطات كبيرة وموازنة متوازنة و صِفر ديون خارجية.. كذلك تختلف نظرة القيصر الرٌوسي إلى مشروع الإنفتاح المدني و التزام الشفافية  ، فهو يبدو رافضا لقرارات من قبيل تخفيف الرقابة على وسائل الإعلام الروسية، مؤكدا بأن ...
« Chacun porte son monde dans son cœur »
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« Chacun porte son monde dans son cœur »

PAR RACHID EZZIANE Il y a plus de deux mille cinq cents ans, au dessus de la porte du temple d’Apollon, en Grèce, il y avait une inscription, attribuée à Socrate, à tort ou à raison, qui disait : « Connais-toi toi-même ». Déjà à cette époque, les érudits, qu’on appelait philosophes, savaient, par expérience et érudition, que pour prétendre connaître les autres et le monde, l’homme devait se connaître lui-même d’abord. Car il n’y a pas de plus ignorant que celui qui s’ignore (lui-même). Et il n’y a pas de plus haineux que celui qui se déteste (lui-même). Aime-toi, et tu aimeras les autres, t’aurait dit Socrate, mais pas que lui, d’ailleurs. Car c’est ce que pensent aussi les Soufis musulmans et autres érudits qui ont légué leur vie à la sagesse et à l’altruisme. Pour in...
Taleb Abderrahmane, le révolutionnaire au visage angélique
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Taleb Abderrahmane, le révolutionnaire au visage angélique

Par Rachid Ezziane Sur la photo, il a un visage angélique. Ses lunettes cerclées lui ajoutent de l’insouciance. Et pourtant ! L’homme est un baroudeur de premier plan. Révolutionnaire jusqu’à la moelle des os. Taleb Abderrahmane est un enfant de la Casbah. Il y est né le 5 mars 1930. Sa famille est originaire d’Azeffoun, dit-on ; ce petit patelin qui a donné à l’Algérie beaucoup de noms virtuoses est à inscrire dans le patrimoine national. À Soustara, il fait ses premiers pas d’écolier, puis rejoint le lycée (Guillemin), à Bab-el-Oued, actuellement lycée Okba. Dans ce lycée, Taleb Abderrahmane se heurtera à la vérité coloniale avec sa discrimination et son racisme. Il sera obligé de quitter ce lycée pour aller monnayer son intelligence ailleurs. Quelques années après, il se pr...
Paysage plastifié, humeur froissée
Chroniques, Sans catégorie

Paysage plastifié, humeur froissée

Par Rachid Ezziane Il n’y a pas si longtemps, quand on prenait le train ou la route, par bus ou voiture, on s’émerveillait devant les étendues des champs et des vergers. Le vert de la nature emplissait nos vues, redonnait à nos âmes de l’allégresse et dilatait nos cœurs du bonheur instantané. Chaque paysage avait sa forme et ses couleurs. Là, un champ de blé ondoyant avec la brise. Là-bas, une orangeraie embaumant les alentours d’une fragrance agréable. Encore plus loin, on admirait les flancs des montagnes gorgés de soleil et d’arbres fruitiers. Tout était à portée de vue et même de main. Le fellah trouvait du plaisir à étaler son savoir-faire au passant, offrait même un peu de fruits de son labeur… Et puis tout d’un coup, comme si tous les fellahs et agriculteurs du pays se sont pa...
Combien vaut le temps de l’écrivain ?
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Combien vaut le temps de l’écrivain ?

Par Rachid Ezziane Quand il arrive à la vitesse de croisière, l’écrivain s’oublie presque dans sa longue solitude. Il vit au rythme de ses personnages ; mais aussi au rythme des méandres de la syntaxe et de la grammaire. Chaque écrivain a son astuce pour se retrouver dans ce labyrinthe foisonnant d’embûches et d’écueils. Et pour écrire tout un roman, les jours ne se comptent plus. Après une année ou deux, passées sur le qui-vive, son œuvre devient prête pour la publication… Mais ce n’est pas aussi évident qu’on le croit pour l’écrivain de trouver qui éditera son livre ou son écrit (quel qu’il soit).  Et l’attente d’une réponse favorable lui fera passer des nuits blanches. C’est une douloureuse solitude que d’attendre une réponse favorable d’un éditeur pour un travail intell...
La balance à peser les sorciers
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La balance à peser les sorciers

Par Rachid Ezziane Dans le plat pays des orchidées et des tulipes, des maisons flottantes et des blondes aux yeux bleus. Dans le pays de « Holtland », des bois et de la terre, des prés verts où paissent les vaches grasses pour le meilleur fromage du monde. Là-bas, où vivent, aujourd’hui, dit-on, les gens les plus heureux du monde car ils vivent dans le quatrième pays le plus développé et le moins corrompu de toute la planète, selon les rapports des Nations Unis. Mieux encore, les Pays-Bas sont aussi la terre des bonheurs des enfants, toujours selon l’ONU, ou plutôt l’Unicef.  Et alors ?... eh bien ! les strates de l’Histoire ont une objection, si j’ose dire ainsi. Car l’Histoire n’oublie jamais. Même si elle n’est pas écrite, elle passe entre les filets de ...
Les adoucisseurs du langage
Chroniques, Sans catégorie

Les adoucisseurs du langage

Par Rachid Ezziane Comme les machines qui adoucissent l’eau et la rendent potable, les mots qu’on utilise peuvent aussi être des adoucisseurs de relation et de communication. Ces adoucisseurs « potentiels » sont très utiles dans les lieux de travail, là où les rapports (entre humains)sont nombreux et délicats. C’est dans les administrations, les entreprises, etc. que l’on a le plus besoin d’être écouté et respecté, voire reconnu comme partie prenante du milieu où l’on est. Alors, pour ce faire et ne pas se défaire, un seul chemin y mène, c’est l’art du verbe… Oui, parler est un art comme l’est le savoir-vivre ou l’architecture. Il existe dans le langage quotidien un ensemble de petites formules ou expressions qui facilitent les rapports entre humains. C’est un sociolog...
« Nous, on a toujours fait comme ça ! »
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« Nous, on a toujours fait comme ça ! »

Dans le dernier « Coradia » qui nous a ramenés, jeudi dernier, de Chlef à Alger, il y avait beaucoup de monde. Des familles, des groupes de jeunes, des voyageurs esseulés de tout âge et même des migrants subsahariens. Il restait quelques sièges vides, surtout ceux qui étaient orientés dans le sens contraire de la marche du train. « Ça donne le tournis », me dit une dame accompagnée de ses 3 enfants qui voulait que je lui cède mon fauteuil. Enfin ? la place lui convenait et elle pouvait avoir ses enfants à ses côtés. Je me lève sans trop me poser de question pour m’installer trois sièges plus loin, à côté d’un jeune homme plongé dans l’écran de son smartphone. L’essentiel pour tous est de rentrer le plus tôt à Alger. Je devais prendre le bus de l’ETUSA jusqu’à la st...
 » Terre de Dieu « 
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 » Terre de Dieu « 

Je viens de terminer la lecture d’un volumineux livre. J’en suis sorti assommé d’une vérité historique des plus inhumaines. « Terre de Dieu (Ardh Allah) », roman historique, écrit en arabe par l’auteur Jordanien Ayman Al-Outoum dans lequel il raconte l’histoire d’un déporté sénégalais musulman en Amérique (USA), puis vendu comme esclave alors qu’il était un érudit. Omar Ibn Saïd avait passé son enfance et sa jeunesse dans un village au Sénégal où il avait appris à lire et écrire en arabe, et a pu même faire des études pour devenir Imam et prédicateur après avoir appris le Coran. Son père était un riche notable du village de Fouta-Toro. A l’âge de 37 ans, Omar Ibn Saïd est pris en otage par des esclavagistes qui le firent embarquer dans un bateau en partance pour l’Amérique. Quelq...
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C’est terrible et c’est tout

Par Rachid Ezziane « Aujourd'hui des forfaits impossibles sous les Néron se commettent sans qu'on puisse en accuser personne. Les uns ont demandé, les autres ont proposé, les troisièmes ont rapporté, les quatrièmes ont décidé, les cinquièmes ont confirmé, les sixièmes ont ordonné et les septièmes ont exécuté. » Léon Tolstoï – [In : Le salut est en vous] Que dire en ces temps qui courent ? En ces temps moyenâgeux. Que dire de tout ce qui se passe. Sans honte ni retenue. Du matin au soir et chaque jour que Dieu fait. Pas l’ombre d’une décence ni une once de lucidité. Le Big-bang n’aurait pas fait pire… Des femmes qu’on brûle. Des enfants qu’on kidnappe. Des forêts qu’on incendie. Des trains qu’on caillasse. Des conducteurs qu’on tabasse pour obligation d...