Mohamed Merbaï, ingénieur, artiste-peintre, témoin des massacres du 20 aôut 1955 : « Je dessinais à ma manière le drapeau algérien avec des couleurs qui n’avaient rien à voir avec celui du drapeau actuel, sur des petits bouts de papiers que je camouflais dans des boîtes d’allumettes »
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Mohamed Merbai : Je suis né le 31 août 1950 à El Harrouche, à une trentaine de kilomètres au sud de Skikda. Je suis père d’une famille de cinq enfants, cinq fois grand père. Ma femme m'a beaucoup aidé durant tout ce parcours, je lui dois un grand respect. Je rappelle que, comme la plupart des ouvriers algériens colonisés, mon père gagnait sa vie en effectuant des travaux divers à Philippeville (Skikda). Au début du déclenchement de la guerre de libération, les barrages militaires étaient nombreux. Les fouilles corporelles, les brimades, les insultes et autres provocations de l’armée française ont fini par le lasser. Il décida alors de quitter El Harrouche et de nous installer dans une maison de fortune ...








