L'Algérie de plus près

Culture

Houria Semaoune, artiste-peintre, décoratrice : « Les symboles, les motifs et la culture kabyle sont une richesse précieuse qu’il est important de préserver »
Arts plastiques, Culture

Houria Semaoune, artiste-peintre, décoratrice : « Les symboles, les motifs et la culture kabyle sont une richesse précieuse qu’il est important de préserver »

Houria Semaoune est une jeune artiste habitée par une passion profonde pour la peinture et la création. Depuis toujours, elle porte un regard attentif sur le monde qui l’entoure, capturant la poésie des paysages, la force de la nature, ainsi que la richesse des formes et des couleurs. Si son travail puise son essence dans l'observation du réel, son univers artistique est avant tout le reflet d'un héritage vibrant: la culture amazighe. L'identité kabyle occupe une place centrale dans ses créations, agissant comme un fil conducteur qui lie ses racines à son expression contemporaine. Le Chélif : Vous souvenez-vous du premier choc visuel qui vous a donné envie de peindre ? Houria Semaoune : Depuis mon enfance, les paysages et la nature ont toujours été une source d’inspiration....
Zahia Grandi, éducatrice, écrivaine : « Écrire est un acte de résistance pacifique mais profondément subversif »
Culture, Des femmes et des lettres

Zahia Grandi, éducatrice, écrivaine : « Écrire est un acte de résistance pacifique mais profondément subversif »

Née en 1956 à Mila, Zahia Grandi a vécu entre Annaba et El Tarf où elle a développé dès son jeune âge une sensibilité particulière pour les mots et la lecture. Son amour pour la littérature s’est manifesté très tôt, avec la composition de son premier poème à seulement 10 ans. À 16 ans, elle publiait déjà dans une revue nationale, El Djazairia, marquant ainsi le début d’une carrière littéraire riche et engagée. Parallèlement, elle fut correspondante de presse pour le journal national El Acil, où elle publia également ses poèmes. Sur le plan professionnel, Zahia Grandi a consacré une grande partie de sa vie à la jeunesse et à l’éducation en Algérie. Éducatrice spécialisée, conseillère pédagogique, inspectrice de l’administration et des finances, elle a occupé diverses responsabilités croissa...
« Sentiments sous anesthésie » du Dr Mahmoud Aroua : un couteau suisse pour la survie
Culture, Littérature

« Sentiments sous anesthésie » du Dr Mahmoud Aroua : un couteau suisse pour la survie

PAR JACQUELINE BRENOT* En hommage au Dr Mahmoud Aroua, médecin anesthésite-réanimateur et écrivain talentueux, qui s’est éteint le 8 février dernier, son amie Jacqueline Brenot, écrivaine, nous envoie une chronique sur « Sentiments sous anesthésie », un des 10 ouvrages publiés par le défunt. Le Dr Aroua a écrit notamment « L’enfant qui ne pleure jamais », « Un ange sur McDonald » et « Staten Island ». Auteur prolifique, il s’est également intéressé à « Ibn Rushd le médecin », au « Traitement de la douleur, de la médecine arabe à la médecine moderne », « L'anesthésie et la réanimation dans l’histoire de la médecine islamique » et à « Ibn Hamadush Al-Djazaïri, le savant solitaire du XVIIIᵉ siècle », paru en 20...
Elle s’est tenue à la maison de la culture de Chlef : 2è journée en hommage à Djilali Bencheikh
Culture, Littérature, Médias

Elle s’est tenue à la maison de la culture de Chlef : 2è journée en hommage à Djilali Bencheikh

La direction de la Culture et des Arts de la wilaya de Chlef a organisé, aujourd’hui, en collaboration avec Le Chélif, une journée littéraire en hommage à l’écrivain et journaliste Djilali Bencheikh, disparu le 8 février 2024, à l’âge de 80 ans. L’événement, qui s’est déroulé dans la matinée à la maison de la Culture de Chlef, a vu la présence de plusieurs écrivains, journalistes et hommes de culture, certains venus d’Alger et de Mascara. La rencontre a été rehaussée en outre par le moudjahid Abdelkader Bencheikh, frère aîné de l’écrivain. Le directeur de la maison de la culture (qui a représenté le directeur de la culture de la wilaya, absent pour une mission hors wilaya) a situé le contexte dans lequel se tient cette journée, la seconde du genre à être organisée à Chlef en hommage à l...
Elle aura lieu ce samedi à la librairie El Ijtihad : rencontre littéraire autour de « Bladi, Bladi » de Ouahiba Sadmi Mansous
Culture, Des femmes et des lettres

Elle aura lieu ce samedi à la librairie El Ijtihad : rencontre littéraire autour de « Bladi, Bladi » de Ouahiba Sadmi Mansous

Auteure de plusieurs ouvrages, Ouahiba Sadmi Mansous présentera, ce samedi 7 février à la Librairie Ijtihad d’Alger, « Bladi, Bladi », paru aux Editions Talsa. Cette dernière œuvre est riche et pleine d’émotions et de réflexions sur un fléau qui touche de nombreux pays : la migration clandestine. La rencontre sera modérée par Malika Bournane Boilattabi. L’écrivaine Ouahiba Sadmi Mansous nous transporte cette fois-ci au sud du pays, dressant un portrait émouvant du douar N’goussa, aux environs de la ville de Ouargla, et de la vie de ses personnages principaux : Ali, Mustapha, Blayed, Kella. Elle met en lumière la complexité des réalités quotidiennes, tout en explorant les aspirations de ses personnages issus de milieux défavorisés.   Ouahiba Sadmi Mansous réussit à immerger le lecteur...
Lamia Chenane, auteure, étudiante à l’ENSM, à sa génération : « Croyez en vos capacités et poursuivez vos rêves »
Culture, Des femmes et des lettres

Lamia Chenane, auteure, étudiante à l’ENSM, à sa génération : « Croyez en vos capacités et poursuivez vos rêves »

Lamia Chenane est une jeune écrivaine au parcours académique riche. Après avoir étudié à la faculté des ingénieurs de l'université Saad Dahleb Blida 1, elle poursuit ses études à l'École Nationale Supérieure de Management (ENSM). En 2021, la native d'Ath Leqsar (Bouira) a concrétisé sa passion pour l'écriture en publiant son premier roman, « Mon dernier souffle », aux éditions Youtubia. Elle a récemment accordé une interview au quotidien « Al-Wasat » pour y dévoiler les thèmes de son œuvre et partager son ambition de se faire une place durable dans le monde littéraire. Le Chélif : Tout d’abord qui est Lamia Chenane ? Lamia Chenane : une jeune fille de 23 ans, étudiante à l'École Nationale Supérieure de Management, à Koléa. En parallèle de mes étu...
La technologie comme champ de bataille politique : anatomie d’un monde où nous devenons des soldats sans uniforme
Culture, Littérature

La technologie comme champ de bataille politique : anatomie d’un monde où nous devenons des soldats sans uniforme

Par Adel MESSAOUDI La technologie n’est plus un simple outil au service des sociétés contemporaines. Elle est devenue un espace central de pouvoir, de conflictualité et de recomposition politique. Dans Technopolitique : comment la technologie fait de nous des soldats, Asma Mhalla propose une lecture rigoureuse de cette mutation silencieuse, où le citoyen, sans uniforme ni conscience claire de son rôle, se trouve intégré à des logiques de guerre diffuse, informationnelle et cognitive. Une transformation profonde des démocraties est déjà à l’œuvre. Je suis entré dans Technopolitique : comment la technologie fait de nous des soldats avec une attente presque classique : comprendre les dérives contemporaines du numérique, les excès des plateformes, les menaces que l’intelligence artificie...
« La Casbah d’Alger, ma bataille – (Agenda d’une médina et de z’niqat délaissées) » de Nourddine Louhal
Culture, Littérature, Patrimoine

« La Casbah d’Alger, ma bataille – (Agenda d’une médina et de z’niqat délaissées) » de Nourddine Louhal

Par Jacqueline BRENOT Il est des livres d’un genre inclassable et d’une portée inoubliable, que l’on porte dans son patrimoine culturel personnel longtemps après les avoir refermés, parce que l’histoire narrée, forte et singulière, continue de se rappeler à votre souvenir. L’ouvrage posthume de Nourredine Louhal « La Casbah d’Alger, ma bataille » avec pour sous-titre : « Agenda d’une médina et de z’niqat délaissées », relève de ce défi lancé au temps et à son binôme : l’oubli, puisqu’il est paru un an après le décès de ce journaliste et écrivain, grâce à l’implication et la détermination des siens pour finaliser cet ultime opus. D’après son épouse et ses deux filles qui se sont employées à ce que cet ouvrage sorte en novembre 2025 et à l’occasion du SILA, un ...
Revue algérienne de la santé : un premier numéro en arabe … et un tournant pour la médecine en langue nationale
Culture, Sciences et technologie

Revue algérienne de la santé : un premier numéro en arabe … et un tournant pour la médecine en langue nationale

Par ADEL MESSAOUDI L’Algérie marque un tournant dans la vulgarisation scientifique et médicale avec la parution, ce jeudi, du premier numéro de la Revue algérienne de la santé. Publiée en arabe, cette revue de 66 pages se distingue par son approche inédite : allier rigueur scientifique et richesse linguistique, tout en rapprochant la médecine du grand public. Fruit d’une collaboration entre médecins et linguistes, elle se veut à la fois un outil de sensibilisation sanitaire, un espace d’expression culturelle et un vecteur de valorisation de la langue arabe dans le domaine médical. Cette initiative traduit une volonté claire de démontrer que la médecine peut être enseignée, comprise et diffusée efficacement en langue nationale, au bénéfice de l’ensemble des citoyens. Placée sous la di...
« Au rythme du silence » de Sadrina Aissani : la poésie comme refuge
Culture, Littérature

« Au rythme du silence » de Sadrina Aissani : la poésie comme refuge

Sadrina Aissani est une poétesse algérienne qui a déjà publié deux recueils. Depuis son jeune âge, elle est passionnée par l’écriture et croit durement que la lecture est une façon de se libérer de ce que l’on ressent. De ce qui nous oppresse. Pour elle, écrire est une thérapie avant d’être un métier. Son premier recueil s’intitule « Plume vacillante », publié chez La Pensée Éditions. Dans ce livre, elle aborde plusieurs thèmes comme la tristesse, la joie et la nature. « J’ai choisi un langage simple et léger pour que tout le monde puisse lire mon livre, aussi bien les adultes que les enfants », nous dit-elle. Son deuxième recueil, « Au rythme du silence », est publié aux Éditions El Amir. Dans ce livre, elle parle d’un sujet rarement évoqué en poésie : ...