L'Algérie de plus près

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La bannière étoilée et le cowboy au cigare
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La bannière étoilée et le cowboy au cigare

L’Amérique a tout le temps fasciné et séduit le monde. La grande statue érigée dans la baie de New York symbolisait alors la liberté et invitait les opprimés et les bannis de la terre à trouver refuge dans ce nouveau monde. Longtemps considérée comme le berceau des persécutés et des mal-nourris, elle accueillait alors ses larges bras pour accueillir les migrants qui venaient des quatre coins du monde pour fuir la famine et la pauvreté. L’image du cow-boy parcourant les vastes plaines pour faire régner l’ordre et la justice a changé parce que le cavalier a pris une autre direction. Il ne défend plus la veuve et l’orphelin mais il est responsable de tous les désastres qui endeuillent la planète. Sous de ridicules prétextes, le cow-boy a bombardé l’Irak comme il a créé le désordre en Syrie...
Des sottises en live
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Des sottises en live

Par Hamid Dahmani Il dit qu’autrefois « le messie a guéri des aveugles, des lépreux mais jamais des sots ». Tant que la terre tournera sur elle-même, il y aura des bornés, des têtus et des stupides qui prospèreront au vu et au su de tout le monde, juste en jouant aux dingues pour s’amuser et faire le pitre pour la galerie. Les tocards sont en train de gagner du terrain et occupent la scène avec leurs stupidités, et les imbécilités avec le rire ou le fou rire dans ce monde trop tolérant. En vérité, le répertoire familial est très épais lorsque l’on se penche sérieusement sur la « bête » pour en savoir plus cette époque prospère pour les uns et mélancolique pour d’autres. Les sots et les sottises de cette époque pullulent comme des fourmis et occupent le terrain, chaque jour ...
Des enseignes embarrassantes
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Des enseignes embarrassantes

Par Hamid Dahmani Les enseignes commerciales qui pullulent un peu partout dans les rues sont en train d’envahir l'espace public sans aucune limite. Des plaques conçues dans toutes sortes de matériaux et sans norme aucune, avec des appellations qui étonnent et qui fâchent quand on les découvre pour la première fois. Des noms qui n’ont aucune relation avec le métier ou le service qu’exercent les propriétaires des commerces, et les désignations commerciales sont adoptées souvent par improvisation. Des noms et des symboles sont attribués à des magasins ou à du matériel roulant sans aucune limite dans la créativité du tout-venant. Il y a une belle expression populaire de chez nous qui dit : « Matkhalatch chaaban maa ramdhan » (ne pas mêler le huitième mois [chaabane] avec l...
Des regards fuyants
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Des regards fuyants

Par Hamid Dahmani C’est généralement dans la rue que les regards se croisent. Avec les yeux, on communique, on observe, on analyse et on mémorise le visage des gens, des endroits et tout ce qui peut attirer notre attention. Tous les regardants ne sont pas du même bord, lorsqu’ils zieutent leur environnement. Et tous les gens ne regardent pas dans la même direction quand ils se baladent dans la rue. Il y a ceux qui ont la tête dans les nuages et qui essayent de regarder à travers les nuages qui les emportent. Tandis que d’autres adorent regarder les trains passer et qui ne s’arrêtent pas. Le regard qu’il soit mélancolique, fuyant, riant, inamical ou blasé, de tout un chacun est affiché selon l’humeur et la raison. Il y a le regard fixe, avec un rictus intimidant, pour faire peur aux pair...
Nul n’a le droit de souiller la robe noire
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Nul n’a le droit de souiller la robe noire

Par Me Mohammed Koulal* Il m’arrive souvent de suivre ou de lire certaines plaidoiries d’avocats d’autres cieux en me demandant s’ils sont vraiment plus compétents que nous autres ou si c’est le milieu dans lequel ils évoluent qui influe sur leur notoriété ? Pour en avoir le cœur net, je me suis référé aux plaidoiries de mes confrères (nationaux bien entendu !) et je suis arrivé à la conclusion que le niveau est presque le même, à la seule différence que, de l’autre côté de la barrière, il y a une écoute et une appréciation des interventions de la défense. Le rôle de l’avocat est de combattre l’inégalité et l’illégalité, soit dans la procédure, soit dans l’application de la Loi. Pour lui, la notion de justice relève de la morale et de la vertu. Quand l’Avocat et le Juge son...
«Ya m’zawek men bara…» ou le règne du faux !
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«Ya m’zawek men bara…» ou le règne du faux !

Par Hamid Dahmani L’autre jour, un vendeur de vieilleries m’a fourgué une vraie-fausse montre qui avait pourtant l’allure d’un objet de collection. Une montre mécanique avec un joli bracelet, qui n’était pas en réalité aussi authentique comme je le pensais et comme le jurait le marchand. Une montre de poignée, estampillée du nom d’une marque bien connue dans le monde de l’horlogerie. Mais, en réalité, après l’avoir examiné sommairement, j’ai eu un petit doute sur son authenticité, il m’a semblé évident que j’étais en présence d’un produit de contrefaçon assez bien imité. Sur le champ, avec le coup de cœur, je n’y ai vu que du feu. Une belle montre en apparence de bonne qualité qui faisait des tic-tacs comme toutes les montres qu’on trouve dans les souks de toutes les transactions floues...
Une histoire suspecte
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Une histoire suspecte

Par Hamid Dahmani Quelles drôles d’histoires avec ces passagers de dernière minute, où des gens « biens », vacant librement à leurs affaires, sont embarqués injustement, juste parce qu’ils se trouvaient par hasard au mauvais moment et au mauvais endroit. Leur tort est de déambuler sur un mauvais chemin supposé suspect. Ailleurs aussi, des compatriotes exténués et souffrants du mal du pays, qui se trouvent sur une autre terre d’asile depuis très longtemps, sont des indésirables et bons pour un embarquement à bord, ils attendent eux aussi d’être embarqués pour un retour au pays qui semble les rejeter ouvertement. Alors que d’autres passagers, par contre, se sont embarqués de leur propre chef dans des embarcations vétustes pour quitter clandestinement le pays dans une mer démo...
Rendez-vous à la derrière*
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Rendez-vous à la derrière*

Par Rabah Toubal* Amar, un fervent supporter de l'équipe de la rue Constantine, fief de la fameuse bande des 13, qui terminait le cornet de «créponné» acheté dix minutes auparavant chez aammi Matarès, à l'angle des rues Constantine et Saint Augustin, de la petite mosquée dite «Zaouia», a remarqué, depuis son arrivée au petit bois des mouvements suspects, à l'orée de la forêt, de jeunes qu'il savait appartenir à la bande du bidonville de Bouabbaz, perché sur les hauteurs du bois des pins. Il a immédiatement fait part de ses soupçons à Azzouz, « l’entraineur » de l'équipe de la rue Constantine. Azzouz le rassura tout de suite en lui apprenant qu'un « traité de paix » a été conclu, il y a trois ans, entre la bande de la rue Constantine et celle de Bouabbaz, qui en a toujours respecté les c...
Merci Monsieur le professeur
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Merci Monsieur le professeur

Pr Ali Dahoumane Dans ma ville, une simple rue séparait l’école primaire où je poursuivais mes études du lycée qui était en ce temps-là le rêve et l’espoir des élèves que nous étions. Malheureusement, entre les deux établissements se dressait une véritable barrière qui était symbolisée par l’examen de 6ème qu’il fallait réussir pour avoir droit de s’assoir sur les bancs de ce prestigieux lycée qui constituait alors la fierté de tous les habitants de la ville. Ayant réussi à mon examen de 6°, j’ai pu enfin pénétrer avec tous les honneurs dans l’enceinte de ce grand lycée et rejoindre ma classe. Cet automne- là, j’avais une nouvelle classe, des nouveaux camarades et de nouveaux professeurs. Tout était nouveau pour moi. Tour à tour, les professeurs des différentes matières se présentaie...
Le feu et la cendre
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Le feu et la cendre

Par Hamid Dahmani Indexée au répertoire de notre terroir, une expression populaire relative à la mauvaise éducation des enfants dit que « le feu produit la cendre ». Cet adage atteste que le père et l’enfant possèdent les mêmes gènes et donc les mêmes vices qui ne les quittent pas tout au long de leur vie. On sait que le feu est violent et que la cendre cache des braises qui sommeillent. Le feu se terre dans un foyer de cendres et s’éveille au moindre souffle d’air pour embraser et ravager tout ce qui s’enflamme. Les gens ont toujours comparé l’enfant mal élevé à l’excès de tolérance du père. « Men bekri », ont dit que l’enfant ressemble comme une goutte d’eau à son géniteur. « T’fol ichebeh lebouyou ». Cette expression est confortée par une au...