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LA VALLEE DU CHELIF ACCUEILLE LA LITTERATURE ALGERIENNE
Chroniques, Culture

LA VALLEE DU CHELIF ACCUEILLE LA LITTERATURE ALGERIENNE

OEUVRES EN PARTAGE : LE RECUEIL DE JACQUELINE BRENOT                     PAR DJILALI BENCHEIKH Notre ami et confrère Djilali Ben cheikh nous a quittés aujourd'hui. L'écrivain et journaliste originaire d'El Attaf avait 80 ans. Voici un article qu'il a publié sur le journal Le Chélif à la sortie du premier recueil de chroniques littéraires de Jacqueline Brenot. Les Presses du Chélif inaugurent leur parcours éditorial avec une œuvre originale, vivante et multiple consacrée à la littérature algérienne et à ses diverses vibrations. Ces « Œuvres en partage »- le titre du recueil- on les doit à Jacqueline Brenot qui est devenue incontournable au Chélif depuis quelques mois. Écrivaine et plasticienne, l’ancienne prof a irrigué régulièrement l’hebdomadaire de ses chroniques litté...
Les vieux sont impitoyables… et pas très commodes !
Chroniques, Sans catégorie

Les vieux sont impitoyables… et pas très commodes !

Par Hamid Dahmani « Âand echib, yaqwa el îib » (avec les cheveux blancs, s’accentue le cynisme). Cette vieille expression populaire est utilisée couramment dans notre pays. On raconte qu’une fois un sexagénaire s’était remarié une seconde fois pour prendre une deuxième femme (zawdja) tout en gardant la première. Aussi, pour être juste et équitable envers ses deux épouses, notre bienheureux bonhomme partageait ses nuits entre les deux foyers. Lorsqu’il se rendait chez la jeune épouse (lemra s’ghira), cette dernière le prenait dans ses bras et lui enlevait avec ses petits doigts fins, les cheveux blancs, signe du vieillissement, qui avaient envahis et blanchis toute la chevelure de son conjoint. Et quand il revenait auprès de sa vieille épouse (laâdjouza), elle le prenait aussi ...
« Kount b’iid! »
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« Kount b’iid! »

Par Hamid Dahmani Cela s’est passé dans une ambiance bon enfant, dans un café populaire de la ville où nous étions rassemblés au beau milieu d’une djemaa noyée dans la fumée de tabac et le brouhaha intense digne d’un souk hebdomadaire. On était bien attablé, avec beaucoup de « machroubetes» chaudes et fraiches et la discutaille allait bon train dans le rire jusqu’au délire. Tandis qu’un groupe produisait de la parlotte futile, d’autres avaient l’esprit ailleurs et les yeux rivés sur leurs Smartphones, ils semblaient être captivés par le sorcier du Net. Tout le monde causait d’une voix appuyée et forte pour que l’on puisse s’entendre clairement. Chacun parlait comme il pouvait, et le plus gros de la discussion reposait essentiellement sur la CAN 2024, la retransmission des matchs et...
Le blanc n’est pas tout blanc
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Le blanc n’est pas tout blanc

Par Hamid Dahmani Dans la nature qui nous entoure, il y a un mélange de couleurs qui donne de l'éclat à la vie. De belles tonalités végétales et minérales qui rayonnent sur notre quotidien et qui ont une signification particulière dans la vie des humains. Il y a les couleurs de la vivacité et de la liberté, les couleurs sombres et mélancoliques du chagrin, les couleurs de la joie, du bonheur et du bien-être. Et parmi toute cette myriade de couleurs, il y a le teint blanc. Un coloris qui signifie dans notre langage la pureté et la propreté. Une couleur dominante qui s’est fait une histoire au fil du temps. On se rappelle, il était une fois, une race dite blanche qui se prétendait suprême par rapport aux autres couleurs de la planète. Le blanc s'est toujours prévalu supérieur aux autres c...
Société, anarchie ou «folie collective»
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Société, anarchie ou «folie collective»

Par Mohammed KOULAL* Une société qui ne discerne pas les valeurs et les actions qui lui servent de motif pour évoluer est une société qui stagne. En violant les règles morales, elle se décompose. En restant passive devant les événements, elle ne pourra prévoir un avenir devant lequel elle se sentira impuissante et pessimiste du fait qu’elle subit la vie et donc incapable de la dominer. Cette société « râle » et n’agit pas. Par contre, une société responsable, animée par une réelle démarche citoyenne où l’intellectuel est entendu pour un monde meilleur et juste, est de ce fait dynamique, engagée et enthousiaste. C’est sur les instigateurs d’un monde meilleur que la société doit compter et qui sont les seuls capables de porter le poids des problèmes et résoudre les difficultés enracinés d...
Les gens de mon douar
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Les gens de mon douar

Par Hamid Dahmani Mon douar est un minuscule village perdu dans les méandres de l’isolement et de l’injuste oubli. Ma bourgade poussiéreuse est méprisée, parce qu’elle n’a pas de véritables tuteurs qui la défendent. Elle étouffe depuis des lustres du déficit de projets concrets et des inégalités sociales. L’injuste déséquilibre imposée par le système l’a écartée des grands projets de modernité urbaine. Pour faire taire les voix, on a construit hâtivement des cages dortoirs tout autour de mon douar, qui ont détruit tout le beau paysage d’antan, et puis, ils les ont distribuées avec le tintamarre populaire habituel. Ces extensions immobilières ont, au contraire, saturé la fluidité de la circulation et causé beaucoup d’autres contraintes au bien-être urbain. Cela fait des décennies enti...
La bannière étoilée et le cowboy au cigare
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La bannière étoilée et le cowboy au cigare

L’Amérique a tout le temps fasciné et séduit le monde. La grande statue érigée dans la baie de New York symbolisait alors la liberté et invitait les opprimés et les bannis de la terre à trouver refuge dans ce nouveau monde. Longtemps considérée comme le berceau des persécutés et des mal-nourris, elle accueillait alors ses larges bras pour accueillir les migrants qui venaient des quatre coins du monde pour fuir la famine et la pauvreté. L’image du cow-boy parcourant les vastes plaines pour faire régner l’ordre et la justice a changé parce que le cavalier a pris une autre direction. Il ne défend plus la veuve et l’orphelin mais il est responsable de tous les désastres qui endeuillent la planète. Sous de ridicules prétextes, le cow-boy a bombardé l’Irak comme il a créé le désordre en Syrie...
Des sottises en live
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Des sottises en live

Par Hamid Dahmani Il dit qu’autrefois « le messie a guéri des aveugles, des lépreux mais jamais des sots ». Tant que la terre tournera sur elle-même, il y aura des bornés, des têtus et des stupides qui prospèreront au vu et au su de tout le monde, juste en jouant aux dingues pour s’amuser et faire le pitre pour la galerie. Les tocards sont en train de gagner du terrain et occupent la scène avec leurs stupidités, et les imbécilités avec le rire ou le fou rire dans ce monde trop tolérant. En vérité, le répertoire familial est très épais lorsque l’on se penche sérieusement sur la « bête » pour en savoir plus cette époque prospère pour les uns et mélancolique pour d’autres. Les sots et les sottises de cette époque pullulent comme des fourmis et occupent le terrain, chaque jour ...
Des enseignes embarrassantes
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Des enseignes embarrassantes

Par Hamid Dahmani Les enseignes commerciales qui pullulent un peu partout dans les rues sont en train d’envahir l'espace public sans aucune limite. Des plaques conçues dans toutes sortes de matériaux et sans norme aucune, avec des appellations qui étonnent et qui fâchent quand on les découvre pour la première fois. Des noms qui n’ont aucune relation avec le métier ou le service qu’exercent les propriétaires des commerces, et les désignations commerciales sont adoptées souvent par improvisation. Des noms et des symboles sont attribués à des magasins ou à du matériel roulant sans aucune limite dans la créativité du tout-venant. Il y a une belle expression populaire de chez nous qui dit : « Matkhalatch chaaban maa ramdhan » (ne pas mêler le huitième mois [chaabane] avec l...
Des regards fuyants
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Des regards fuyants

Par Hamid Dahmani C’est généralement dans la rue que les regards se croisent. Avec les yeux, on communique, on observe, on analyse et on mémorise le visage des gens, des endroits et tout ce qui peut attirer notre attention. Tous les regardants ne sont pas du même bord, lorsqu’ils zieutent leur environnement. Et tous les gens ne regardent pas dans la même direction quand ils se baladent dans la rue. Il y a ceux qui ont la tête dans les nuages et qui essayent de regarder à travers les nuages qui les emportent. Tandis que d’autres adorent regarder les trains passer et qui ne s’arrêtent pas. Le regard qu’il soit mélancolique, fuyant, riant, inamical ou blasé, de tout un chacun est affiché selon l’humeur et la raison. Il y a le regard fixe, avec un rictus intimidant, pour faire peur aux pair...