L'Algérie de plus près

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« L’khbar » fait taire les ragots
Chroniques, Sans catégorie

« L’khbar » fait taire les ragots

Par Hamid Dahmani Dans cette existence, les gens sont gavés de vraies et de fausses nouvelles. Aussi, il y a une expression populaire du bled qui qui affirme que : « El’khbar ijibouh ness etouala », ce qui veut dire littéralement : « La nouvelle est ramenée par les derniers venus ». Cette locution signifie que la vérité éclatera le moment venu pour prouver le contraire de ce qui est assertion ou rumeur infondée. Ce proverbe populaire exprime une attitude de sagesse pour contredire la fausse nouvelle. « L’khbar », ou la vraie nouvelle, est une délivrance pour ceux qui espèrent et qui attendent que la lumière soit faite pour mettre à nu et démasquer les hypocrites qui les harcèlent. Quand ils veulent démentir des ragots ou une injustice, les acca...
« Echebâne mahou dari beldjiâne »
Chroniques

« Echebâne mahou dari beldjiâne »

Par Hamid Dahmani Injuste est la vie dans ce douar plein d’inégalité, qui favorise comme toujours les plus opulents et qui offre de la viande à ceux qui n’ont pas de dents. On rabâche que ce sont toujours les mêmes édentés qui profitent de la générosité de la vie pour s’en mettre plein la gueule en ces temps de maigre pitance. Il y a ceux qui mangent et s’empiffrent de bonne chair et ceux qui regardent et qui n’ont pas trouvé une datte sèche à se mettre sous la dent. « Edenia taati l’ham li maandouch lesnene » (la vie donne la viande à ceux qui n’ont pas de dents). A chacun son destin, qu’il soit bon ou mauvais. Et ceux qui manquent de bol ont appris à s’y faire et surtout à ne pas se plaindre. C’est une drôle de vie pour les dupes de la vie : les lève-tôt ne mangeront...
« On a écrit à Alger » !
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« On a écrit à Alger » !

Par Hamid Dahmani Certains lieux administratifs continuent à pâtir du comportement de certains responsables qui se croient obligés d’afficher leur mépris envers le citoyen en quête d’informations ou venu s’enquérir de droits en souffrance au fond des tiroirs des services du « contentieux ». Ainsi, pour justifier cette carence qui dure depuis une éternité, il y a une vieille astuce qu’utilisent ces bureaucrates pour se débarrasser de requérants agaçants. Rodés par la machine bureaucratique, certains responsables s’empressent de liquider ces réclamants trop pesants en leur récitant toute une litanie sur la complexité des rouages administratifs qui caractérise les institutions de la république. En effet, quand les requérants se présentent devant ces responsables, ces derniers ont...
Vivre avec son âge !
Chroniques

Vivre avec son âge !

Par Hamid Dahmani Les gens courtois ne demandent jamais à une femme de donner son âge publiquement parce que c’est une question inopportune qui fâche la gente féminine. Dans cette vie contemporaine, l’âge mûr chez la femme est un véritable casse-tête dans nos sociétés. Demander à une dame son âge n’est pas convenable ni galant de la part d’un homme indiscret. Aux yeux des gens averti, la femme quel que soit son âge, demeure une créature adorable qui garde son élégance et sa valeur quand bien même son âge serait vénérable. Généralement, dans la vie du sexe dit « faible », les concernées n’aiment pas dévoiler leur âge en public pour éviter les réflexions déplaisantes et les mauvaises langues. La femme est une moitié de l’homme, elle est très fragile, au lieu de lui poser des ...
Passe, passe le temps !
Chroniques

Passe, passe le temps !

Par Abdelkader Ham. « Tous les blancs ont une montre, mais personne n’a le temps » Proverbe africain Où sont passés les temps bénis où, chaque jour que dieu fait, l’on avait pour devise et règle de conduite immuable de s’inquiéter l’un pour l’autre, d’être à l’affut des nouvelles de ses proches et amis, de demander avec insistance et régularité ce que deviennent les Autres ? Un de mes amis m’a raconté qu’un jour, il n’a pu se rendre au marché hebdomadaire à cause d’un imprévu de dernière minute. L’après-midi, de retour du marché, son voisin qui habite à environ trois kilomètres de sa maison lui a envoyé son fils aîné pour s’enquérir des véritables circonstances qui l’ont empêché d’aller au marché comme d’habitude. Ça aurait pu être à cause d’une contrainte financière, avait pensé ...
Incultes, prétentieux et arrogants, les faiseurs de mal polluent notre société.
Chroniques, Réflexion

Incultes, prétentieux et arrogants, les faiseurs de mal polluent notre société.

Par Me Mohammed Koulal C’est en rêve seulement que les êtres nous paraissent doux et gentils. Certains nous font croire aussi qu’il est de notre intérêt de les avoir à nos côtés afin qu’un jour ou l’autre, ils puissent nous être utiles … Dans la vie réelle, ce sont des cailloux aux aspérités acérées sur lesquels on se heurte et on se blesse. À trop vouloir impressionner les sages et les hommes d’expérience que la vie a forgés, en faisant montre de ce qu’ils possèdent comme biens matériels, les têtes vides démontrent, à l’entêtement, qu’ils n’ont aucun respect pour le savoir et le monde de la connaissance. Prétentieux, imbus de leur petite personne, leur tête vide les rend arrogants ! Ne dit-on pas que les têtes vides sont plus dangereuses que les têtes nucléaires ? ...
Rendre l’ordinaire extraordinaire
Chroniques

Rendre l’ordinaire extraordinaire

Par Hamid Dahmani Dans cette existence méli-mélo, la vie est un cadeau extraordinaire et la mort un fait ordinaire de fin de vie. La dimension du monde est extraordinaire dans sa conception. Par contre, dans les bleds figés dans le temps, elle reste un lieu ordinaire. Tout ce qui est gigantesque et éblouissant dans l’existence attire l’esprit et l’envie. On se demande pourquoi on ne veut pas rendre notre ordinaire extraordinaire dans ce vaste territoire. Pourtant, c’est si facile de sauter de l’ordinaire vers l’extraordinaire. Il suffit d’ajouter un seul petit mot de cinq lettres comme « extra » et nous y sommes « ki h’na ki ness » (comme les gens du reste du monde). L’endormissement est un fait divers et une passion ordinaire chez les gens mous. Le travail e...
Pas de bol !
Chroniques, Sans catégorie

Pas de bol !

Par Hamid Dahmani Il y a un proverbe du bled qui dit de quelqu’un qui est malchanceux et qui cumule les échecs : « Celui-là, même si on l’envoyait à la mer, il la trouvera asséchée ». En arabe darija : « Hadhak irouh lelb’har isibou nachef ». Quand les malchanceux sont résignés et abattus, ils renoncent à leurs objectifs et abandonnent faute de pouvoir faire face au destin et à la déception. La chance et la malchance sont deux événements opposés dans la vie. Avoir de la chance, « z‘har », est une aubaine bienheureuse. Etre malchanceux, ou avoir de la poisse, « mek’houss », est une infortune qui afflige l’individu. Dans un autre proverbe « chanceux », on dit : «El k’raa el merzouk, djih el naala men fez ». En arabe : « La chanc...
Le diable se fait vieux
Chroniques

Le diable se fait vieux

Hamid Dahmani Les gens les plus avertis disent que lorsque le diable fait sa tournée dans la rue, il monte toujours son âne en compagnie de ses petits pour se promener au milieu des mortels trop distraits. Aussi et à chacun de ses passages sur les dos d'âne qui le ralentissent sur les voies urbaines ou sur les sentiers ruraux, il y a toujours un diablotin qui dégringole de son « chouari » et qui se faufile au milieu de la foule à cause des secousses qui agitent les deux grands couffins attachés au bât de l'âne. Chuter du « chouari » de sa majesté le diable, signifie la fin des études pour l'élève après l'obtention du diplôme de la tromperie pour le disciple qui s'est perfectionné auprès de son géniteur. Lorsque le moment du « sevrage » arrive pour les petits diables, ils sont lâchés ...
Au début, ce n’était qu’un un simple jeu
Chroniques

Au début, ce n’était qu’un un simple jeu

Par Ali Dahoumane C’est un jeu qui nous calme et apaise nos esprits. Des fois, on atteint une forme d’ataraxie qu’on ne peut guère atteindre dans aucune autre circonstance. Il nous fait rêver et nous fait presque oublier que le prix de la pomme de terre est fou et qu’il ne cesse de monter, il nous permet d’oublier que le lait et l’huile sont indisponibles. Grâce à lui, la pauvreté, le chômage, la mal-vie et la cherté de vie n’ont aucune importance car ce qui compte le plus c’est de voir la balle franchir la ligne de but de l’équipe adverse. Durant la partie, il fait sortir de nos entrailles des cris de joie et de colère insoupçonnables. Il nous procure du bonheur et nous fait sentir qu’on est les meilleurs. Telle une fusée, il nous propulse au sommet du monde et nous permet de narguer l...