L'Algérie de plus près

Chroniques

Causerie moutonnière
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Causerie moutonnière

Par Hamid Dahmani Causons un peu chouia de n’importe quoi, juste pour faire dégager « dhikt errouh », l’ennui. Comme toutes les années passées, revenons à nos moutons, le temps est au sacrifice, et la causette va bon train dans la « zriba ». Il y a beaucoup de « hadra », loin de la vérité  et des yeux accusateurs. De la parlotte, uniquement pour faire grossir le mouton et le mensonge. La discussion tourne autour du mouton sur toutes les bouches, déjà pleines de salive. Les dents sont tirées et bien aiguisées comme des rasoirs en attendant le jour j.  Il y a de sérieuses causeries un peu partout sur kebch el Aid, comme on peut aussi trouver de drôles de causettes interminables sur la tête de bouzelouf. Il y a de quoi compter les moutons et s’end...
Le temps ne se prête pas pour le rêve… à défaut de visa.
Chroniques

Le temps ne se prête pas pour le rêve… à défaut de visa.

Par Hamid Dahmani De temps en temps, je marmonne tout seul entre les dents et j’ai une grande envie de renforcer mes désirs d’effacer du revers de la main mon lourd quotidien monotone qui me tue à petit feu. Mais, en attendant chaque jour qui se gomme de ma vie, je me dis dans la tête, tiens pour changer un peu de tonalité à ma lugubre existence dans ce coin isolé de ce territoire qui ne veut pas prendre le train du progrès et changer de cap pour se stabiliser. Beaucoup d’idées me traversent l’esprit et je me dis souvent pourquoi ne pas tenter l’impossible et sortir de ce trou à rat qui me rend la vie si difficile. Aussi, dans cette perspective, je me projette dans des rêves fous et je me vois prendre mon courage à deux mains pour prendre la tangente et sortir de cette atmosphère tueuse...
8 mai 1945 : le sésame des portes de l’enfer
Chroniques, Histoire

8 mai 1945 : le sésame des portes de l’enfer

Par Jacqueline Brenot L’analyse des discours produits en France durant les événements du 8 mai 1945 en Algérie -et des journées qui ont suivi- met en relief  un parti pris et une discrimination évidente qui n’ont été réexaminés dans les études académiques que depuis les années 1990. C’est ce que démontre l’imposante étude réalisée par Mehana Amrani, publiée aux Editions L’Harmattan en octobre 2017. Jacqueline Brenot nous en fait un résumé. Certains sujets trop «délicats» pour leur impact politique ont été longtemps «oubliés» ou «confinés», mais le travail de mémoire fait son œuvre et des études finissent toujours par surgir du puits de la Vérité, grâce à des esprits éclairés. C’est le cas de cet ouvrage de Mehana Amrani publié chez l’Harmattan. Présenter une étude de cette ample...
Les gens éclairés et les pots sourds
Chroniques

Les gens éclairés et les pots sourds

Par Hamid Dahmani Dans le sens familier, on sait que la lumière est synonyme de clarté et d’intelligence de l’esprit... La lumière est essentielle dans la vie des gens dans les endroits obscurs et mal éclairés. On dit que la vue c’est la vie et l’éclairage une lumière pour se diriger dans le noir. Dans la vie des êtres humains il y a des gens éclairés par leur savoir et, à l’opposé, il y en a d’autres qui sont ignorants et pas du tout éclairés dans leur vie misérable. Dans le bled de l’à-peu-près, il ne faut pas se hasarder dans les endroits sombres et très mal éclairés, car il y a des pièges qui pourraient faire trébucher n’importe qui sur les gros cailloux qui minent les passages ; l’on risque aussi de se casser les dents ou aller droit dans le mur à cause de la mauvaise vi...
Des temps hasardeux
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Des temps hasardeux

Par Hamid Dahmani Dans ce monde mouvementé, il y a des gens qui, tout au long de leur vie d’infortune, mènent une existence hasardeuse. Des gens niais qui errent au fil du temps et qui ne font pas les bons calculs de la vie. Ils sont désordonnés et n’ont pas d’objectif précis dans leur agenda pour vivre pleinement leur existence. Ils suivent leur destinée et n’ont pas d’ambitions dans leur vie professionnelles. Ils ne font pas de bilan de leur vie passée pour corriger leur destin. Ces routiniers vivent au jour le jour, et ce qui est gagné le jour et consommé le soir même en attendant les jours d’après. La vie avec ses retournements nous a appris que les jours de chance ne sont pas toujours au rendez–vous et ne répondent pas souvent présent lorsqu’on les sollicite dans les moments de tou...
« L’khbar » fait taire les ragots
Chroniques, Sans catégorie

« L’khbar » fait taire les ragots

Par Hamid Dahmani Dans cette existence, les gens sont gavés de vraies et de fausses nouvelles. Aussi, il y a une expression populaire du bled qui qui affirme que : « El’khbar ijibouh ness etouala », ce qui veut dire littéralement : « La nouvelle est ramenée par les derniers venus ». Cette locution signifie que la vérité éclatera le moment venu pour prouver le contraire de ce qui est assertion ou rumeur infondée. Ce proverbe populaire exprime une attitude de sagesse pour contredire la fausse nouvelle. « L’khbar », ou la vraie nouvelle, est une délivrance pour ceux qui espèrent et qui attendent que la lumière soit faite pour mettre à nu et démasquer les hypocrites qui les harcèlent. Quand ils veulent démentir des ragots ou une injustice, les acca...
« Echebâne mahou dari beldjiâne »
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« Echebâne mahou dari beldjiâne »

Par Hamid Dahmani Injuste est la vie dans ce douar plein d’inégalité, qui favorise comme toujours les plus opulents et qui offre de la viande à ceux qui n’ont pas de dents. On rabâche que ce sont toujours les mêmes édentés qui profitent de la générosité de la vie pour s’en mettre plein la gueule en ces temps de maigre pitance. Il y a ceux qui mangent et s’empiffrent de bonne chair et ceux qui regardent et qui n’ont pas trouvé une datte sèche à se mettre sous la dent. « Edenia taati l’ham li maandouch lesnene » (la vie donne la viande à ceux qui n’ont pas de dents). A chacun son destin, qu’il soit bon ou mauvais. Et ceux qui manquent de bol ont appris à s’y faire et surtout à ne pas se plaindre. C’est une drôle de vie pour les dupes de la vie : les lève-tôt ne mangeront...
« On a écrit à Alger » !
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« On a écrit à Alger » !

Par Hamid Dahmani Certains lieux administratifs continuent à pâtir du comportement de certains responsables qui se croient obligés d’afficher leur mépris envers le citoyen en quête d’informations ou venu s’enquérir de droits en souffrance au fond des tiroirs des services du « contentieux ». Ainsi, pour justifier cette carence qui dure depuis une éternité, il y a une vieille astuce qu’utilisent ces bureaucrates pour se débarrasser de requérants agaçants. Rodés par la machine bureaucratique, certains responsables s’empressent de liquider ces réclamants trop pesants en leur récitant toute une litanie sur la complexité des rouages administratifs qui caractérise les institutions de la république. En effet, quand les requérants se présentent devant ces responsables, ces derniers ont...
Vivre avec son âge !
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Vivre avec son âge !

Par Hamid Dahmani Les gens courtois ne demandent jamais à une femme de donner son âge publiquement parce que c’est une question inopportune qui fâche la gente féminine. Dans cette vie contemporaine, l’âge mûr chez la femme est un véritable casse-tête dans nos sociétés. Demander à une dame son âge n’est pas convenable ni galant de la part d’un homme indiscret. Aux yeux des gens averti, la femme quel que soit son âge, demeure une créature adorable qui garde son élégance et sa valeur quand bien même son âge serait vénérable. Généralement, dans la vie du sexe dit « faible », les concernées n’aiment pas dévoiler leur âge en public pour éviter les réflexions déplaisantes et les mauvaises langues. La femme est une moitié de l’homme, elle est très fragile, au lieu de lui poser des ...
Passe, passe le temps !
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Passe, passe le temps !

Par Abdelkader Ham. « Tous les blancs ont une montre, mais personne n’a le temps » Proverbe africain Où sont passés les temps bénis où, chaque jour que dieu fait, l’on avait pour devise et règle de conduite immuable de s’inquiéter l’un pour l’autre, d’être à l’affut des nouvelles de ses proches et amis, de demander avec insistance et régularité ce que deviennent les Autres ? Un de mes amis m’a raconté qu’un jour, il n’a pu se rendre au marché hebdomadaire à cause d’un imprévu de dernière minute. L’après-midi, de retour du marché, son voisin qui habite à environ trois kilomètres de sa maison lui a envoyé son fils aîné pour s’enquérir des véritables circonstances qui l’ont empêché d’aller au marché comme d’habitude. Ça aurait pu être à cause d’une contrainte financière, avait pensé ...