L'Algérie de plus près

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Les « Negracha », ces éternels querelleurs  !
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Les « Negracha », ces éternels querelleurs !

Par Hamid Dahmani Dans la vie, il y a de bonnes journées pour les uns et de mauvaises journées pour les autres. C’est fou ce que les gens sont belliqueux et très mauvais quand ils se lèvent de bon matin du mauvais pied et passent leurs journées à râler sans interruption. Déjà, de bon matin, ils commencent à se lamenter de leurs douleurs dorsales et puis, ils en rajoutent en se plaignant de ne pas avoir fermé l’œil toute la nuit à cause de la chaleur et des moustiques qui les ont harcelés toute la nuit avec leurs piqûres et leurs bruits énervants. Les « Negracha » sont des mécontents qui cherchent des problèmes et que l’on croise tous les jours dans la rue aux heures de pointe. Ils toussent à plein poumons. Ils crachent et recrachent tous ce qui est indigeste dans leur estomac. L...
Jardin public ou parc d’attractions ?
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Jardin public ou parc d’attractions ?

Par Hamid Dahmani Les beaux jours d’antan sont toujours dans les parages, mais seulement dans le souvenir mélancolique d’autrefois. Ainsi, il était une fois un jardin séculaire qui a marqué notre enfance par sa beauté sauvage et sa végétation luxuriante et diversifiée. Jadis, ce paradis de la flore, situé au cœur de la cité, est une merveille héritée d’une époque douloureuse qui fait partie de notre grande histoire. C'est un jardin historique qui a un âge séculaire et qui faisait, en raison de sa splendeur, le sujet favori des photographes de cartes postales ; et elles sont nombreuses les images dédiées au jardin public et à la ville d’El Asnam que l’on revoit maintenant avec beaucoup de nostalgie chargée de tristesse. Sur les petits espaces gazonnés qui ont subsisté à une première o...
« H’rez rohak menou, hadhek wa’er ! »
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« H’rez rohak menou, hadhek wa’er ! »

Par Hamid Dahmani Dans cette existence, il y a des personnes faciles et des personnes difficiles. On trouve aussi des personnes éveillées et des personnes molles pour équilibrer le vivre-ensemble. « Kayen » aussi et même beaucoup de personnes soumises et, à l'inverse, des personnes rebelles qui n'acceptent pas de se faire marcher sur les pieds. La sensibilité des gens n'est pas identique dans cette vie dure et insensible. Dans cet univers, Il y a en effet des gens qu'on malmène à longueur de journée, qui sont bousculés, insultés et humiliés publiquement et qui ne réagissent même pas pour chasser les mouches qui les importunent. Ces gens-là sont surnommés dans l’argot populaire algérien de «fercha» parce qu'ils ne réagissent pas quand ils sont «blessés» dans leur amour propre. En parallè...
Tlazou ! Serrez-vous !
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Tlazou ! Serrez-vous !

Par Hamid Dahmani « Tlazou » en darija et « serrez-vous » en langue roumie, est une action de compression qui signifie : utiliser un petit espace non fonctionnel pour caser plusieurs personnes à contrecœur. On raconte une fois, dans ce monde incroyable, qu'un grand bateau de transport maritime effectuait la navette sur les flots de la mer Méditerranée entre deux proches pays pour transporter des voyageurs entre les deux États. C’était un bateau ordinaire comme tous les rafiots qui voguaient sur les flots et qui ne faisaient pas montre que les clients étaient rois, loin s'en faut. Le personnel navigant n’affichait de la considération qu'à quelques passagers, ceux ayant payé le prix fort, qu'ils servaient et encadraient tout le long de la traversée. C’était un bateau vétuste qui flotta...
Mignon comme une gazelle
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Mignon comme une gazelle

Par Hamid Dahmani Dans une expression populaire sortie des profondeurs du terroir, on dit que « tout laideron est une gazelle aux yeux de sa mère ». En dialecte arabe algérien, ça devient :« Koul khanfous aand mou ghezal ». En vérité, Il ni y a pas photo là-dessus. Il ne fait aucun doute que cette expression se veut une affirmation d’un sentiment d’amour indéfectible de la mère pour son enfant même s’il est disgracieux. Certains gens sont virulents et se moquent gratuitement de leurs vis-à-vis, faisant des remarques malintentionnées à ces malchanceux de la vie. Un enfant avec des séquelles sur le corps est une souffrance douloureuse pour la mère qui supporte mal le regard des autres sur lui. L’enfant est un cadeau du ciel et ce don est accepté comme une offrande divine à la mère. Un...
Causerie moutonnière
Chroniques

Causerie moutonnière

Par Hamid Dahmani Causons un peu chouia de n’importe quoi, juste pour faire dégager « dhikt errouh », l’ennui. Comme toutes les années passées, revenons à nos moutons, le temps est au sacrifice, et la causette va bon train dans la « zriba ». Il y a beaucoup de « hadra », loin de la vérité  et des yeux accusateurs. De la parlotte, uniquement pour faire grossir le mouton et le mensonge. La discussion tourne autour du mouton sur toutes les bouches, déjà pleines de salive. Les dents sont tirées et bien aiguisées comme des rasoirs en attendant le jour j.  Il y a de sérieuses causeries un peu partout sur kebch el Aid, comme on peut aussi trouver de drôles de causettes interminables sur la tête de bouzelouf. Il y a de quoi compter les moutons et s’end...
Le temps ne se prête pas pour le rêve… à défaut de visa.
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Le temps ne se prête pas pour le rêve… à défaut de visa.

Par Hamid Dahmani De temps en temps, je marmonne tout seul entre les dents et j’ai une grande envie de renforcer mes désirs d’effacer du revers de la main mon lourd quotidien monotone qui me tue à petit feu. Mais, en attendant chaque jour qui se gomme de ma vie, je me dis dans la tête, tiens pour changer un peu de tonalité à ma lugubre existence dans ce coin isolé de ce territoire qui ne veut pas prendre le train du progrès et changer de cap pour se stabiliser. Beaucoup d’idées me traversent l’esprit et je me dis souvent pourquoi ne pas tenter l’impossible et sortir de ce trou à rat qui me rend la vie si difficile. Aussi, dans cette perspective, je me projette dans des rêves fous et je me vois prendre mon courage à deux mains pour prendre la tangente et sortir de cette atmosphère tueuse...
8 mai 1945 : le sésame des portes de l’enfer
Chroniques, Histoire

8 mai 1945 : le sésame des portes de l’enfer

Par Jacqueline Brenot L’analyse des discours produits en France durant les événements du 8 mai 1945 en Algérie -et des journées qui ont suivi- met en relief  un parti pris et une discrimination évidente qui n’ont été réexaminés dans les études académiques que depuis les années 1990. C’est ce que démontre l’imposante étude réalisée par Mehana Amrani, publiée aux Editions L’Harmattan en octobre 2017. Jacqueline Brenot nous en fait un résumé. Certains sujets trop «délicats» pour leur impact politique ont été longtemps «oubliés» ou «confinés», mais le travail de mémoire fait son œuvre et des études finissent toujours par surgir du puits de la Vérité, grâce à des esprits éclairés. C’est le cas de cet ouvrage de Mehana Amrani publié chez l’Harmattan. Présenter une étude de cette ample...
Les gens éclairés et les pots sourds
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Les gens éclairés et les pots sourds

Par Hamid Dahmani Dans le sens familier, on sait que la lumière est synonyme de clarté et d’intelligence de l’esprit... La lumière est essentielle dans la vie des gens dans les endroits obscurs et mal éclairés. On dit que la vue c’est la vie et l’éclairage une lumière pour se diriger dans le noir. Dans la vie des êtres humains il y a des gens éclairés par leur savoir et, à l’opposé, il y en a d’autres qui sont ignorants et pas du tout éclairés dans leur vie misérable. Dans le bled de l’à-peu-près, il ne faut pas se hasarder dans les endroits sombres et très mal éclairés, car il y a des pièges qui pourraient faire trébucher n’importe qui sur les gros cailloux qui minent les passages ; l’on risque aussi de se casser les dents ou aller droit dans le mur à cause de la mauvaise vi...
Des temps hasardeux
Chroniques

Des temps hasardeux

Par Hamid Dahmani Dans ce monde mouvementé, il y a des gens qui, tout au long de leur vie d’infortune, mènent une existence hasardeuse. Des gens niais qui errent au fil du temps et qui ne font pas les bons calculs de la vie. Ils sont désordonnés et n’ont pas d’objectif précis dans leur agenda pour vivre pleinement leur existence. Ils suivent leur destinée et n’ont pas d’ambitions dans leur vie professionnelles. Ils ne font pas de bilan de leur vie passée pour corriger leur destin. Ces routiniers vivent au jour le jour, et ce qui est gagné le jour et consommé le soir même en attendant les jours d’après. La vie avec ses retournements nous a appris que les jours de chance ne sont pas toujours au rendez–vous et ne répondent pas souvent présent lorsqu’on les sollicite dans les moments de tou...