L'Algérie de plus près

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La guerre d’Algérie, ses traumas et ses femmes
Chroniques, Culture, Des femmes et des lettres

La guerre d’Algérie, ses traumas et ses femmes

Par Jacqueline BRENOT* L’Algérie, son histoire et son destin intéressent au plus haut point les chercheurs universitaires algériens et étrangers. Parmi eux, l’essayiste américaine Mildred Mortimer qui étudie le pays et sa trajectoire depuis 1961. L’écriture documentée et ajustée est une arme imparable contre l’amnésie. L’essayiste américaine Mildred Mortimer, professeur de Littérature francophone à l’Université du Colorado, a étudié l’œuvre d’écrivaines algériennes racontant leur expérience de la guerre dans des témoignages autobiographiques ou fictionnels, auxquels s’ajoutent des documents authentiques. Ces histoires participent d’un récit collectif nécessaire pour découvrir les voix et le militantisme de chacune et mesurer leur effort de guerre. Cette recherche commencée en 1...
Qui se sent morveux se mouche !
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Qui se sent morveux se mouche !

Par Hamid Dahmani Il existe une expression proverbiale vieille comme l’arbitraire qui règne sur ce territoire souffre-douleur à la recherche d’une justice équitable qui dit ceci : « Qui se sent morveux se mouche » et ce, pour viser des personnes malveillantes qui ont tort et qui ont causé des injustices. Ah, si jeunesse pouvait et si vieillesse voulait bien faire la paix, le pays se porterait mieux dans l’intérêt de tous. Dans cet épilogue vieillissant, les jeunes ne peuvent pas sentir les vieux aïeuls, et ces derniers ne supportent pas non plus dans le cœur ces jeunots trop pétillants. Entre la jeunesse de demain et les machins du passé, toujours debout mais raides dans leurs godasses : « Il n y a pas photo  Ya ness ! » Messieurs, revenez à ...
Trêve de balivernes !
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Trêve de balivernes !

Par Hamid Dahmani Ces derniers temps, le climat est devenu fou -et flou- et le langage plein de balivernes dans cette contrée qui fonctionne selon les humeurs. Notre quotidien déborde de boniments qui inondent la scène de la « dachra ». Le temps est factice et pathétique, il a emprunté un chemin tordu qui le bloque et le rend mélancolique. Au bercail, macache beaucoup les idées pour rendre heureux les gens qui y vivent. Ce territoire a perdu totalement le Nord et la raison. L’heure est propice aux bonimenteurs qui ont pris notre ordinaire mesquin en otage, en nous abreuvant de faux discours sans queues ni têtes. Les demeurés qui sont à l’origine de tous nos problèmes osent nous tourmenter dans ces moments laxistes et incertains que nous vivons durement. Ils vendent, ils jurent, ils p...
Vers l’inconnu
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Vers l’inconnu

Par Sarra Boualam* Planqué sous un regard de noirceur, rempli de mélancolie maladive, tel un fugitif échappant à une prison sans refuge, la peur de ce que l'on peut appeler "futur" tourmente parfois nos pensées jusqu'à enflammer notre cœur, nous empêchant de nous aventurer, d'aimer et de chérir comme avant. C'est drôle comment la nature humaine peut nous mener à commettre des crimes indélébiles envers autrui, jusqu'à nous coller l'étiquette de criminel dans un monde où règne le pouvoir des fous. Ainsi, nous errons, prisonniers de nos propres tourments, cherchant une lueur d'espoir dans un univers où la folie et la désolation semblent dominer. cherchant des réponses à des milliers de questions, cherchant une route, un échappatoire entre les mots. Les syllabes me semblent ne plus avoir de...
Les « Negracha », ces éternels querelleurs  !
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Les « Negracha », ces éternels querelleurs !

Par Hamid Dahmani Dans la vie, il y a de bonnes journées pour les uns et de mauvaises journées pour les autres. C’est fou ce que les gens sont belliqueux et très mauvais quand ils se lèvent de bon matin du mauvais pied et passent leurs journées à râler sans interruption. Déjà, de bon matin, ils commencent à se lamenter de leurs douleurs dorsales et puis, ils en rajoutent en se plaignant de ne pas avoir fermé l’œil toute la nuit à cause de la chaleur et des moustiques qui les ont harcelés toute la nuit avec leurs piqûres et leurs bruits énervants. Les « Negracha » sont des mécontents qui cherchent des problèmes et que l’on croise tous les jours dans la rue aux heures de pointe. Ils toussent à plein poumons. Ils crachent et recrachent tous ce qui est indigeste dans leur estomac. L...
Jardin public ou parc d’attractions ?
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Jardin public ou parc d’attractions ?

Par Hamid Dahmani Les beaux jours d’antan sont toujours dans les parages, mais seulement dans le souvenir mélancolique d’autrefois. Ainsi, il était une fois un jardin séculaire qui a marqué notre enfance par sa beauté sauvage et sa végétation luxuriante et diversifiée. Jadis, ce paradis de la flore, situé au cœur de la cité, est une merveille héritée d’une époque douloureuse qui fait partie de notre grande histoire. C'est un jardin historique qui a un âge séculaire et qui faisait, en raison de sa splendeur, le sujet favori des photographes de cartes postales ; et elles sont nombreuses les images dédiées au jardin public et à la ville d’El Asnam que l’on revoit maintenant avec beaucoup de nostalgie chargée de tristesse. Sur les petits espaces gazonnés qui ont subsisté à une première o...
« H’rez rohak menou, hadhek wa’er ! »
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« H’rez rohak menou, hadhek wa’er ! »

Par Hamid Dahmani Dans cette existence, il y a des personnes faciles et des personnes difficiles. On trouve aussi des personnes éveillées et des personnes molles pour équilibrer le vivre-ensemble. « Kayen » aussi et même beaucoup de personnes soumises et, à l'inverse, des personnes rebelles qui n'acceptent pas de se faire marcher sur les pieds. La sensibilité des gens n'est pas identique dans cette vie dure et insensible. Dans cet univers, Il y a en effet des gens qu'on malmène à longueur de journée, qui sont bousculés, insultés et humiliés publiquement et qui ne réagissent même pas pour chasser les mouches qui les importunent. Ces gens-là sont surnommés dans l’argot populaire algérien de «fercha» parce qu'ils ne réagissent pas quand ils sont «blessés» dans leur amour propre. En parallè...
Tlazou ! Serrez-vous !
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Tlazou ! Serrez-vous !

Par Hamid Dahmani « Tlazou » en darija et « serrez-vous » en langue roumie, est une action de compression qui signifie : utiliser un petit espace non fonctionnel pour caser plusieurs personnes à contrecœur. On raconte une fois, dans ce monde incroyable, qu'un grand bateau de transport maritime effectuait la navette sur les flots de la mer Méditerranée entre deux proches pays pour transporter des voyageurs entre les deux États. C’était un bateau ordinaire comme tous les rafiots qui voguaient sur les flots et qui ne faisaient pas montre que les clients étaient rois, loin s'en faut. Le personnel navigant n’affichait de la considération qu'à quelques passagers, ceux ayant payé le prix fort, qu'ils servaient et encadraient tout le long de la traversée. C’était un bateau vétuste qui flotta...
Mignon comme une gazelle
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Mignon comme une gazelle

Par Hamid Dahmani Dans une expression populaire sortie des profondeurs du terroir, on dit que « tout laideron est une gazelle aux yeux de sa mère ». En dialecte arabe algérien, ça devient :« Koul khanfous aand mou ghezal ». En vérité, Il ni y a pas photo là-dessus. Il ne fait aucun doute que cette expression se veut une affirmation d’un sentiment d’amour indéfectible de la mère pour son enfant même s’il est disgracieux. Certains gens sont virulents et se moquent gratuitement de leurs vis-à-vis, faisant des remarques malintentionnées à ces malchanceux de la vie. Un enfant avec des séquelles sur le corps est une souffrance douloureuse pour la mère qui supporte mal le regard des autres sur lui. L’enfant est un cadeau du ciel et ce don est accepté comme une offrande divine à la mère. Un...
Causerie moutonnière
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Causerie moutonnière

Par Hamid Dahmani Causons un peu chouia de n’importe quoi, juste pour faire dégager « dhikt errouh », l’ennui. Comme toutes les années passées, revenons à nos moutons, le temps est au sacrifice, et la causette va bon train dans la « zriba ». Il y a beaucoup de « hadra », loin de la vérité  et des yeux accusateurs. De la parlotte, uniquement pour faire grossir le mouton et le mensonge. La discussion tourne autour du mouton sur toutes les bouches, déjà pleines de salive. Les dents sont tirées et bien aiguisées comme des rasoirs en attendant le jour j.  Il y a de sérieuses causeries un peu partout sur kebch el Aid, comme on peut aussi trouver de drôles de causettes interminables sur la tête de bouzelouf. Il y a de quoi compter les moutons et s’end...