L'Algérie de plus près

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Pour qui meurent les innocents 
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Pour qui meurent les innocents 

Par Rachid Ezziane Je n’oserai dire : pour qui sonne le glas, car il ne s’agit pas ici de « glas » annonçant la mort d’une personne âgée et qui était en fin de vie, mais de morts en « trombes » ininterrompues. Sauf que ces « trombes » n’apportent pas de la fraicheur et de la joie aux petites têtes mais elles les font voltiger en éparpillant sang et chair, au meilleur des cas, elles amputent bras et jambes. Sous les décombres, des corps déchiquetés se décomposent à la vitesse de la décadence de l’humanité… Les images sont surréalistes, voire insoutenables, sauf pour ceux qui en sont la cause de ce génocide à ciel ouvert et à armes inégales. Des fous s’en vont en guerre. Sans peur et sans morale. Aidés par les cousins « germains » aux yeu...
Allo le monde, comment va Gaza ?
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Allo le monde, comment va Gaza ?

Par Kawthar Bouhassoun. Ça pique ... le chemin est long, tellement long ... il fait chaud ... il fait froid ... pieds nus ... peu de vêtements ... des rires, des bruits ... ça fait mal ... un coup ... puis un autre ... des bleus ... encore une route ... encore un chemin ... encore un obstacle, puis deux ... trois, quatre ... combien en reste-il encore ? Des personnes, beaucoup de monde, la foule, des mains, puis une seule. Puis rien ... personne, solitude ...silence ... larmes, noir, chagrin, rires, joie. Mer, montagne, verdure, paix, puis tempête ... Rien ne va, tout est désordre, guerre, mal partout, haine et haine et encore haine. Peu d'amour, maladies ... Des non-dits ... des malentendus… respect, distance ... espoir, rêves ... tout se meurt. Mains ... puis rien ... brouillard...
Ce n’est pas la mer à boire
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Ce n’est pas la mer à boire

Par Hamid Dahmani Si le monde moderne continue à mépriser et à ignorer cette bonne vieille terre qui l’accueille à cette allure-là, bientôt nous aurons le gosier sec pendant un bon bout de temps pour voir l’espèce humaine et animale disparaitre doucement de cet univers. La terre est stressée et la vie n’est plus tranquille comme autrefois à cause des dangers qui la guettent. Les hommes jouent avec leurs vies ; ils ne veulent pas revenir à la raison et faire la paix avec la terre. Si ça continue avec cet entêtement et cette course effrénée vers le profit, tôt ou tard, on ne pourra pas crier derrière les têtus : « Ce n’est pas la mer à boire ». Et cette expression ne sera plus d’usage dans la bouche des assoiffés, elle disparaitra tout simplement de notre langage parce...
Un temps morne
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Un temps morne

Par Hamid Dahmani Quand la joie de vivre s’éclipse et que tous les autres plaisirs de la vie vous manquent dans cette existence très surveillée, la tristesse apparait au grand jour sur le visage et donne des signes mélancoliques dans le comportement des gens. Les muscles zygomatiques sont aux arrêts, ils ne fonctionnent plus comme avant à cause de la mauvaise humeur quotidienne qui colle à la peau. L’esprit se crispe et l’âme se retranche dans les profondeurs obscures de la routine tueuse qui a dressé sa guitoune dans ce douar poussiéreux. Le temps maussade est éternel et les feux sont éteints dans la région. Quelle vie de chien ! Les surveillés sont obligés de supporter toutes ces épreuves sans rechigner. Temporairement par arrêté permanent, il est interdit de rire, de dire, ...
L’exil « wella tamara »
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L’exil « wella tamara »

Par Hamid Dahmani La « harga » (l’émigration clandestine) est en vogue partout dans le monde où ça ne va pas pour les gens du peuple. Elle n’est pas un phénomène réservé uniquement aux Algériens, elle attire toutes les catégories de gens des deux sexes venus du reste du monde, esseulés ou en famille entière. Les gens désespérés, quand ils ne sont pas bien dans leurs peaux, veulent changer d’atmosphère et d’environnement pour goûter aux plaisirs de la vie. Ils fuient la mélancolie, ils redoutent l’injustice, ils recherchent le bien-être, ils veulent profiter de la belle vie, ils sont ambitieux, ils aiment la richesse, ils adorent la liberté, en clair ils veulent voir du monde ! Voilà les raisons primordiales recherchées par les candidats qui veulent partir de leurs pays ve...
En deux mots
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En deux mots

Par Hamid Dahmani. Brièvement, Il faut juste deux mots pour résumer un bla-bla somnolant et frustrant. Oui, Juste deux petits mots pour abréger une litanie ennuyeuse qui nous fait tourner la tête. En clair, deux mots raisonnables seulement pour sonner le glas des moulins à paroles qui nous cassent les pieds depuis l’ère de « Daqious ». Juste deux vocables pour raccourcir une discussion pleine de petits détails insignifiants. En deux mots, on peut clore un débat interminable sans fin, débité juste pour enquiquiner comme d’hab les plus sensés. En deux mots, on peut tout expliquer sans trop s’étaler sur des sujets monotones qui pourrissent la vie des malchanceux. Les gens sages qui ne parlent pas beaucoup ont libéré la parole et le pays en décidant, à partir de deux mots, de t...
La guerre d’Algérie, ses traumas et ses femmes
Chroniques, Culture, Des femmes et des lettres

La guerre d’Algérie, ses traumas et ses femmes

Par Jacqueline BRENOT* L’Algérie, son histoire et son destin intéressent au plus haut point les chercheurs universitaires algériens et étrangers. Parmi eux, l’essayiste américaine Mildred Mortimer qui étudie le pays et sa trajectoire depuis 1961. L’écriture documentée et ajustée est une arme imparable contre l’amnésie. L’essayiste américaine Mildred Mortimer, professeur de Littérature francophone à l’Université du Colorado, a étudié l’œuvre d’écrivaines algériennes racontant leur expérience de la guerre dans des témoignages autobiographiques ou fictionnels, auxquels s’ajoutent des documents authentiques. Ces histoires participent d’un récit collectif nécessaire pour découvrir les voix et le militantisme de chacune et mesurer leur effort de guerre. Cette recherche commencée en 1...
Qui se sent morveux se mouche !
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Qui se sent morveux se mouche !

Par Hamid Dahmani Il existe une expression proverbiale vieille comme l’arbitraire qui règne sur ce territoire souffre-douleur à la recherche d’une justice équitable qui dit ceci : « Qui se sent morveux se mouche » et ce, pour viser des personnes malveillantes qui ont tort et qui ont causé des injustices. Ah, si jeunesse pouvait et si vieillesse voulait bien faire la paix, le pays se porterait mieux dans l’intérêt de tous. Dans cet épilogue vieillissant, les jeunes ne peuvent pas sentir les vieux aïeuls, et ces derniers ne supportent pas non plus dans le cœur ces jeunots trop pétillants. Entre la jeunesse de demain et les machins du passé, toujours debout mais raides dans leurs godasses : « Il n y a pas photo  Ya ness ! » Messieurs, revenez à ...
Trêve de balivernes !
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Trêve de balivernes !

Par Hamid Dahmani Ces derniers temps, le climat est devenu fou -et flou- et le langage plein de balivernes dans cette contrée qui fonctionne selon les humeurs. Notre quotidien déborde de boniments qui inondent la scène de la « dachra ». Le temps est factice et pathétique, il a emprunté un chemin tordu qui le bloque et le rend mélancolique. Au bercail, macache beaucoup les idées pour rendre heureux les gens qui y vivent. Ce territoire a perdu totalement le Nord et la raison. L’heure est propice aux bonimenteurs qui ont pris notre ordinaire mesquin en otage, en nous abreuvant de faux discours sans queues ni têtes. Les demeurés qui sont à l’origine de tous nos problèmes osent nous tourmenter dans ces moments laxistes et incertains que nous vivons durement. Ils vendent, ils jurent, ils p...
Vers l’inconnu
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Vers l’inconnu

Par Sarra Boualam* Planqué sous un regard de noirceur, rempli de mélancolie maladive, tel un fugitif échappant à une prison sans refuge, la peur de ce que l'on peut appeler "futur" tourmente parfois nos pensées jusqu'à enflammer notre cœur, nous empêchant de nous aventurer, d'aimer et de chérir comme avant. C'est drôle comment la nature humaine peut nous mener à commettre des crimes indélébiles envers autrui, jusqu'à nous coller l'étiquette de criminel dans un monde où règne le pouvoir des fous. Ainsi, nous errons, prisonniers de nos propres tourments, cherchant une lueur d'espoir dans un univers où la folie et la désolation semblent dominer. cherchant des réponses à des milliers de questions, cherchant une route, un échappatoire entre les mots. Les syllabes me semblent ne plus avoir de...