L'Algérie de plus près

Culture

Rachid Ezziane, écrivain : « Dans l’histoire de l’Algérie, il y a matière à écrire d’innombrables romans historiques »
Culture, Littérature

Rachid Ezziane, écrivain : « Dans l’histoire de l’Algérie, il y a matière à écrire d’innombrables romans historiques »

L’écrivain Rachid Ezziane a publié récemment un roman historique intitulé : « De la Kabylie à la Nouvelle-Calédonie – Le roman de nos frères déportés » aux éditions Les Presses du Chélif. L’ouvrage nous transporte dans les années ayant suivi la conquête d’Alger et la progression de l’armée française en Kabylie. L’histoire a pour cadre un de ces nombreux villages kabyles où l’avancée des troupes françaises devenait inquiétante pour les habitants. Pour leur liberté, pour leur honneur, l’heure est venue aux hommes libres de se battre car "l’Histoire se répétait". Dans cet entretien, l’auteur nous en dit davantage sur sa façon de s'approprier l'histoire dans la littérature. Écoutons-le : Le Chélif : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Rachid Ezziane : Je suis algérien de na...
Ennaïr à Berardja : un doux parfum d’enfance
Culture, Patrimoine, Régions

Ennaïr à Berardja : un doux parfum d’enfance

Dans mon village natal d'El Berardja, relevant de la commune de Labiodh Medjadja, Ennaïr (Yennayer) n'était pas qu'une simple date sur le calendrier amazigh. C'était un moment de vie, un souffle d'héritage qui réunissait familles et voisins autour d'une table généreuse et d'un feu symbolique. Je me souviens des jours qui précédaient la fête, où l’effervescence était palpable. Les femmes du quartier s’activaient dans les cuisines, préparant les mets traditionnels avec un soin particulier. Le couscous, richement garni de légumes de saison et de viande séchée, trônait comme un roi sur la table. Il y avait aussi des galettes de semoule, des dattes sucrées et cette odeur caractéristique des épices qui semblaient raconter toute une histoire. Ennaïr était aussi la fête des symboles. Mon pèr...
«El aâm», une saveur si particulière à Tissemsilt !
Culture, Patrimoine, Régions

«El aâm», une saveur si particulière à Tissemsilt !

Enfants, on attendait avec impatience cette nuit de Yennayer ou « El aâm » comme on l’a toujours appelé. Le papa nous achetait « El m’khalat » ou « draze. » Je me rappelle très bien qu’il nous avait expliqué que le mot « draze » venait de l’adjectif « treize » qui voulait dire que ce mélange de friandises devait impérativement être constitué de treize produits. D’où l’appellation « draze » ou « el m’khalat » ! La maman, quant à elle, nous préparait un très bon couscous avec du poulet et c’était surtout « El m’khalat », le mélange de friandises, qu’on attendait avec impatience. En effet, une fois le diner terminé, place au partage de ce précieux m’khalat où chacun recevait sa part. C’était des bonbons, des gaufrettes, du chocolat, des cacahuètes, des amandes, du halwat etork, d...
« Adhaf oussegas » : des moments de bonheur et de joie à Breira
Culture, Patrimoine, Régions, Société

« Adhaf oussegas » : des moments de bonheur et de joie à Breira

C’est au début des années 1990 que j’ai commencé à prendre conscience des évènements et des choses qui m’entourent. À cette époque, Breira, ma commune natale, étaient coupée du reste du monde. Il n’y avait presque rien. Mais les gens vivaient en harmonie avec leurs rites et leur culture séculaire. À l’instar de tous les habitants de cette commune déshéritée, ma famille ne ratait aucune occasion pour célébrer les fêtes rituelles, religieuses ou autres. La commémoration de ces fêtes et traditions consistait à préparer des plats différents de ceux que l'on consomme d'habitude. Elles étaient aussi et surtout l'occasion idéale pour réunir la famille autour d'un repas festif. Parmi les fêtes que l’on célébrait régulièrement, celle du nouvel an amazigh. À Breira, commune rurale relevant de ...
Yennayer 2975 : l’année agraire amazighe débute à Timimoun
Culture

Yennayer 2975 : l’année agraire amazighe débute à Timimoun

Cette année, le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA) célèbre la fête rituelle ancestrale de Yennayer (nouvel an Amazigh 2975) à Timimoun, dans le sud-est du pays, sous le slogan : "Yennayer ... l’authenticité de l’Algérie triomphante tissée par les ksour du Gourara." Placées sous le haut patronage du président de la république, les festivités nationales marquant le nouvel an Amazigh ont débuté officiellement le jeudi et se poursuivront jusqu’au 12 janvier prochain. Elles se déroulent en parallèle avec la 5ème édition du prix du Président de la République de littérature et langue amazighes. Présidées par le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, les festivités ont été marquées par l’inauguration du fronton de l’aéroport de Timimoun transcrit dans les deux langues natio...
Réalisation des bibliothèques publiques : des mesures pour réactiver le programmede
Culture

Réalisation des bibliothèques publiques : des mesures pour réactiver le programmede

Le ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou, a indiqué ce jeudi à Alger devant les membres de l'APN que l'opération de réalisation et d'équipement des bibliothèques publiques se poursuivait à travers l'ensemble du territoire national. Le ministre a précisé que les principales contraintes qui ont ralenti l’opération sont en voie d’être levées. Lors d'une séance plénière de l'APN, consacrée aux questions orales, présidée par le vice-président de l'Assemblée, Zouhaier Nasri, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Kaouter Krikou et des membres du Gouvernement, M. Ballalou a souligné que son département ministériel poursuivait ses efforts de parachèvement et d'équipement des bibliothèques sectorielles de lecture publique, rappelant le plan national des bibliot...
Prix Stenine de photojournalisme : début de réception des candidatures
Culture, Médias

Prix Stenine de photojournalisme : début de réception des candidatures

Le coup d'envoi a été donné à Moscou pour l'ouverture des candidatures pour le 11ème Concours international de photojournalisme Stenine (http://stenincontest.ru https://stenincontest.com.) Le concours, portant le nom du correspondant photo spécial du groupe médiatique Rossiya Segodnya, tué en été 2014 près de Donetsk, a traditionnellement lancé l'ouverture des candidatures le jour de son anniversaire, le 22 décembre. La superviseuse du concours Stenine, Oksana Oleïnik, a indiqué que, comme les années précédentes, il est attendu un grand nombre d'œuvres intéressantes de jeunes photojournalistes, ajoutant que malgré toutes les difficultés et les turbulences dans le monde moderne, le concours attire traditionnellement l'attention des photographes professionnels de différents pays et con...
Comment enseigner la lecture, thème d’un colloque national à l’université de Chlef
Culture, Littérature

Comment enseigner la lecture, thème d’un colloque national à l’université de Chlef

« Lire, c’est boire et manger. Tout esprit qui ne lit pas maigrit, comme un corps qui ne mange pas », disait Victor Hugo. Et tout lecteur averti sait que la lecture est la source essentielle de l’intellectualité. De fait, la lecture doit être une priorité incontournable si l’on aspire à faire partie des esprits éclairés. Lire permet aussi d’acquérir les connaissances. Et si la lecture n’est pas une fin en soi, elle pourrait être un vice ou, à tout le moins, un plaisir. On lit pour voyager, se cultiver et éventuellement s’ouvrir à d’autres cultures. Pour ce faire, il est indispensable d’explorer des livres comme l’a bien dit Jules Renard : « Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. » La lecture est donc le fondem...
Littérature burkinabè : «L’ignorance des gens malins» ou le combat contre les « forces obscures »
Culture, Littérature

Littérature burkinabè : «L’ignorance des gens malins» ou le combat contre les « forces obscures »

L’expert en finance burkinabè, Wendsongré Jean Claude Yanogo, a marqué un tournant dans sa carrière en publiant son premier roman, «L’ignorance des gens malins». Ce livre, premier tome de la saga «Héritiers de Nèdéga», a été présenté au public le 20 décembre 2024 à Ouagadougou. Le Burkinabè vivant au Canada, Wendsongré Jean Claude Yanogo, vient de publier son premier son roman intitulé « l’ignorance des gens malins ». Expert en finances, il fait un saut dans le domaine littéraire. « Ce revirement sur la littérature, c’est vrai que ce n’est pas courant mais c’est tout à fait possible. Mes activités actuelles de chercheur en sciences sociales appliquées m’amènent à beaucoup de lecteurs. En plus de cela on est lié à sa propre culture. On est curieux d’aller vers d’autres horizons culturels...
Slimane Cherifi, poète et traducteur à propos du roman « Le fils du fellah » du Dr Tami Medjbeur : « Ce livre se doit d’être adapté à l’écran »
Culture, Littérature

Slimane Cherifi, poète et traducteur à propos du roman « Le fils du fellah » du Dr Tami Medjbeur : « Ce livre se doit d’être adapté à l’écran »

Le Dr Tami Medjbeur, médecin légiste, est né en 1926 dans un village de la vallée du Chélif et mort en 2005 à Oran, après y avoir exercé toute sa carrière durant. Il est l’auteur de plusieurs romans dont « Le fils du fellah », un ouvrage écrit en prison en 1958 et publié en 1961 aux « Éditions du Scorpion », qui a littéralement subjugué Slimane Cherifi, poète et auteur de Mascara, tout comme ceux qui ont lu attentivement ce fabuleux roman. Les nombreux faits historiques, les anecdotes sur la vie paysanne dans la plaine du Chélif et les drames, nombreux, qui s’y sont déroulés n’ont pas été sans provoquer un déclic chez M. Cherifi qui décida de traduire Le fils du fellah en arabe afin d’offrir au lectorat arabophone ce chef-d’œuvre de la littérature algérienne, malhe...