L'Algérie de plus près

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« Odyssée d’un enfant d’Orléansville 1954-1970 » d’Abderrahmane Benmokhtar
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« Odyssée d’un enfant d’Orléansville 1954-1970 » d’Abderrahmane Benmokhtar

Les séismes d’une enfance algérienne Par Jacqueline Brenot Comme les fruits d’un arbre arrivés à maturité se détachent de la sève nourricière, il en est de même des histoires longtemps mûries à la lumière de souvenirs vifs et qui, pour ne pas mourir d’oubli, viennent peupler la feuille blanche… Ainsi en est-il de cette histoire différée des années durant, mais si présente. La mémoire des ancêtres a la dent dure et le verbe coriace. Abderrahmane Benmokhtar dut se soumettre aux impératifs du clan et fourbir ses armes d’écrivain pour «faire revivre un passé» dans sa ville natale d’«El Asnam-Orléansville». Par un hommage posthume rendu séparément à ses parents, l’auteur ouvre les pages de son existence et de tous ceux qui ont peuplé cette région marquée par le destin. Ainsi, avec l’év...
Son mémorial ne sera pas construit : Chlef ignore Hassiba Benbouali
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Son mémorial ne sera pas construit : Chlef ignore Hassiba Benbouali

Par Youcef El Meddah «Suite à votre correspondance N°XXX/MA/CAB/2015 au sujet du projet de construction d’un complexe culturel-Musée dédié à la mémoire de la chahida Hassiba Benbouali, j’ai le plaisir de vous informer que notre équipe d’architectes dirigée par M. XX est disposée à se déplacer afin de rencontrer vos services dans le but d’examiner l’assiette foncière qui sera dédiée à ce projet. (…) Je reste confiant en votre soutien et en celui de l’ensemble de vos services. Est-il nécessaire de préciser que ce projet culturel et mémoriel sera d’un grand intérêt pour toute la population de Chlef et environs». C’est l’extrait d’un courrier adressé par un proche parent de Hassiba au wali de Chlef le 14 septembre 2015 pour lui demander une audience. Peu importe son nom. Il a tenu à g...
Les héros oubliés
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Les héros oubliés

Par Jacqueline Brenot Lecture critique du roman «Un maure dans la Sierra» de Rénia Aouadène Certains faits historiques disparaissent des mémoires officielles pour des raisons qui échappent à l’analyse. Grâce aux recherches et au talent d’auteurs motivés par le devoir de témoigner, ils finissent par réapparaître au grand jour. Tel est le cas de ce roman qui remet à l’honneur l’engagement d’algériens dans les «Brigades Internationales», partis combattre la montée du fascisme en Espagne. L’histoire est inspirée de la vie de Rabah Oussidhoum, né en 1903 à Darna, dans la région d’Iboudrarene, qui pour fuir la misère et la peine de voir son père forgeron exploité, s’engage dans l’armée française comme tirailleur. Promu au grade de sous-officier, il sera muté en Espagne en novembre 1936...
Le risque… de réussir
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Le risque… de réussir

Une lecture du livre «L’impossible est un bon début» de Salim Ejnaïni Par Chantal Vincent* Salim est né à Bordeaux le 1er janvier 1992. Ses parents, marocains, envisageaient de retourner au Maroc dès que leur situation le leur permettrait. Malheureusement, ils apprendront en septembre 1992 -Salim est alors âgé de huit mois- que leur fils est atteint d'un cancer de la rétine et, quatre jours après son admission à l'hôpital, qu'il faut absolument lui retirer l'œil gauche afin d'éviter toute propagation de cette tumeur. C'est ainsi que débute la jeune vie de Salim. Si, pour reprendre le titre de ce livre : «L'impossible est un bon début», Salim a néanmoins de merveilleux parents. Une maman toujours présente et capable d'une abnégation sans faille pour apporter à son fils tout son amo...
Calligraphie arabe et enluminure : Un concours virtuel du 12 au 27 mai
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Calligraphie arabe et enluminure : Un concours virtuel du 12 au 27 mai

Un Festival national virtuel de la calligraphie arabe, de l'enluminure et de la miniature est organisé par le ministère de la Culture depuis le 12 mai dernier jusqu’au 27 mai prochain sur les réseaux sociaux, nous apprend un communiqué du ministère. Ce rendez-vous culturel virtuel se veut une invitation à tous les calligraphes et plasticiens pour «révéler leurs talents artistiques» dans la calligraphie arabe et l'enluminure», à travers des supports techniques virtuels», et ce dans le but de «promouvoir les talents et la créativité dans ce domaine et de perpétuer l'organisation de ce concours. La participation à ce concours est ouverte à tous les artistes algériens, sans condition d'âge, pour peu que le texte traite un thème dans le contexte du verset coranique n 34 de sourate Fussila...
«Elias» d’Ahmed Benzelikha : Fulgurances d’espoir
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«Elias» d’Ahmed Benzelikha : Fulgurances d’espoir

Par Jacqueline Brenot «Et la mer l’emporta pour une Odyssée recommencée»… Quand l’horizon semble obturé de toute part, un livre pour lutter contre le confinement et l’inertie engendrée en période de crise sanitaire, vous tend la main. Un voyage de 87 pages autour de votre chambre nous est proposé avec «Elias» d’Ahmed Benzelikha et le tour d’un monde improvisé est joué. La 4ème de couverture ne le démentira pas, d’autant qu’il est question de «masque» et de «sens de la vie».  De quoi pactiser transitoirement avec les contraintes d’enfermement du monstre du Covid19. Ca tombe bien, Elias, le personnage principal, semble nous ressembler : aussi abattu par sa vie que nous le sommes actuellement… «Hébété», ayant «atteint les limites de sa pensée, de sa réflexion, de son être, il ne...
«Bien portant avec la médecine du prophète», des Drs Michel Canesi et Jamil Rahmani
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«Bien portant avec la médecine du prophète», des Drs Michel Canesi et Jamil Rahmani

Soyons les jardiniers de nos vies Depuis Hippocrate, nous savons que la nourriture est notre première médecine et les Anciens nous ont appris que l’équilibre est préférable en toute chose, notamment pour notre régime alimentaire. Parmi les dictons sur la médecine et la maladie, rappelons-nous que «la tempérance est le meilleur médecin». On ne saurait trouver proverbe plus adapté pour qualifier l’ouvrage des docteurs Michel Canesi et Jamil Rahmani. En effet, tous deux se sont penchés sur le Traité de Jallal ad-Dine As-Suyuti, médecin soufi du Caire du XVème siècle, au savoir encyclopédique, inspiré par les grands maîtres de son époque, le Coran, les Hadiths et les prescriptions du Prophète Mohamed. En partant  de «la Théorie des Humeurs», «pierre angulaire de la science médicale...
«Rue de la Nuit» d’Arezki Metref
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«Rue de la Nuit» d’Arezki Metref

Le royaume des ombres en temps obscurs Par Jacqueline Brenot Par ces temps pandémiques où la Nature remet les sociétés et leurs institutions fragiles à leur place et nous rappelle du même coup les règles de bon sens pour le vivre ensemble dans des situations de catastrophe annoncée, il est bon de découvrir des histoires qui pointent de la plume, dans une langue sans fioritures, les maux pesantsde toute société désabusée,démobilisée, en mal de repères, contaminée par l’inertie et le désespoir. A ce titre «Rue de la Nuit» d’Arezki Metref se lit comme un divertissement socio-philosophique, un pamphlet artistique, un défi pour nous remettre en question, élargir notre champ de vision, nos bilans bâclés et notre responsabilité citoyenne. Dans ce dispositif littéraire qui pourrait r...
«La rancune» de Nadjib Stambouli
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«La rancune» de Nadjib Stambouli

L’important, c’est la Rose Par Jacqueline Brenot «Quand le cœur s’en va, il est bien difficile que le souvenir demeure, les seules choses qui restent sont la rancune et l’inimitié. » écrivait au XIIIème siècle Tchang-Kiu-Pin°. Des siècles plus tard, à l’Ouest comme à l’Est, rien de nouveau sous le ciel agité des Hommes. Ces thèmes qui font battre les montagnes, restent le fond de commerce de la littérature. Restent le talent de l’écrivain et l’architecture de l’histoire pour faire du roman le colibri qui éteint l’incendie de nos travers éternels et nous conduit par le fil subtil de l’écriture sur des territoires inattendus. Chez Nadjib Stambouli, la langue est toujours travaillée de l’intérieur, avec pudeur et discernement. L’auteur la fertilise de sa poésie percutante et ém...
«Aux portes de Cirta» de Mohamed Abdallah
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«Aux portes de Cirta» de Mohamed Abdallah

L’épopée de Massinissa réactualisée Par Jacqueline Brenot «Dis-moi d’où tu viens et je te dirai où tu vas», cet adage pourrait ouvrir ces «Portes de Cirta» pour découvrir les origines mythiques de l’Algérie et ce passé glorieux si méconnu, car longtemps négligé. Grâce au talent confirmé de cet auteur dont l’érudition radiante et passionnante défie les lois de l’âge, l’Histoire atteste ici de sa renommée et de ses leçons éternelles. Derrière les exploits de personnages célèbres, s’affirme la personnalité du souverain Massinissa et son rôle incontestable sur Cirta, la capitale numide, «mystérieuse passerelle entre le toit du ciel et les entrailles de la terre», position clef et stratégique, «place forte contrôlant toutes les voies routières». La vie quotidienne des hommes e...