Le gentil âne et le paysan avare
Par Hamid Dahmani
Dans le journal colonial le "Moniteur de l'Algérie" du 18 juillet 1875, dans la colonne des faits divers, on rapporte que, dans le faubourg de Bab El Oued, un mozabite, conducteur d'un bourriquot, frappait son animal avec un bâton se terminant en pointe de lance. Le sang jaillissait des blessures nombreuses qu'il faisait à la pauvre bête en lui enfonçant cet instrument aigu dans la chair. La matraque était toute couverte de sang et les spectateurs de cette scène sauvage étaient indignés. Un agent de police qui était sur les lieux a voulu intervenir pour mettre un terme à cette brutalité. Mais le mozabite refusa d'obtempérer prétendant que le bourriquot était sa propriété et qu'il était libre de le maltraiter comme bon lui semblait. L'agent intima l'ânier d'arrêter ...









