L'Algérie de plus près

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Le gentil âne et le paysan avare
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Le gentil âne et le paysan avare

Par Hamid Dahmani Dans le journal colonial le "Moniteur de l'Algérie" du 18 juillet 1875, dans la colonne des faits divers, on rapporte que, dans le faubourg de Bab El Oued, un mozabite, conducteur d'un bourriquot, frappait son animal avec un bâton se terminant en pointe de lance. Le sang jaillissait des blessures nombreuses qu'il faisait à la pauvre bête en lui enfonçant cet instrument aigu dans la chair. La matraque était toute couverte de sang et les spectateurs de cette scène sauvage étaient indignés. Un agent de police qui était sur les lieux a voulu intervenir pour mettre un terme à cette brutalité. Mais le mozabite refusa d'obtempérer prétendant que le bourriquot était sa propriété et qu'il était libre de le maltraiter comme bon lui semblait. L'agent intima l'ânier d'arrêter ...
Sidi Ahmed Assas, un saint thaumaturge qui force le respect
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Sidi Ahmed Assas, un saint thaumaturge qui force le respect

La région du centre-ouest abrite de nombreuses koubbas, cénotaphes et mausolées construits en hommage aux saints et thaumaturges ayant contribué à la propagation de la foi musulmane en Afrique du nord. Si l’histoire de certains de ces walis a été consignée dans des ouvrages de référence, parchemins et autres manuscrits jalousement préservés, des milliers d’autres n’ont pas eu cet honneur. Transmise oralement, leur biographie a subi des déformations qui ne permettent ni de situer à quelle époque ils ont vécu ni ce qu’ils nous ont légués comme enseignements religieux. De passage à El Kherba, nous avons essayé d’en connaître davantage sur le wali «Sidi Ahmed Assas» dont on peut apercevoir la koubba blanc et vert sur la colline faisant face au village. Nous avons à ce propos interrogé Torch...
De l’Etat gérant à l’Etat garant
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De l’Etat gérant à l’Etat garant

Par Mohammed Koulal* Nous n’avons point d’Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons raison d’Etat n’est autre que la raison des bureaux. On nous dit qu’elle est auguste. En fait, elle permet à l’administration de cacher ses fautes et de les aggraver. Pour traiter le thème relatif à l’administration considérée comme la rotule de tout système, je n’ai pas trouvé mieux que l’analyse faite par Vincent Wright, historien, politologue, philosophe et administrativiste que Guy Braibant a évoqué lors d’une conférence. Par rapport aux diverses recherches relatives à l’amélioration de l’administration, nous demeurons en fait sans administration. En effet, des chercheurs luttent pour l’amélioration de l’administration, son mode d’organisation et de fonctionnement. Il ne s’agit...
Pandémie, à quand la fin de l’horreur ?
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Pandémie, à quand la fin de l’horreur ?

Par Abdelkader Guerine      «Comme les autres genres de la sous-famille des coronavirus, le COVID-19 cause des infections respiratoires qui induisent facilement à l’étouffement et à au décès des personnes touchées. C’est aussi un agent pathogène zoonotique qui prolifère chez certaines espèces d’animaux sauvages avant d’être transmis des animaux à l’homme, puis la passation se fait graduellement entre les hommes eux-mêmes» Pandémie. Issu du grec «Pan» qui veut dire «tous» et «Démos» qui signifie peuple, ce terme désigne, comme son nom l’explique, un phénomène nuisible qui touche sévèrement une partie importante de la population dans une zone géographique donnée. L’homme a connu de nombreuses vagues de contagions meurtrières durant le cours de son histoire. Les anthropologues estime...
Démocraties grippées
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Démocraties grippées

Par Laïd Klouche Ceci est une pandémie. Une épidémie dans les grandes largeurs, mondiale. Et pour être mondiale elle l’est. Vitesse de propagation fulgurante, expansion géographique supersonique, contamination exponentielle. Pour la première fois, le monde technologique, celui des smartphones, de la globalisation et de l’homme augmenté, n’a pas d’autres remèdes contre une pandémie que des injonctions du type «toussez-dans-votre-coude». Nous sommes bien en 2020. Nous sommes bien à l’époque des ordinateurs quantiques, des satellites tueurs, des avions furtifs et autres foutaises. Lavez-vous les mains. Pas comme ça : bien frotter entre les doigts, massez les pouces et n’oubliez pas les doigts ! (mouvement de toupie des bouts des doigts joints en une botte dansant au creux de la paume). ...
De l’hygiène publique en Algérie
Société

De l’hygiène publique en Algérie

Par Malek OUADDAH* L’hygiène publique est composée de l’ensemble des moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics pour sauvegarder et améliorer la santé des citoyens. L’origine du mot hygiène remonte à l’année 1550, il découle du mot  grec hygienon, qui signifie santé. L’OMS définit la santé comme étant un état de complet bien-être physique, mental et social, ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité, ainsi que tout ce qui œuvre au niveau individuel et communautaire en faveur de la qualité et la durée de vie. Sous la pression de la crise du logement et l’apparition des bidonvilles en Algérie, des zones d’habitations urbaines nouvelles «ZHUN» ont été créées autour des grandes villes. Cependant, l’habitat collectif a été source de malaises et trouble...
Covid-19, le moment de vérité
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Covid-19, le moment de vérité

Par Jacqueline Brenot «En 2017, l’écrivain sud-africain Deon Meyer, dans son roman «L’Année du lion», avait anticipé une catastrophe planétaire, en mettant en scène deux survivants, père et fils, du «viruscorona» qui venait de décimer 95% de la population mondiale. Si un écrivain était en mesure, voici trois ans, de «faire valider scientifiquement que le coronavirus était bien l’agent pathogène le plus dangereux pour la race humaine» pour rédiger son ouvrage, comment les gestionnaires de ce monde n’aient-ils pas pu anticiper la situation?» Faut-il rappeler les chiffres terrifiants qui se succèdent à longueur de journée sur les chaines d’infos ? Nous sommes, tels des naufragés sur le radeau de la Méduse aux amarres rompus, en attente de solutions et de fraternité mondiale pour ...
Le virus, le vaccin et les néocolonialistes
Chroniques

Le virus, le vaccin et les néocolonialistes

Par Rachid Ezziane Les choses ne semblent pas aller vers «l’apaisement». Ce minuscule virus ne veut pas lâcher prise comme s’il avait une dent contre les hommes, ou une dette à récupérer. En un temps record, il a essaimé, tel un nuage apocalyptique, la totalité des régions du monde. Chaque jour, le nombre de morts augmente ainsi que celui des contaminés. On commence à se disputer sur les moyens de protection. On utilise même de la piraterie pour les détourner. Se procurer des masques ou des machines d’oxygénation sans être volé ou dérouté est devenu un exploit national. La moitié de l’humanité, soit quatre milliards d’êtres humains sont concernés par le confinement et le risque de contamination. Jamais dans l’histoire de l’humanité, on n’a connu un tel événement, malgré les guerres ...
Une journée de confinement à Ouled Mohamed
Société

Une journée de confinement à Ouled Mohamed

Café, journaux, emplettes et séries télévisées «J’apprends  avec stupeur que les journaux ne sont pas distribués depuis un bon bout de temps à Ouled- Mohamed. Avoir une tasse de café n’est pas aussi simple, on fait la commande, on paye et on s’éloigne du magasin pour ne pas éveiller les soupçons. Quelques instants plus tard, on vous livre la marchandise en exigeant de votre part beaucoup de discrétion. On dirait un toxicomane en train de prendre sa dose de cannabis» On le regardait de loin alors qu’il sévissait en Chine avant de rejoindre l’Italie entrainant avec lui son lot de morts et de deuil. Nous pensions naïvement que ça n’arrivait qu’aux autres. Nous étions loin de nous douter que le coronavirus se propage à une vitesse foudroyante dans toutes les parties de l’univers...
Le confinement en a fait des chômeurs
Société

Le confinement en a fait des chômeurs

Les habitants des régions enclavées tirent la sonnette d’alarme Rien ne va plus pour les habitants des «zones d’ombre» de la wilaya de Chlef qui sont pris au piège de l’isolement et de l’enclavement. Les déplacements sont devenus problématiques à un moment où l’angoisse se fait grande de contracter le nouveau coronavirus. A Ouled Ben Abdelkader, on a commencé à ressentir de plus en plus les effets d’un confinement dont on ne sait quand est-ce qu’il sera levé. Les répercussions de l’arrêt des transports en commun sont terribles sur les habitants de cette daïra qui trouvent de grande difficulté à effectuer le moindre déplacement. Nombreux en effet sont ceux qui ne disposent pas de leur propre moyen de locomotion qui sont dans l’obligation de se déplacer pour regagner leurs postes de...