«Je me confine donc je suis»
Par Abdelkader Guérine*
L'essaim brumeux de la cohue verbeuse frottée au flegme détendu dans un soupir coi. J'hiberne entre deux vents. Je bourlingue dans une excursion insondable sous la foulée oisive de mon ombre lourde. Je fléchis, après tant d’errance, dans un carré mémoriel muré de rêves inachevés. J'enchéris l'espérance d'attente du retour de mes nombreux souvenirs. Je me confine dans un bain de solitude.
Sans nouvelles qui arrivent, je rembobine les clichés des habitudes laissées en dehors de ma cloison forcée. Faute d’enjeux, je spécule les coulisses de mon histoire avec des brèches de retournements providentiels, réfléchis comme des théories fondamentales pour murer le vide de ma grosse bulle. Je revois au loin le défilé des visages coutumiers, ficelés à ma mémoire ave...








