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Mais où sont donc passés les partis politiques ?
Opinions

Mais où sont donc passés les partis politiques ?

Par Khaled Ali Elouahed Curieux, très curieux ! Nous avons une soixantaine de partis politiques qui vocifèrent chaque fois qu’il a un vote. A chaque échéance électorale, ils viennent nous bombarder de critiques contre le pouvoir à l’ombre duquel ils prospèrent et se développent… sans développer le pays. Tous les chefs de partis politiques veulent passer à la radio et tous veulent passer à la télévision de préférence. Ils ont d’autres préférences également, comme passer juste avant ou après le journal de vingt heures. Les animateurs ? Oui, ils veulent que ce soit un journaliste chevronné et apprécié par le public mais qui ne les dérangerait pas beaucoup. Pas du tout serait mieux. Il faut les laisser parler à leur guise et sans les interrompre, s’il vous plait. Quand c’est un...
Le risque… de réussir
Culture

Le risque… de réussir

Une lecture du livre «L’impossible est un bon début» de Salim Ejnaïni Par Chantal Vincent* Salim est né à Bordeaux le 1er janvier 1992. Ses parents, marocains, envisageaient de retourner au Maroc dès que leur situation le leur permettrait. Malheureusement, ils apprendront en septembre 1992 -Salim est alors âgé de huit mois- que leur fils est atteint d'un cancer de la rétine et, quatre jours après son admission à l'hôpital, qu'il faut absolument lui retirer l'œil gauche afin d'éviter toute propagation de cette tumeur. C'est ainsi que débute la jeune vie de Salim. Si, pour reprendre le titre de ce livre : «L'impossible est un bon début», Salim a néanmoins de merveilleux parents. Une maman toujours présente et capable d'une abnégation sans faille pour apporter à son fils tout son amo...
Oued Fodda, un village qui avance… à reculons !
Régions

Oued Fodda, un village qui avance… à reculons !

Par Mâamar Lariane Une fois que nous aurons énuméré les anomalies décelées çà et là dans Oued Fodda, nous essaierons autant que faire se peut de proposer des solutions de rechange à qui de droit. Vous conviendrez, chers lecteurs que le décollage, tant économique que social, n’a pas eu lieu comme attendu dans ce village qui, pourtant, avait tout pour prospérer : des potentialités certaines qui lui auraient permis de se placer en tête des villes et villages avoisinants. Non seulement les acquis n’ont pas été préservés et ils étaient nombreux ainsi qu’on le verra dans ce modeste article, article  dont le but n’est pas de mettre à nu les défaillances des responsables qui se sont succédé à la tête de la municipalité depuis l’indépendance, mais en plus il y a eu dégradation à tou...
Vente de poissons frais à Chlef : Dans la poussière et la puanteur de la Cité
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Vente de poissons frais à Chlef : Dans la poussière et la puanteur de la Cité

Après plusieurs années d’attente et malgré leurs requêtes répétées pour disposer d’un lieu approprié où vendre leurs produits, les poissonniers de Chlef ont dû se résigner à accepter leur triste condition. Tenus de vendre leurs produits à même le trottoir, dans un coin qui leur est réservé à la Cité Bensouna, ils tentent du mieux qu’ils peuvent protéger le poisson de la poussière… et de décomposition surtout en cette période de chaleur. En effet, le poisson se gâte très vite, ce qui cause sa mévente auprès d’une clientèle extrêmement exigeante. Mohamed, qui exerce ce métier depuis plusieurs années, se dit excédé par l’attitude des autorités communales et de wilaya qui, selon lui, ont été à ce jour incapables de proposer un endroit adéquat pour l’ouverture d’une poissonnerie ou, à tou...
Bachir, le fossoyeur de Tissemsilt
Les gens

Bachir, le fossoyeur de Tissemsilt

Par Rabah Saadoun «Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que de sottes gens». A chaque fois que j’assiste à un enterrement au cimetière de notre ville, je le croise. C’est de Bachir que je vous parle. Bachir appartient à cette catégorie de professionnels de la mort, si je peux dire, que la société préfère souvent ne pas voir, ne pas croiser, éviter au maximum. Je reconnais, au fond de moi, cette appréhension que j’avais envers lui. Appréhension due au fait que, dans notre ville, son prénom rime avec les vocables : mort, enterrement, deuil... Retraité de la municipalité de Tissemsilt, il est resté dans le même métier. Depuis que je l’ai connu en activité, il est resté le même sur tous les plans. Les mêmes habits de travail, délavés et poussiéreux, des chaussures usées, un pantalon...
Limogeage de la directrice de la Culture et du directeur de la maison de la culture : Les artistes de Chlef désapprouvent
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Limogeage de la directrice de la Culture et du directeur de la maison de la culture : Les artistes de Chlef désapprouvent

La suspension de la directrice de la Culture de Chlef qui a eu lieu en même temps que celle du directeur de la maison de la culture de la même ville est restée en travers de la gorge des artistes et hommes de culture de la région. Ces derniers s’offusquent de la manière peu galante dont ont été éjectés les deux fonctionnaires par leur ministre de tutelle.  La nouvelle de mettre fin aux fonctions de la directrice de la Culture de la wilaya de Chlef, Mme Fatima Bekkara, et du directeur de la maison de la culture de Chlef, M. Djilali Dahmani, par la ministre de la Culture, a fait le tour de la wilaya. Cette nouvelle inattendue a fait beaucoup de bruit et n'a pas laissé indifférents les inconditionnels de l'art en général et les artistes en particuliers. Chacun y va de son explication ...
Gestion de l’épidémie de Covid-19 à Ammi Moussa : Le poids des habitudes
Régions

Gestion de l’épidémie de Covid-19 à Ammi Moussa : Le poids des habitudes

A Ammi Moussa, la vie continue à son rythme habituel. Les gens sortent comme d’habitude, font leurs achats et rentrent chez eux quelques minutes avant le couvre-feu imposé en raison de la pandémie de coronavirus. Selon des citoyens questionnés à propos de la pandémie de Covid-19, les mesures édictées par les autorités publiques, notamment la distanciation sociale, ne sont pas prises en compte par nombre de citoyens. Pire, il en est qui transgressent les horaires du couvre-feu et même qui sortent après le f’tour, les jeunes notamment qui s’offrent un brin de causette jusque tard dans la soirée. Toutefois, nous précise Abdelkader, ancien cadre du secteur de l’Agriculture, la majorité se plie aux directives des autorités. Dans l’ensemble, ajoute-t-il, il n’y a pas de dépassements de la ...
Daradji, le boulanger qui était aussi bon que son pain !
Les gens

Daradji, le boulanger qui était aussi bon que son pain !

Par Rabah Saadoun Remonte en ma mémoire, en particulier avec la dernière décade du mois sacré, l’image, je ne dirais pas d’une star ou d’une célébrité mais d’un simple personnage de ma ville natale qui a marqué le vécu de plusieurs générations. Un personnage comme les autres, ordinaire à se diluer dans son ombre. Une référence pour toute une région et qui participait énormément au charme et à la beauté du centre ville d’antan. C’était un bon Vialarois, quelqu’un de bien. Je dirais même qu’il était plus qu’un brave, il était pur, fort ingénu. Un véritable candide. Il adorait aimer les gens, la moindre compagnie comme celle de ses amis d’enfance suffisait à son bonheur. Il était intègre, généreux, empathique et avait le cœur sur la main. Dans l’autre, sa famille et ses proches. Il s’a...
Le spleen solitaire des pêcheurs de Ténès
Régions

Le spleen solitaire des pêcheurs de Ténès

Repos biologique, intempéries et pannes mécaniques sont autant d'entraves objectives qui font que la plupart des pêcheurs vivent des conditions sociales très difficiles. Malgré les aléas du métier, la pêche reste l’un des rares secteurs à offrir encore des postes d’emplois plus ou moins durables à Ténès. Jeunes et moins jeunes s’adonnent à cette activité dans des conditions qui sont loin d’être idoines. Mais même si ce n’est pas l’idéal, les pêcheurs arrivent tant bien que mal à vivre de leur activité. Et à faire vivre plusieurs autres intervenants : mareyeurs, transporteurs, détaillants… Cependant, des difficultés majeures empêchent les travailleurs de ce secteur d’améliorer leurs revenus. Comme dans la plupart des ports, le secteur est représenté par une flottille  de cha...
Mon père disait…
Chroniques

Mon père disait…

Par Laïd Klouche Mon père était analphabète. Illettré, ne sachant lire ni écrire dans aucune langue. Sa foi de musulman a suffi en grande partie à remplir son univers. Cependant, l’ignorance dans laquelle il a vécu des lettres de l’alphabet ne l’a privé ni de sagesse ni d’intelligence. Ni d’esprit critique. Menuisier, charpentier, bricoleur, mécanicien, maçon, plâtrier, carreleur, couvreur, jardinier, apiculteur… il était tout ça à la fois et exerçait ces activités avec une certaine habileté. Il jouait du double-mètre avec adresse et sa marque de craie sur le mur ou sur le sol était sûre. Son mur était droit, le fil à plomb en attestait. Sa gâche de plâtre était réussie et son béton – son baghli – frais avait toujours la même consistance comme s’il se fût servi d’une recette de cuisi...