Bachir, le fossoyeur de Tissemsilt
Par Rabah Saadoun
«Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que de sottes gens».
A chaque fois que j’assiste à un enterrement au cimetière de notre ville, je le croise. C’est de Bachir que je vous parle. Bachir appartient à cette catégorie de professionnels de la mort, si je peux dire, que la société préfère souvent ne pas voir, ne pas croiser, éviter au maximum. Je reconnais, au fond de moi, cette appréhension que j’avais envers lui. Appréhension due au fait que, dans notre ville, son prénom rime avec les vocables : mort, enterrement, deuil... Retraité de la municipalité de Tissemsilt, il est resté dans le même métier.
Depuis que je l’ai connu en activité, il est resté le même sur tous les plans. Les mêmes habits de travail, délavés et poussiéreux, des chaussures usées, un pantalon...









