L'Algérie de plus près

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L’homme d’affaire, le syndicat… et le couffin des journalistes
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L’homme d’affaire, le syndicat… et le couffin des journalistes

Quelques jours avant l’aïd, un de nos journalistes a reçu un appel téléphonique du correspondant à Chlef d’un quotidien national  lui demandant s’il avait reçu son couffin de l’Aïd. Sachant le sérieux et la respectabilité de celui qui l’a appelé, notre journaliste s’est dit qu’il y avait sûrement erreur et que son correspondant à dû se méprendre d’interlocuteur. «Je crois que tu te trompes cher ami, moi, c’est Hocine Boughari. De quel couffin tu parles ? Il doit s’agir d’une méprise». «Oui, je le sais et je suis très sérieux. As-tu reçu ton couffin ? Il a été question de t’en fournir un avec plusieurs autres journalistes. Je pense alors que tu fais partie du second lot». «Ecoute, mon ami, je n’ai jamais rien reçu de tel et je refuse d’en recevoir. S’il y a lieu d’of...
Pompeo à Pompéi
Chroniques

Pompeo à Pompéi

Par Rachid Ezziane Il y a quelques jours, alors que le monde comptait ses morts et les pays obligeaient leurs citoyens au confinement à cause du coronavirus, en catimini, presque sur la pointe des pieds, le sieur chef de la diplomatie américaine fit un voyage éclair en Israël. Il s’appelle Mike Pompeo. «Zaama» le Kissinger de Trump. Inconnu au bataillon, il n’a pas trouvé mieux pour se faire un nom que d’aller faire peur aux pauvres Palestiniens soumis depuis plus de 70 ans à un embargo et une répression sans relâche. Comme si l’Amérique n’avait pas à faire avec le coronavirus qui est en train de «tronçonner» la société américaine avec plus de 90 000 morts et 1,5 millions de contaminés. Mais non, le pays de l’oncle Sam, ne veut point déroger à ses habitudes de gendarme du monde. Mais, à...
Les héros oubliés
Culture

Les héros oubliés

Par Jacqueline Brenot Lecture critique du roman «Un maure dans la Sierra» de Rénia Aouadène Certains faits historiques disparaissent des mémoires officielles pour des raisons qui échappent à l’analyse. Grâce aux recherches et au talent d’auteurs motivés par le devoir de témoigner, ils finissent par réapparaître au grand jour. Tel est le cas de ce roman qui remet à l’honneur l’engagement d’algériens dans les «Brigades Internationales», partis combattre la montée du fascisme en Espagne. L’histoire est inspirée de la vie de Rabah Oussidhoum, né en 1903 à Darna, dans la région d’Iboudrarene, qui pour fuir la misère et la peine de voir son père forgeron exploité, s’engage dans l’armée française comme tirailleur. Promu au grade de sous-officier, il sera muté en Espagne en novembre 1936...
Le calvaire de l’élève Khadidja
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Le calvaire de l’élève Khadidja

Elle est malade, indigente et vit dans un local du "président" à Ténès Le 19 mai dernier, la petite Khadidja Chorfi a fêté ses 11 ans. L’âge où, en principe, elle doit passer, comme les filles de son âge, l’examen de 5ème pour accéder au collège. Sauf que Khadidja est différente : elle est encore en troisième année primaire. En cause : une maladie neurologique chronique qui retarde son développement psychique et intellectuel. Bien que la mère ait produit plusieurs certificats prouvant la maladie de son enfant et expliquant ses crises et ses subites envies de dormir, le personnel éducatif n’en a pas tenu compte. Raison qui fait que Khadidja soit toujours placée à la dernière rangée de la classe ; les enseignants refusant carrément de l’assister pensant qu’ils ont affair...
L’aïd es-seghir, ma fête
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L’aïd es-seghir, ma fête

Par Laïd Klouche L’Aïd, premier jour; l’Aïd, deuxième jour; l’Aïd, c’est fini. Dans mon agenda, chaque année, ces trois mentions portées successivement sur les trois premiers feuillets des trois premiers jours de Chouwal. Les mentions devenues rituelles par leur répétition et qui disent le temps et les bonheurs qui passent. Cette fête de l’Aïd es-seghir a toujours été dans la famille la fête totale, la plus heureuse, la plus spirituelle, la plus fervente, la plus enjouée. La grande fête de l’Aïd esseghir : l’oxymore bilingue. Expression sociétale parfaite de notre double-culture, de notre appartenance indubitable et irréductible à la personnalité de cet irréductible pays. L’Algérie ne nous appartient pas et si quelqu’un appartient à quelqu’un c’est bien nous qui appartenons à ce pays...
Mais où sont donc passés les partis politiques ?
Opinions

Mais où sont donc passés les partis politiques ?

Par Khaled Ali Elouahed Curieux, très curieux ! Nous avons une soixantaine de partis politiques qui vocifèrent chaque fois qu’il a un vote. A chaque échéance électorale, ils viennent nous bombarder de critiques contre le pouvoir à l’ombre duquel ils prospèrent et se développent… sans développer le pays. Tous les chefs de partis politiques veulent passer à la radio et tous veulent passer à la télévision de préférence. Ils ont d’autres préférences également, comme passer juste avant ou après le journal de vingt heures. Les animateurs ? Oui, ils veulent que ce soit un journaliste chevronné et apprécié par le public mais qui ne les dérangerait pas beaucoup. Pas du tout serait mieux. Il faut les laisser parler à leur guise et sans les interrompre, s’il vous plait. Quand c’est un...
Le risque… de réussir
Culture

Le risque… de réussir

Une lecture du livre «L’impossible est un bon début» de Salim Ejnaïni Par Chantal Vincent* Salim est né à Bordeaux le 1er janvier 1992. Ses parents, marocains, envisageaient de retourner au Maroc dès que leur situation le leur permettrait. Malheureusement, ils apprendront en septembre 1992 -Salim est alors âgé de huit mois- que leur fils est atteint d'un cancer de la rétine et, quatre jours après son admission à l'hôpital, qu'il faut absolument lui retirer l'œil gauche afin d'éviter toute propagation de cette tumeur. C'est ainsi que débute la jeune vie de Salim. Si, pour reprendre le titre de ce livre : «L'impossible est un bon début», Salim a néanmoins de merveilleux parents. Une maman toujours présente et capable d'une abnégation sans faille pour apporter à son fils tout son amo...
Oued Fodda, un village qui avance… à reculons !
Régions

Oued Fodda, un village qui avance… à reculons !

Par Mâamar Lariane Une fois que nous aurons énuméré les anomalies décelées çà et là dans Oued Fodda, nous essaierons autant que faire se peut de proposer des solutions de rechange à qui de droit. Vous conviendrez, chers lecteurs que le décollage, tant économique que social, n’a pas eu lieu comme attendu dans ce village qui, pourtant, avait tout pour prospérer : des potentialités certaines qui lui auraient permis de se placer en tête des villes et villages avoisinants. Non seulement les acquis n’ont pas été préservés et ils étaient nombreux ainsi qu’on le verra dans ce modeste article, article  dont le but n’est pas de mettre à nu les défaillances des responsables qui se sont succédé à la tête de la municipalité depuis l’indépendance, mais en plus il y a eu dégradation à tou...
Vente de poissons frais à Chlef : Dans la poussière et la puanteur de la Cité
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Vente de poissons frais à Chlef : Dans la poussière et la puanteur de la Cité

Après plusieurs années d’attente et malgré leurs requêtes répétées pour disposer d’un lieu approprié où vendre leurs produits, les poissonniers de Chlef ont dû se résigner à accepter leur triste condition. Tenus de vendre leurs produits à même le trottoir, dans un coin qui leur est réservé à la Cité Bensouna, ils tentent du mieux qu’ils peuvent protéger le poisson de la poussière… et de décomposition surtout en cette période de chaleur. En effet, le poisson se gâte très vite, ce qui cause sa mévente auprès d’une clientèle extrêmement exigeante. Mohamed, qui exerce ce métier depuis plusieurs années, se dit excédé par l’attitude des autorités communales et de wilaya qui, selon lui, ont été à ce jour incapables de proposer un endroit adéquat pour l’ouverture d’une poissonnerie ou, à tou...
Bachir, le fossoyeur de Tissemsilt
Les gens

Bachir, le fossoyeur de Tissemsilt

Par Rabah Saadoun «Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que de sottes gens». A chaque fois que j’assiste à un enterrement au cimetière de notre ville, je le croise. C’est de Bachir que je vous parle. Bachir appartient à cette catégorie de professionnels de la mort, si je peux dire, que la société préfère souvent ne pas voir, ne pas croiser, éviter au maximum. Je reconnais, au fond de moi, cette appréhension que j’avais envers lui. Appréhension due au fait que, dans notre ville, son prénom rime avec les vocables : mort, enterrement, deuil... Retraité de la municipalité de Tissemsilt, il est resté dans le même métier. Depuis que je l’ai connu en activité, il est resté le même sur tous les plans. Les mêmes habits de travail, délavés et poussiéreux, des chaussures usées, un pantalon...