L'Algérie de plus près

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On l’appelait «El Menfi» :Qui se souvient de Lakhal Ould El Maizia ?
Les gens, Société

On l’appelait «El Menfi» :Qui se souvient de Lakhal Ould El Maizia ?

Par Abdelkader Ham          «L’homme à la canne métallique», «El Menfi» (littérairement l’exilé), «Lakhal Ould Maïzia» pour les sages, telles étaient les dénominations attribuées à Abdelkader, natif de Ziadnia, au début des années trente. Pour ceux qui ne l’ont pas connu, il était le fidèle habitué, l’adepte par excellence, de la minoterie Bezouaoui, à Ouled Ben Abdelkader. Il y passait toute la journée pour revenir vers les coups de 17h, gémissant sous une énorme charge de semoule que les philanthropes lui donnaient en guise de charité, et des dattes en vrac, trempées dans la semoule. Lakhal a vécu toute sa vie en aller-retour entre Masséna et Ziadnia, sur une distance d’environ deux kilomètres. Il sortait le matin dès l’aube pour ne reve...
A mon ami Benaïssa, le coiffeur d’Oued Fodda
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A mon ami Benaïssa, le coiffeur d’Oued Fodda

Par Mâamar LARIANE A l’annonce de la mort de notre coiffeur d’Oued-Fodda, il y a de cela deux jours à peine (à la date où j’écris cet article, soit le 10 août 2020) je me suis dit : «Un article lui sera consacré dans le journal Le Chélif, je lui dois bien ça, à notre respectable Benaïssa», de son vrai nom Abdenour  Abdelkader. Benaïssa s’est éteint à l’âge de 77 ans à l’hôpital des Sœurs Bedj de Chlef des suites d’une maladie qui a duré un peu plus d’une année. Opéré des yeux dans une clinique à Oran, il ne s’en est pas remis et fut contraint par la suite d’entamer un lourd traitement de chimiothérapie puis de radiothérapie à Blida, traitement au terme duquel il dut garder le lit jusqu’au jour où il fut admis en urgence à l’hôpital pour des soins palliatifs avant de rendre ...
Emigration clandestine à partir du littoral chélifien : La mort frappe toujours
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Emigration clandestine à partir du littoral chélifien : La mort frappe toujours

La semaine dernière, le littoral ouest de la wilaya de Chlef a vécu une situation qui est loin d'être ordinaire. En effet, la mer a rejeté six corps sur le rivage, parmi eux les cadavres de trois «harragas», des migrants clandestins dont le bateau a chaviré. En plus de ces malheureuses victimes, il a été enregistré deux noyades alors que le cadavre en décomposition d'un quatrième noyé n'a pas été pour l'heure identifié. Pour rappel, les trois corps de harragas ont été retrouvés entre le 12 et 13 août derniers en différents endroits des côtes occidentales de la wilaya de Chlef. Ces victimes ont été portées disparues lorsque leur bateau a chaviré en mer le 8 août dernier. Les garde-côtes ont réussi ce jour-là à sauver 5 harragas mais 4 de leurs compagnons se sont noyés et n'ont pu être re...
Covid-19 à Chlef : La situation commence à s’améliorer
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Covid-19 à Chlef : La situation commence à s’améliorer

M. Nasseredine Benkartalia, directeur de la Santé et la Population(DSP) de la wilaya de Chlef a rassuré l’ensemble des citoyens en déclarant que la situation épidémiologique provoquée par le nouveau coronavirus ne suscite pas d’inquiétude. Le responsable l’a même qualifiée de «maîtrisable» à conditions, toutefois, que les citoyens respectent les consignes et les règles sanitaires. «Nous devrons désormais apprendre à vivre avec ce nouveau virus et nous y adapter sous certaines conditions du moment qu’il continue toujours à circuler parmi nous », nous a déclaré dimanche dernier M. Nasserdine Benkartalia, directeur de la Santé et de la Population de la wilaya de Chlef.  Le responsable nous a affirmé en substance que ses services ne se basent pas essentiellement sur les résultats des tests ...
Les protagonistes de l’histoire sont encore en vie : Une vie de souffrances à Pontéba
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Les protagonistes de l’histoire sont encore en vie : Une vie de souffrances à Pontéba

Cette histoire est réelle, elle nous a été racontée par une vieille femme qui en est en même temps l’une des protagonistes. Les faits  remontent à l'ère coloniale, plus précisément à l’année 1953, au  douar des Ouled ben  Youcef, situé à  une dizaine de kilomètres de Ponteba, actuellement Oum Drou, dans le département d’Orléansville. Cette année-là naquit Ahmed dans une famille  modeste qui subissait comme toutes les familles algériennes autochtones les affres de la colonisation. Le père d’Ahmed était un paysan (fellah) qui vivait de l'élevage de ses moutons. El hadj Benabdellah, c’est ainsi  qu’il se prénommait, habitait une maison faite de pierres et de terre (tabia) ; les habitations de ses voisins -qui n'étaient autres ses cousins- étaient serrés et étroites. Benabdel...
Bureau de l’association «Kafil el Yatim» à El Karimia : Soutien total aux personnes démunies
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Bureau de l’association «Kafil el Yatim» à El Karimia : Soutien total aux personnes démunies

Rencontré dans sa librairie située au chef-lieu  de la commune d'El Karimia, le président du bureau communal de l'association de bienfaisance «Kafil el Yatim», en l'occurrence M. Abderrahmane Hablal, a bien voulu nous donner un aperçu sur les objectifs et les différentes activités menées par   son bureau au niveau de la commune d'El Karimia  et  sa périphérie. M. Abderrahmane Hablal nous a indiqué que le bureau communal de l’association a été créé en mai 2016 au sein de sa librairie, faute de disponibilité d'un siège adéquat. Il nous a également expliqué que, parmi les préoccupations et les ambitions, de ladite association, la prise en charge des veuves et des orphelins vient en premier lieu. Répondant à notre question concernant le genre d’aide fournie à ces ca...
Une journée de ramadhan à la Cité Bensouna
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Une journée de ramadhan à la Cité Bensouna

Ce n’est pas le rush habituel mais la Cité reste quand même l’endroit le plus animé de Chlef en cette période de pandémie. En plus des magasins d’alimentation générale, des supérettes, des boucheries et des étals de fruits et légumes, d’autres commerces de bouche ont été autorisés à ouvrir. Entre autres, eux de vente de zlabia et gâteaux traditionnels. En fait, dans ce quartier populeux, il n’existe qu’une seule boutique du genre. Tenue par des ressortissants tunisiens, elle demeure ouverte toute l’année. Les autres vendeurs sont des «occasionnels». Ce sont en majorité les habituels gargotiers et rôtisseurs de poulets qui, à l’approche du ramadhan, se font «zlabjia», proposant dans le même temps de la «cherbat» en sachets en plastique, des tartelettes aux fruits, du «qalb ellouze» et d’aut...
De l’hygiène publique en Algérie
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De l’hygiène publique en Algérie

Par Malek OUADDAH* L’hygiène publique est composée de l’ensemble des moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics pour sauvegarder et améliorer la santé des citoyens. L’origine du mot hygiène remonte à l’année 1550, il découle du mot  grec hygienon, qui signifie santé. L’OMS définit la santé comme étant un état de complet bien-être physique, mental et social, ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité, ainsi que tout ce qui œuvre au niveau individuel et communautaire en faveur de la qualité et la durée de vie. Sous la pression de la crise du logement et l’apparition des bidonvilles en Algérie, des zones d’habitations urbaines nouvelles «ZHUN» ont été créées autour des grandes villes. Cependant, l’habitat collectif a été source de malaises et trouble...
Une journée de confinement à Ouled Mohamed
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Une journée de confinement à Ouled Mohamed

Café, journaux, emplettes et séries télévisées «J’apprends  avec stupeur que les journaux ne sont pas distribués depuis un bon bout de temps à Ouled- Mohamed. Avoir une tasse de café n’est pas aussi simple, on fait la commande, on paye et on s’éloigne du magasin pour ne pas éveiller les soupçons. Quelques instants plus tard, on vous livre la marchandise en exigeant de votre part beaucoup de discrétion. On dirait un toxicomane en train de prendre sa dose de cannabis» On le regardait de loin alors qu’il sévissait en Chine avant de rejoindre l’Italie entrainant avec lui son lot de morts et de deuil. Nous pensions naïvement que ça n’arrivait qu’aux autres. Nous étions loin de nous douter que le coronavirus se propage à une vitesse foudroyante dans toutes les parties de l’univers...
Le confinement en a fait des chômeurs
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Le confinement en a fait des chômeurs

Les habitants des régions enclavées tirent la sonnette d’alarme Rien ne va plus pour les habitants des «zones d’ombre» de la wilaya de Chlef qui sont pris au piège de l’isolement et de l’enclavement. Les déplacements sont devenus problématiques à un moment où l’angoisse se fait grande de contracter le nouveau coronavirus. A Ouled Ben Abdelkader, on a commencé à ressentir de plus en plus les effets d’un confinement dont on ne sait quand est-ce qu’il sera levé. Les répercussions de l’arrêt des transports en commun sont terribles sur les habitants de cette daïra qui trouvent de grande difficulté à effectuer le moindre déplacement. Nombreux en effet sont ceux qui ne disposent pas de leur propre moyen de locomotion qui sont dans l’obligation de se déplacer pour regagner leurs postes de...