Paysage plastifié, humeur froissée
Par Rachid Ezziane
Il n’y a pas si longtemps, quand on prenait le train ou la route, par bus ou voiture, on s’émerveillait devant les étendues des champs et des vergers. Le vert de la nature emplissait nos vues, redonnait à nos âmes de l’allégresse et dilatait nos cœurs du bonheur instantané. Chaque paysage avait sa forme et ses couleurs. Là, un champ de blé ondoyant avec la brise. Là-bas, une orangeraie embaumant les alentours d’une fragrance agréable. Encore plus loin, on admirait les flancs des montagnes gorgés de soleil et d’arbres fruitiers. Tout était à portée de vue et même de main. Le fellah trouvait du plaisir à étaler son savoir-faire au passant, offrait même un peu de fruits de son labeur…
Et puis tout d’un coup, comme si tous les fellahs et agriculteurs du pays se sont pa...









