L'Algérie de plus près

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<strong>Guerre en Ukraine : la mise à nu</strong>
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Guerre en Ukraine : la mise à nu

Par Mokrane Ait Djida*  Un pays vient d’être envahi par un autre. Le fait est là. Cela suffit, abstraction faite de toutes les causes, les tenants et les aboutissants de ce conflit géopolitique qui risque de durer longtemps, pour qu’on condamne l’invasion au nom des principes et valeurs dont nous sommes pétris et dont le respect de l’indépendance des États n’est pas le moindre. La Russie n’a, en effet, pas attendu longtemps pour mettre ses menaces à exécution, elle, qui n’a cessé d’alerter l’opinion internationale sur les velléités expansionnistes de l’OTAN qui a piétiné ses propres engagements pris en 1990. Ainsi, les causes de cette guerre qui, d’ores et déjà, s’annonce planétaire, sont-elles connues de tous et tiennent à la volonté des grandes puissances d’imposer leur diktat auss...
Pour une philosophie Aufklärung(*) de la culture en Algérie
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Pour une philosophie Aufklärung(*) de la culture en Algérie

PAR  RACHID EZZIANE « Il n'y a pas d'homme cultivé, il n'y a que des hommes qui se cultivent. » Ferdinand Foch En 1784, le grand philosophe Allemand, Emanuel Kant, dans un ouvrage, essai, en plein siècle des lumières, et pour donner plus d’énergie à la roue du progrès (lumière), pose la question suivante : « Qu’est-ce que les lumières ? » « Le mouvement des Lumières est la sortie de l’homme de sa minorité (1) dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable, puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude (2) ! Aie ...
On ne méprise pas quelqu’un qui nous est inférieur
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On ne méprise pas quelqu’un qui nous est inférieur

Par Mohammed KOULAL* Tout le monde s’acharne contre l’Algérie, tout le monde la critique, tout le monde veut la défier. Pire, beaucoup veulent la « mater » et la mettre sous leurs bottes. Ainsi soit-il ! Nous savons qu’on ne peut plaire à tout le monde. Et que cette animosité ambiante n’est qu’une manifestation d’impuissance face aux progrès réalisés par notre pays ; progrès qui font enrager certains de nos voisins. Et certaines forces rétrogrades internes qui agissent dans le sens contraire des intérêts du peuple. Football Parmi ces forces, on peut comptabiliser toutes ces voix qui créent la diversion en orientant les regards –et les énergies- dans une seule direction, celle de l’adoration des nouveaux dieux : les dieux du stade et, pour être précis, les ...
Télévision, cinéma et « invasion culturelle »
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Télévision, cinéma et « invasion culturelle »

Dans un post publié sur sa page Facebook, le professeur Belkacem Ahcène-Djaballah a évoqué un sujet très actuel : « l'invasion culturelle » (« el ghazwou ethaqafi »). L’enseignant universitaire rappelle que ce terme n’a pas évolué depuis les années soixante du siècle dernier. Pire, relève-t-il, certains de nos responsables ne se gênent nullement de le resservir aux « masses » populaires pour les prévenir du danger que peut représenter tel film, tel documentaire ou tel livre étranger sur notre société. Le dernier documentaire allemand sur l’Algérie faisant foi. Nous sommes en 2022 et le discours, tout comme cette expression héritée des années de nationalisme exacerbé, n’a pas évolué.   Certes, l’«invasion culturelle» est un fait bien réel et ses manifestations sont perceptibles m...
Séparation du sport et de la politique
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Séparation du sport et de la politique

La grande duplicité occidentale L’actualité de ces derniers jours a remis sur le tapis la question de la séparation du sport de la politique. Une “trouvaille” occidentale dont les fondements hypocrites ont fini, au fil du temps, par apparaître au grand jour : quand le principe les arrange, les Occidentaux ferment les yeux et la g…, mais quand leurs intérêts sont directement concernés ou qu’un de leurs “protégés” est tout aussi directement touché, ils ont la main lourde et les propos virulents. Des exemples récents montrent cette duplicité occidentale. Certains en rapport direct avec notre pays. Alors que la Fifa (Fédération internationale de football association) n’hésite pas, à longueur d’année, à menacer de fortes sanctions tout État membre qui serait intervenu dans les affaires i...
Flambée des prix des fruits et légumes
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Flambée des prix des fruits et légumes

La faille de la facturation À Ouled Fayet, le prix de la tomate fraîche s’affiche à 120 DA alors que le poivron est proposé à 180 DA. Le « red globe », variété de raisin à gros grains rougeâtres, d’où son nom, caracole à 250 DA et la pomme locale de moyen calibre dépasse les 500 DA. Dans cette commune-dortoir sur le Sahel algérois, à l’ouest de la capitale, la flambée des prix est sans pareille ces trois dernières années. C’est le cas aussi à Chlef-ville où, hormis le marché de Hay Bensouna, dit le « marché des pauvres », les prix des produits agricoles sont loin de rassurer les consommateurs, notamment les couples de travailleurs, les fonctionnaires et les employés obligés de travailler la journée durant et qui, une fois les huit heures achevées, se trouvent dans l’obligat...
Mais où sont donc passés les partis politiques ?
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Mais où sont donc passés les partis politiques ?

Par Khaled Ali Elouahed Curieux, très curieux ! Nous avons une soixantaine de partis politiques qui vocifèrent chaque fois qu’il a un vote. A chaque échéance électorale, ils viennent nous bombarder de critiques contre le pouvoir à l’ombre duquel ils prospèrent et se développent… sans développer le pays. Tous les chefs de partis politiques veulent passer à la radio et tous veulent passer à la télévision de préférence. Ils ont d’autres préférences également, comme passer juste avant ou après le journal de vingt heures. Les animateurs ? Oui, ils veulent que ce soit un journaliste chevronné et apprécié par le public mais qui ne les dérangerait pas beaucoup. Pas du tout serait mieux. Il faut les laisser parler à leur guise et sans les interrompre, s’il vous plait. Quand c’est un...
De l’Etat gérant à l’Etat garant
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De l’Etat gérant à l’Etat garant

Par Mohammed Koulal* Nous n’avons point d’Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons raison d’Etat n’est autre que la raison des bureaux. On nous dit qu’elle est auguste. En fait, elle permet à l’administration de cacher ses fautes et de les aggraver. Pour traiter le thème relatif à l’administration considérée comme la rotule de tout système, je n’ai pas trouvé mieux que l’analyse faite par Vincent Wright, historien, politologue, philosophe et administrativiste que Guy Braibant a évoqué lors d’une conférence. Par rapport aux diverses recherches relatives à l’amélioration de l’administration, nous demeurons en fait sans administration. En effet, des chercheurs luttent pour l’amélioration de l’administration, son mode d’organisation et de fonctionnement. Il ne s’agit...
Être ou… ne pas «naître»
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Être ou… ne pas «naître»

Par Pr Mohammed GUÉTARNI* L’article de Maître Klouche  "Être ou ne pas être", paru dans le numéro 329 de notre journal Le Chélif, a interpellé mon attention. Il s’agit d’un vers d’une pièce intitulée «Hamlet» de William Shakespeare (Scène 1, Acte III). Il pose cette question légendaire en 1601 : «Être ou ne pas être, telle est la question», prononcée par son héros Hamlet. Ce grand dramaturge était fortement inspiré par la littérature arabe. Il suffit de lire «Roméo et Juliette» pour que l’on s’en rende compte qu’il s’agit d’un pastiche à peine voilé du chef-d’œuvre «Qaïs et Leïla» (œuvre anonyme) déjà au niveau du titre. Les corps des deux textes constituent un parallélisme patent. Certes, c’est un dinosaure élisabéthain dont le nom a marqué la littérature universelle de par ses ...
A quelque chose malheur est bon
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A quelque chose malheur est bon

Par Malek Ouaddah* L’Algérie qui a été pendant longtemps dominé par le laisser-aller, «maalich», «Allah ghaleb» et «el maarifa» le «bakchich», produits de l’ignorance, de la résignation, de l’égoïsme, de la spéculation et de la corruption, se retrouve aujourd’hui face à cette dure réalité dans tous les secteurs, y compris celui de la protection sanitaire de la population et de la prise de ses malades au niveau des structures sanitaires où l’hygiène laisse souvent à désirer. Aujourd’hui, le monde traverse une crise sans précédent, liée à la  pandémie COVID-19, qui concerne tous les pays sans exception et cela à des degrés divers. Cette pandémie à mis a nu la faiblesse du secteur de la santé dans plusieurs pays. Cela est dû essentiellement à la faiblesse des investissements da...