L'Algérie de plus près

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Miloud Bernaoui : la légende du cyclisme de Khemis Miliana
Histoire, Terroir

Miloud Bernaoui : la légende du cyclisme de Khemis Miliana

Né le 4 mars 1911, à Khemis Miliana, Miloud Bernaoui était l'un des cyclistes les plus réputés durant les années vingt, trente et quarante, en tant que sprinter notamment. Il décrocha moult titres et prix ainsi que le surnom de « chasseur de juin ». Le récit qui suit a été soigneusement rédigé par Mme Karima Bouachri et corrigé par Mlle Valentine Dufour d'après le journal intime du champion Miloud Bernaoui.* Tout débuta pour Bernaoui, à l'orée des années vingt, lorsqu'il avait à peine une dizaine d'années. Aussitôt la classe terminée, il se ruait sur la bicyclette de son frère, sautant son goûter et ses devoirs scolaires, se hissant sur le cadre trop haut pour lui, atteignant difficilement les pédales. Et le voilà parti pour Lavarande (Sidi Lakhdar), à 5 kilomètres d'Affreville (Khemis ...
Anne Beaumanoir, l’amie de l’Algérie combattante
Histoire

Anne Beaumanoir, l’amie de l’Algérie combattante

Anne Beaumanoir est décédée, le 4 mars dernier, à l’âge de 98 ans. Alors qu’elle était étudiante en médecine, elle s’engagea dans la résistance à 17 ans. Pendant la guerre d’Algérie, elle a pris position pour le FLN ce qui lui a valu d’être arrêtée et condamnée à 10 ans de prison. Anne Beaumanoir est née le 30 octobre 1923 en Bretagne, au Guildo (actuellement commune de Saint-Cast-le-Guildo), près de Dinan, dans les Côtes-du-Nord1,2. Elle est issue d'un milieu modeste. Ses parents sont restaurateurs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est étudiante en médecine, et clandestinement militante communiste4. Des amis de ses parents l'avertissent un jour qu'une rafle va avoir lieu la nuit suivante dans le 13e arrondissement de Paris, et lui demandent de prévenir une dame, Victoria, qui c...
Vieux Ténès : une histoire presque occultée
Histoire

Vieux Ténès : une histoire presque occultée

Par Pr Mohammed Guétarni* « Écrire, disait Blanchot, c’est nommer le silence. » C’est, aussi, sauver de l’oubli. Lorsque ce silence est glacial, il devient, dès lors, délictuel car on refuse de valoriser un patrimoine culturel nationale, voire continental aussi précieux que la prunelle des yeux parce que sis à l’abri des regards et/ou défavorisé par sa position géographique, à l’écart des grands axes routiers. Tel est, hélas, le cas piteux du Vieux Ténès… et de sa mosquée vieille de 10 siècles. Ténès, ancien comptoir phénicien continue à préserver son nom de la période coloniale après l’Indépendance. Elle est composée de deux parties distantes d’environ d’un kilomètre. La ville moderne est construite sur l'emplacement de la ville romaine et sa médina appelée Vieux Ténès ou "T'nes Lah...
Tamani Batache, la fille qui sauva la wilaya 4
Histoire

Tamani Batache, la fille qui sauva la wilaya 4

Dans l’ouvrage « Mémoires du capitaine Si Mourad ( Abderahmane Krimi) » retraçant le parcours militant du valeureux officier de l’ALN originaire de Ténès ( wilaya IV), ce dernier évoque dans un passage particulier, la bravoure d’une jeune fille d’El Asnam qui s’est distinguée par un acte  héroïque au service de sa patrie. Il s’agit de la regrettée Tamani Batache.      Alors que le capitaine Mourad était à la tête de la zone de l’Ouarsenis, survint l’épisode de cette jeune fille de vingt printemps dont le concours de circonstances permit de sauver d’une mort certaine la vie de plusieurs moudjahidine.                        Les faits : par une chau...
Qui se souvient de « Qui se souvient de Margueritte » ?
Histoire

Qui se souvient de « Qui se souvient de Margueritte » ?

Par Rachid Ezziane Durant les années quatre-vingts, sur les colonnes du journal El-Moudjahid, paraissait en feuilleton un chef d’œuvre de littérature et d’histoire écrit par une belle main d’écrivain malgré sa profession de chirurgien-dentiste. Il s’agit, et vous l’avez sûrement reconnu, de Laadi Flici et son mémorable titre : « Qui se souvient de Margueritte ? » « Chronique du temps qui passe. Chronique du temps qui éclabousse, qui n’aime pas, qui ne musique pas, qui ne danse pas. Imperturbable. Froid. Sans saveur. Inodore. Incolore. Infini. Chronique du temps qui ensanglante, violente, incendie, éclate, déchire. Qui vous laisse sur le carreau. Où est passé Antar ? Chronique du temps immobile, du temps présent, du temps futur. Froid. Sans saveur. Inodor...
Qui est Djamila Boupacha ?
Histoire, Sans catégorie

Qui est Djamila Boupacha ?

Beaucoup d'Algériens ne connaissent pas qui est vraiment la moudjahida Djamila Boupacha. Ils n’en ont entendu parler qu’après son refus poli de ne pas siéger au Conseil de la nation. Voici que qu’a écrit à son propos le capitaine Ahmed « Djamel » Bennaï, moudjahid de la wilaya IV, dans son ouvrage : « Le sang de la liberté ». « Après le village de Saoula, j’ai décidé de pénétrer les localités de Birkhadem, Bir Mourad Raïs, Dély-Ibrahim et Hydra. Il me fallait au moins un refuge dans chacun de ces villages. Pour Birkhadem, il ne se posait aucun problème. J’y avais de la famille, des amis et plusieurs camarades d’école, en plus de mon frère Redouane qui tenait toujours la station-service Esso à l’entrée du village. À Dély-Ibrahim, vivait la famille Boupacha qui habitait au centre ...
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Bir Dalmas à Sidi Akkacha : Témoin silencieux des crimes coloniaux

Bir Dalmas (ou puits de Dalmas) est un site naturel de la région de Herrour, relevant de la commune de Sidi Akkacha, au nord de Chlef. Il est l'un des témoins historiques des sacrifices consentis par les chouhadas de nombreuses wilayas du pays, qui demeure à ce jour, silencieux sur les crimes coloniaux. Dalmas est le nom d’un colon qui possédait des terres agricoles et sur lesquels il a creusé un puits. Des chercheurs et des témoins estiment que Bir Dalmas requiert des études et des recherches susceptibles de lever le voile sur les secrets enfouis dans ce lieu, dont les profondeurs portent, à ce jour, les ossements des martyrs de la Révolution. Des habitants de cette région ont de tout temps exhorté les pouvoirs publics d’entamer des travaux pour remon...
Témoignage 10 Octobre 1980
Histoire

Témoignage 10 Octobre 1980

Mercredi 8 octobre 1980. Le caporal de service m’intercepte au seuil de mon bureau : « Hadharat, c’est pour vous de la part du lieutenant Boukmedja». Il me remet un papier plié en deux. Je l’ouvre : une permission de 4 jours. Des collègues officiers me regardent avec étonnement. C’est qu’en fin de matinée j’avais introduit une demande de permission pour le week-end (jeudi-vendredi) afin de rendre visite à ma famille à El Asnam. Le lieutenant en charge du secrétariat du bureau d’orientation (BO) de la région militaire d’Alger (la 7ème à l’époque) où je suis affecté depuis la fin de mon instruction militaire à l’École de formation des officiers de réserve (EFOR) de Blida m’avait opposé un refus catégorique. Je me suis accroché verbalement avec lui. Notre échange a été nerveux et a été entend...
Ma ville martyrisée
Histoire

Ma ville martyrisée

10 Octobre 1980 D’El Asnam à Chlef, il y a 41 ans,  située à mi-distance entre Oran et Alger, dévastée par le pire tremblement de terre de l'histoire de l’Algérie .C'est le  séisme le plus meurtrier de l'histoire du  pays. Des séquelles gravées à jamais dans la mémoire des Asnamis, qui ont vécu un triste et inoubliable drame avec  des pertes humaines et des dégâts matériels importants et dramatiques.  D’abord, on se remémore  de la mémoire de nos martyrs tombés au champs d’honneur  et des morts du tremblement de terre à la mémoire de cette tragédie nationale  et de toutes ses victimes de leur disparition tragique en ce jour qui commémore 41 années jour pour jour.  Comme aussi, une  pensée est dédiée à cette occasion  à notre cher re...
Octobre, place du 1er mai
Histoire

Octobre, place du 1er mai

Par Mohamed Saïd Hammadi Je me souviens. Tout commença par une rumeur d’une ampleur inhabituelle. Celle d’une grève générale qui allait secouer la zone industrielle de Rouiba, une des vitrines de l’essor de l’industrie algérienne. La veille, attablé avec des amis dans un café de la place du premier mai, je devisais avec eux, sans y croire, sur l’imminence d’un bouleversement. Pour d’autres, ce n’était que de l’intox, le prolongement de toutes les supputations que nourrissaient de probables luttes entre hommes en mal de charisme. Qui croire ? Je connaissais des amis dans et en dehors de l’organisation syndicale officielle unique. Par eux, je la savais habitée de quelques contestataires, et secouée de temps à autres de convulsions internes, jamais apparentes en surface. Je me...