5 juillet 1962 : La mort et les blessures déjà loin
Par Rachid Lourdjane*
Ce jour-là, à Sidi Fredj, l’histoire revient sur ses pas, comme pour effacer une nuit de 132 ans. Sidi Fredj, jeudi 5 juillet 1962. L’emblème national monte sur fond de sanglots murmuré à peine par deux bataillons des wilayas III et IV.
Le lundi 19 mars, dans la matinée, une jeep du Régiment d’Artillerie bondée de paras s’arrête sur les hauteurs de la Rue Isabelle Eberhardt à Douiret de Blida, dans la zone la plus meurtrie par la guerre de libération nationale. Ils collent une affiche en noir et blanc sur «Sour Mahrez» annonçant le cessez-le-feu à partir de midi. Personne n’y croit. La guerre est finie. C’est l’extase. Mais la joie sera de courte durée. A un quart d’heure de la paix, 11h45, l’infirmier, un des rares européens à s’aventurer dans le quartier musul...









