« Le mauvais génie », de Nadjib Stambouli : variations cupides en trahison majeure
Pour certains romans, une seule lecture ne peut en épuiser toutes les richesses. Il en est ainsi des ouvrages qui dispersent l’intrigue essentielle au hasard des faits anodins du quotidien pour mieux cerner les rouages de la société et les travers des individus qui la composent. Certains grands auteurs russes s’y sont particulièrement illustrés au siècle dernier. Le dernier opus de Nadjib Stambouli ne fait pas exception à cette règle. Le lecteur suit par le menu le quotidien d’un employé modèle qui n’hésite pas à trahir la confiance des siens et à vendre son âme au diable pour un confort matériel meilleur. A travers la trahison de ses principes, ceux de son épouse et l’impact sur ses amis, sa prise individuelle de risque devient une affaire collective. Les étapes de « la spirale infernale...









