Les vieux sont impitoyables… et pas très commodes !
Par Hamid Dahmani
« Âand echib, yaqwa el îib » (avec les cheveux blancs, s’accentue le cynisme). Cette vieille expression populaire est utilisée couramment dans notre pays. On raconte qu’une fois un sexagénaire s’était remarié une seconde fois pour prendre une deuxième femme (zawdja) tout en gardant la première. Aussi, pour être juste et équitable envers ses deux épouses, notre bienheureux bonhomme partageait ses nuits entre les deux foyers. Lorsqu’il se rendait chez la jeune épouse (lemra s’ghira), cette dernière le prenait dans ses bras et lui enlevait avec ses petits doigts fins, les cheveux blancs, signe du vieillissement, qui avaient envahis et blanchis toute la chevelure de son conjoint. Et quand il revenait auprès de sa vieille épouse (laâdjouza), elle le prenait aussi ...









