L’euphorie du 5 juillet, les peines des uns et les joies des autres
Par feu Kamel Noui-Mehidi *
A l'annonce du cessez-le-feu le 18 mars au soir, quelques manifestations çà et là éclatèrent, de manière sporadique certes mais régulières et soutenues aussi bien à Châteaudun du Rummel (actuel Chelghoum Laïd) où j'habitais chez mes parents qu’à Constantine où je terminais mon année de seconde au lycée d’Aumale. Elles marquent la fin d'une guerre sanglante.
Après le référendum du 1er juillet 1962 suite auquel fut proclamée l’indépendance de l'Algérie, les scènes de liesses populaires commencèrent dès le soir et se sont poursuivies jusqu'au 5 juillet, allant crescendo. Il ne faut pas oublier que, dès le 19 mars, à la fin du mois de juin, beaucoup de malheurs frappèrent l'Algérie, notamment les attaques criminelles de l'OAS. Ses attentats meurtriers et le p...









