L'Algérie de plus près

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Rabeh Sebaa, sociologue, docteur en anthropologie à l’Université Oran 2 :
L'interview

Rabeh Sebaa, sociologue, docteur en anthropologie à l’Université Oran 2 :

«Nombre de transformations sociologiques se font à l’insu des sociologues» Professeur de sociologie, docteur en anthropologie et directeur de la revue «Socialités et Humanités» à l’Université d’Oran 2, Rabeh Sebaa se confie, à cœur ouvert, au journal Le Chélif qu’il considère comme étant «Un journal qui s’impose par la rigueur et la qualité du travail d’une équipe, indubitablement motivée et  incontestablement engagée.» Les réponses de M. Sebaa sont d’une pertinence distinguée doublée d’une vision clairvoyante. Le Chelif s’honore de cet entretien si enrichissant pour ses lecteurs.   Le Chélif : Monsieur Sebaa, si vous voulez bien vous présenter à nos lecteurs. Votre parcours d’intellectuel étant des plus remarquables. Rabeh Sebaa : Citoyen algérien, reconnai...
Entre savoirs scientifiques et fatalisme
Réflexion

Entre savoirs scientifiques et fatalisme

Par Mohammed KOULAL* «Le fatalisme a des limites. Nous devons nous  en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes». Gandhi La pandémie qui frappe l’humanité a montré chez nous autres Algériens un comportement irresponsable d’une part et fataliste de d’autre. Chez d’autres sociétés, c’est la discipline et la détermination de vaincre qui ont prévalu. A défaut d’esprit cartésien et scientifique, nous soumettons tous les évènements du monde à la fatalité. Et comme l’a dit Chateaubriand : «Tout ce qui est fixe est fatal et tout ce qui est fatal est puissant». Pour nous Algériens, tout évènement est l’œuvre d’une force supérieure et donc du destin : il faut accepter les fausses évidences et se plier au destin. Il me paraît utile de mentionner ...
A quelque chose malheur est bon
Opinions

A quelque chose malheur est bon

Par Malek Ouaddah* L’Algérie qui a été pendant longtemps dominé par le laisser-aller, «maalich», «Allah ghaleb» et «el maarifa» le «bakchich», produits de l’ignorance, de la résignation, de l’égoïsme, de la spéculation et de la corruption, se retrouve aujourd’hui face à cette dure réalité dans tous les secteurs, y compris celui de la protection sanitaire de la population et de la prise de ses malades au niveau des structures sanitaires où l’hygiène laisse souvent à désirer. Aujourd’hui, le monde traverse une crise sans précédent, liée à la  pandémie COVID-19, qui concerne tous les pays sans exception et cela à des degrés divers. Cette pandémie à mis a nu la faiblesse du secteur de la santé dans plusieurs pays. Cela est dû essentiellement à la faiblesse des investissements da...
La culture de l’inculture
Chroniques

La culture de l’inculture

Par Rachid Ezziane «Réfugie-toi dans l'étude, tu échapperas à tous les dégoûts de l'existence. L'ennui du jour ne te fera pas soupirer après la nuit et tu ne seras pas à charge de toi-même et inutile aux autres» Sénèque Qui est-ce qui fait que les Algériens persistent à résister à tout ce qui fait les sociétés civilisées ? De l’entendement à la civilité et en passant par l’hygiène, la modernité ou le «common sense», tout ça est pour le commun des algériens dires et médire. Il n’y a qu’à voir ces derniers jours le comportement des citoyens envers la crise sanitaire que connait le monde. Dans plusieurs pays, on se confine, on lutte avec acharnement pour endiguer l’ampleur du coronavirus avec tous les moyens préventifs, tels que le confinement, le port des masques, des gants...
Des citoyens de Chlef s’expriment sur le Covid-19
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Des citoyens de Chlef s’expriment sur le Covid-19

Hamouni Mohamed, expert en sports, ancien député, conseiller au ministère de la Jeunesse et des Sports : «Le Covid-19 menace le monde chez nous comme ailleurs, l’heure est à la lucidité et l’autodiscipline. Il ne faut surtout pas paniquer mais il convient de savoir que notre système de santé n’est pas calibré pour faire face à une évolution épidémiologique d’une telle ampleur qui est venue en vraie inconnue perturber l'équilibre économique mondial suivie de milliers de décès en l'espace d'un temps très court. Aucun pays n'était préparé pour contrer cette pandémie mortelle. On peut supposer que le dépistage, tel qu’il a été entrepris jusque-là, donne un bilan sous-évaluant la situation réelle et que le plus critique est devant nous. Il nous faut gagner du temps pour éviter le chaos et...
Production de gel désinfectant
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Production de gel désinfectant

L'Université Chlef se met de la partie Un groupe d'enseignants de la Faculté des sciences naturelles et de la vie de l'université de Chlef, sous la supervision de l'ingénieur de laboratoire, Malika Meziane, et avec le soutien du rectorat, a réussi à produire 50 litres de gel désinfectant qu'il a offert aux hôpitaux de la wilaya. Réalisé à titre de test, cette opération va se poursuivre puisque ses initiateurs prévoient, dès la semaine prochaine, la production de quantités plus importantes de gel hydroalcoolique. Selon M. Abdellah Noui, enseignant universitaire et membre du groupe à l'origine de cette initiative, le laboratoire de l'université aurait pu produire d'importante quantités de désinfectants en gel s'il ne s'était pas heurté à la rareté de l'alcool en Algérie. Un écueil ...
L’épreuve
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L’épreuve

Par M'hammedi Bouzina Med En ces temps de grand malheur, le monde se questionne sur son mode de vie et entre dans une sorte de prière pour exorciser les démons du capitalisme qui menacent sa survie. Il promet de changer. Est-ce possible ? Soudain, le monde est sur le point de s'arrêter. Et donc la vie qui va avec. Un «grain» de virus, c'est à dire un organisme si minuscule, plus petit qu'un microbe, peut donc enrayer le cours tranquille de l'immensité du monde, l'enfermer chez lui et le terroriser sans relâche jour et nuit. Quelque chose a craqué quelque part dans ce monde devenu bancal, violent pour les plus faibles, furieux contre la nature et incertain pour tous. «Plus rien ne sera comme avant le Covid 19», disent çà et là des voix paniquées. «Il faut changer les règles du jeu de ...
Ben Allal, le meunier de Vialar
Les gens

Ben Allal, le meunier de Vialar

Par Rabah Saadoun «Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite !» Cette comptine me rappelle mon enfance et, bien évidemment, un personnage atypique de notre ville. Cependant, elle ne lui correspond pas du tout dans la mesure où notre meunier, Si Ben Allal de Vialar, restait éveillé et très vigilant lorsque son moulin tournait à plein régime. Je me souviendrais toujours de ces brouettes, de ces charrettes ou de ces camionnettes pleines à craquer de sacs de blé dur, blé tendre ou d’orge, qui venaient se garer juste devant la porte de sa meunerie. Et, des fois, c’était à dos d’ânes, de mulets ou de chevaux qu’on lui ramenait du grain à moudre. Il rendait un grand service à tous les habitants de Tissemsilt et à tous les paysans de la région. Sa meunerie était un repère...
Le message de Noureddine Morsli :
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Le message de Noureddine Morsli :

«La discipline doit être de mise pour éviter l'hécatombe à notre pays et protéger notre population» «Je tiens en premier lieu à saluer tous les lecteurs de l'hebdomadaire Le Chélif qui reste un grand acquis et une fierté pour la région de Chlef et les wilayas environnantes. Si j'ai un conseil à donner à la population de Chlef et à tous les Algériens, c'est d'être solidaires et de s’unir comme une seule force pour combattre ce virus invisible en ces moments cruciaux que traverse notre pays et le monde entier face à cette pandémie mortelle qui ne pardonne pas, surtout qu'il n'existe aucun vaccin où médicament pour le contrer. Le seul remède pour ne pas être contaminé, c'est de rester confiné chez soi car ce virus se propage rapidement, il serait dévastateur. Prévenir vaut mieux que guérir...
Vous parlez de confinement à Chlef ?
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Vous parlez de confinement à Chlef ?

Pandémie du Corona virus à Chlef et règles de sécurité Si une partie de la population à Chlef est bien consciente des dangers véhiculés par la propagation du virus, une autre partie donne l’impression de pas être concernée par l’épidémie et continue de vivre, sans prendre de précautions, comme si elle était immunisée contre ce dangereux virus. La porte d’entrée est verrouillée depuis plus d’une semaine à double tour et les enfants sont interdits de sortir. Il y a des provisions et des légumes pour toute la semaine. Lorsqu’il nous arrive de sortir pour différents besoins, nous le faisons en voiture et c’est l’occasion pour les enfants de s’y entasser pour respirer un bol d’air frais. Première surprise, à Chorfa, il y a des gens dehors, parfois par groupe de trois, d’autre sont à ...