L'Algérie de plus près

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Faut-il croire la France de Bachelot ?
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Faut-il croire la France de Bachelot ?

La France va ouvrir, “avec 15 années d’avance” sur ce qui était initialement arrêté, “les archives sur les enquêtes judiciaires de gendarmerie et de police qui ont rapport avec la guerre d’Algérie”. Ce sont là, les propos que la ministre de la Culture française, Roselyne Bachelot, a tenus vendredi dernier, 11 décembre, sur les plateaux de la chaîne de télévision BFM TV. Des propos qui ont surpris. Et ce, même s’ils s’inscrivent en droite ligne des déclarations faites, trois jours plus tôt à Alger où il a effectué une visite surprise et éclair, de Jean-Yves Le Drian, son collègue dans le gouvernement en charge du portefeuille des Affaires étrangères. Celui-ci y a, en effet, plaidé “pour des relations apaisées” entre son pays et l’Algérie. C’est à cela que semble tendre - du moins, en appare...
14 civils enlevés et assassinés à Ziadnia en 1957 par l’armée française
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14 civils enlevés et assassinés à Ziadnia en 1957 par l’armée française

« Sans suites » avait décidé le général Salan La localité de Ziadnia dans la commune d’Ouled Ben Abdelkader, compte à elle seule, par dizaines, ses martyrs. En l’espace d’une seule nuit de l’année 1957, 14 personnes ont été enlevées et lâchement assassinées, pas très loin de chez elles. Les militaires français leur avaient imputé la responsabilité d’avoir dégradé la chaussée menant au village au niveau du lieudit « Maghdour », mais aussi, d’avoir été derrière le sabotage de poteaux de télégraphe. Les familles Boutebel, Fellague, Zouini, Chiker sont les plus touchées pour avoir perdu plus de deux personnes chacune. Nous avions décrit dans nos éditions précédentes les conditions dans lesquelles étaient exécutés les victimes. Depuis lors, les familles endeuillées ne cessen...
Le bout du tunnel ?
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Le bout du tunnel ?

En ces temps difficiles pour l’économie nationale, les déclarations sur l’état de la balance commerciale faites, lundi dernier, 13 décembre, par le Premier ministre, ne peuvent que mettre du baume dans le cœur des Algériens. En choisissant de les faire lors de l’inauguration de la 29ème édition de la Foire de la production nationale qui se tient au Palais des expositions de la SAFEX du 13 au 25 du mois en cours, Aymen Ben Abderrahmane a, sans doute aucun, voulu souligner l’importance de leur teneur. Peu d’Algériens oseront lui reprocher un tel choix. Un excédent de la balance commerciale au 30 novembre passé de 1,04 milliards de dollars, n’est pas, en effet, une information à minorer. Surtout après l’éprouvante - pour la population et l’économie nationale - année 2020 traversée par le pays...
Le consentement au destin
Chroniques

Le consentement au destin

« Tout se transforme, rien ne meurt » Pythagore Elle naît dans les sommets des montagnes comme naissent les enfants gâtés.  Choyée du chant des oiseaux et du froufroutement de la verdure enchantée. Quand vient la fonte des neiges, en avril, elle coule au rythme du réveil de la vie. Elle continue sa marche victorieuse pendant tout l’été. Elle serpente les méandres de la vallée en creusant son lit, lentement, mais sûrement. En automne, elle gonfle et s’en va quérir le bonheur des gens heureux qui la contemple. Le long de ses berges, on cultive, fruits et légumes. Les poissons y trouvent leur joie de vivre ainsi que les malins pêcheurs qui les accostent au tournant d’un méandre. Et elle charrie tout sur son passage, sans vouloir faire de mal. Et elle s’en va loin, très loin… La riv...
Mohamed Ouahab, président de l’ASO:
Sport

Mohamed Ouahab, président de l’ASO:

« Désormais, les joueurs seront puisés de notre école de formation » Le Chélif : Bonjour M. le président. Comment se présente la préparation de l'équipe de l'ASO pour l'entame du championnat professionnel de ligue Une de la saison 2021-2022 ? Mohamed Ouahab : Bonjour. Après un repos mérité des joueurs de quelques jours, depuis tout juste le 24 août car comme vous le savez, le championnat de cette saison a été très long et très dur pour nous en tant que staff administratif, technique, médical ainsi que les joueurs. Nous avons repris les entraînements tout dernièrement sous la houlette de Samir Zaoui et son staff technique, à qui nous avons renouvelé notre confiance pour driver l'équipe et préserver la stabilité du groupe, suite au départ de l'entraîneur Fodhil Moussi que nous remercio...
Témoignage 10 Octobre 1980
Histoire

Témoignage 10 Octobre 1980

Mercredi 8 octobre 1980. Le caporal de service m’intercepte au seuil de mon bureau : « Hadharat, c’est pour vous de la part du lieutenant Boukmedja». Il me remet un papier plié en deux. Je l’ouvre : une permission de 4 jours. Des collègues officiers me regardent avec étonnement. C’est qu’en fin de matinée j’avais introduit une demande de permission pour le week-end (jeudi-vendredi) afin de rendre visite à ma famille à El Asnam. Le lieutenant en charge du secrétariat du bureau d’orientation (BO) de la région militaire d’Alger (la 7ème à l’époque) où je suis affecté depuis la fin de mon instruction militaire à l’École de formation des officiers de réserve (EFOR) de Blida m’avait opposé un refus catégorique. Je me suis accroché verbalement avec lui. Notre échange a été nerveux et a été entend...
Ma ville martyrisée
Histoire

Ma ville martyrisée

10 Octobre 1980 D’El Asnam à Chlef, il y a 41 ans,  située à mi-distance entre Oran et Alger, dévastée par le pire tremblement de terre de l'histoire de l’Algérie .C'est le  séisme le plus meurtrier de l'histoire du  pays. Des séquelles gravées à jamais dans la mémoire des Asnamis, qui ont vécu un triste et inoubliable drame avec  des pertes humaines et des dégâts matériels importants et dramatiques.  D’abord, on se remémore  de la mémoire de nos martyrs tombés au champs d’honneur  et des morts du tremblement de terre à la mémoire de cette tragédie nationale  et de toutes ses victimes de leur disparition tragique en ce jour qui commémore 41 années jour pour jour.  Comme aussi, une  pensée est dédiée à cette occasion  à notre cher re...
Vivre pour être et non pour avoir
Chroniques

Vivre pour être et non pour avoir

Par Rachid Ezziane « Je suis, j'existe, cela est certain, mais pour combien de temps ? Autant de temps que je pense, je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui pense, c'est-à-dire un esprit. » Descartes Comme lui, celui qui avait dit : « Nombreux sont ceux qui vivent en nous ; Si je pense, si je ressens, j’ignore qui est celui qui pense, qui ressent. Je suis seulement le lieu où l’on pense, où l’on ressent... ». Merci Fernando pour cette vérité que d’aucuns veulent ignorer pour feindre que tout est bien dans le meilleur des mondes. Son nom, dans sa langue maternelle, qui est le portugais, veut dire « personne ». Et Pessoa a vécu solitaire. Pour mieux apprécier la vie, avait-il dit. Car il n’y a pas de plus libre qu’un solita...
Octobre, place du 1er mai
Histoire

Octobre, place du 1er mai

Par Mohamed Saïd Hammadi Je me souviens. Tout commença par une rumeur d’une ampleur inhabituelle. Celle d’une grève générale qui allait secouer la zone industrielle de Rouiba, une des vitrines de l’essor de l’industrie algérienne. La veille, attablé avec des amis dans un café de la place du premier mai, je devisais avec eux, sans y croire, sur l’imminence d’un bouleversement. Pour d’autres, ce n’était que de l’intox, le prolongement de toutes les supputations que nourrissaient de probables luttes entre hommes en mal de charisme. Qui croire ? Je connaissais des amis dans et en dehors de l’organisation syndicale officielle unique. Par eux, je la savais habitée de quelques contestataires, et secouée de temps à autres de convulsions internes, jamais apparentes en surface. Je me...
5 octobre 1988 ou la révolte contre le système mafieux
Histoire

5 octobre 1988 ou la révolte contre le système mafieux

Par Professeur Mohammed Guétarni « Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu'à inventer »Gaston BERGER Les émeutes fatidiques d’octobre 1988 ont éclaté à partir du 2 au 3 octobre dans les lycées Abane Ramdane (El-Harrach) et les Eucalyptus (Bourouba) dans la banlieue d'Alger pour se propager dans la nuit du 4 au 5 octobre dans le quartier populaire de Bab-El-Oued à Alger. Elles s'étendent rapidement à d'autres grands centres urbains du Nord pour faire, ensuite, tache d’huile sur l’ensemble du pays sans réseaux sociaux, à l’époque. Cependant, grâce aux antennes paraboliques, qui poussaient, comme des champignons sur les toits, les habitants des autres villes Constantine, Batna, Oran… ont appris, par le biais des t...