L'Algérie de plus près

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Amers cadeaux de fin d’année
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Amers cadeaux de fin d’année

Par Mourad Bendris Les derniers jours de l'année 2021 n’ont pas été cléments pour le porte-monnaie et les nerfs des Algériens. Le retour de la pénurie de l'huile de table et la persistance de la hausse des prix de nombre de produits alimentaires ont, en effet, constitué pour eux d’amers cadeaux de fin d’année. Des cadeaux qu’ils auraient souhaité ardemment ne pas recevoir ! Déprimants à plus d’un titre, le retour des pénuries et la persistance de la hausse des prix poussent nombre de citoyens à s’interroger sur cette situation anachronique. Et comment ne peuvent-ils le faire quand, pratiquement, toutes les déclarations officielles et nombre de reportages diffusés sur certaines chaînes de télévision insistent sur le fonctionnement ordinaire des unités de production d’huile de table&nb...
Les adoucisseurs du langage
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Les adoucisseurs du langage

Par Rachid Ezziane Comme les machines qui adoucissent l’eau et la rendent potable, les mots qu’on utilise peuvent aussi être des adoucisseurs de relation et de communication. Ces adoucisseurs « potentiels » sont très utiles dans les lieux de travail, là où les rapports (entre humains)sont nombreux et délicats. C’est dans les administrations, les entreprises, etc. que l’on a le plus besoin d’être écouté et respecté, voire reconnu comme partie prenante du milieu où l’on est. Alors, pour ce faire et ne pas se défaire, un seul chemin y mène, c’est l’art du verbe… Oui, parler est un art comme l’est le savoir-vivre ou l’architecture. Il existe dans le langage quotidien un ensemble de petites formules ou expressions qui facilitent les rapports entre humains. C’est un sociolog...
« Nous, on a toujours fait comme ça ! »
Chroniques

« Nous, on a toujours fait comme ça ! »

Dans le dernier « Coradia » qui nous a ramenés, jeudi dernier, de Chlef à Alger, il y avait beaucoup de monde. Des familles, des groupes de jeunes, des voyageurs esseulés de tout âge et même des migrants subsahariens. Il restait quelques sièges vides, surtout ceux qui étaient orientés dans le sens contraire de la marche du train. « Ça donne le tournis », me dit une dame accompagnée de ses 3 enfants qui voulait que je lui cède mon fauteuil. Enfin ? la place lui convenait et elle pouvait avoir ses enfants à ses côtés. Je me lève sans trop me poser de question pour m’installer trois sièges plus loin, à côté d’un jeune homme plongé dans l’écran de son smartphone. L’essentiel pour tous est de rentrer le plus tôt à Alger. Je devais prendre le bus de l’ETUSA jusqu’à la st...
Malik Aït Si Ameur, le nouveau président de l’APC d’El Karimia :
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Malik Aït Si Ameur, le nouveau président de l’APC d’El Karimia :

« Nous avons donné des promesses et nous comptons les réaliser » En fin et après un long suspens bourré de rumeurs les habitants de la commune d’El Karimia ont pu reconnaître le nom leur maire. Il s’agit en l’occurrence de M. Malik Ait Si Ameur. D’ailleurs, il n’était pas étrange pour la plupart des citoyens de cette commune d’entendre cette nouvelle puisque l’actuel maire est l’un des candidats préférés lors de la compagne électorale. Le nouveau locataire de la mairie d'El Karimia, dans la wilaya de Chlef, est quadragénaire ; il est assistant d’huissier de justice, il a pu gagner la confiance de ses pairs au sein du parti FLN qui l'ont proposé comme candidat aux dernières élections locales. Il convient de noter que les urnes à El Karimia, à l’issue du scrutin du 27 novembre dern...
Chlawach, l’homme qui murmurait à l’oreille des chats
Les gens

Chlawach, l’homme qui murmurait à l’oreille des chats

J’ai beau essayer de trouver la signification exacte du surnom qu’on lui avait collé. En vain. Pour moi, chlawach signifie le déséquilibré dans le sens large du terme, celui qui n’est pas entièrement sain mentalement ! Pourtant, c’était quelqu’un d’instruit et de très cultivé.  Il faisait partie de la première promotion de ceux qui ont décroché haut la main le certificat de fin d’études durant la période coloniale. Au même titre que mon défunt père puisqu’ils étaient dans la même classe. À l’époque, rares étaient ceux qui avaient l’opportunité de poursuivre leurs études. C’était un bel homme, grand de taille, le teint blanc, les cheveux lisses et brossés vers l’arrière, le visage ovale, les yeux clairs et pleins d’expression, l’allure désinvolte. Il était toujours vêtu très simplement, ...
 » Terre de Dieu « 
Chroniques

 » Terre de Dieu « 

Je viens de terminer la lecture d’un volumineux livre. J’en suis sorti assommé d’une vérité historique des plus inhumaines. « Terre de Dieu (Ardh Allah) », roman historique, écrit en arabe par l’auteur Jordanien Ayman Al-Outoum dans lequel il raconte l’histoire d’un déporté sénégalais musulman en Amérique (USA), puis vendu comme esclave alors qu’il était un érudit. Omar Ibn Saïd avait passé son enfance et sa jeunesse dans un village au Sénégal où il avait appris à lire et écrire en arabe, et a pu même faire des études pour devenir Imam et prédicateur après avoir appris le Coran. Son père était un riche notable du village de Fouta-Toro. A l’âge de 37 ans, Omar Ibn Saïd est pris en otage par des esclavagistes qui le firent embarquer dans un bateau en partance pour l’Amérique. Quelq...
Pr Dalila Nafaï, à propos de la radioprotection : « La législation à elle seule n’est jamais suffisante, il faut de l’implication ! »
Santé

Pr Dalila Nafaï, à propos de la radioprotection : « La législation à elle seule n’est jamais suffisante, il faut de l’implication ! »

La professeure Dalila Nafaï-Boutouchent, spécialiste en médecine du travail, cheffe de service de médecine du travail à l’hôpital Mustapha d’Alger, vient de publier un ouvrage aux éditions Les Presses du Chélif, sur la radioprotection en Algérie. Ce livre est en fait un guide à l’usage des médecins du travail, des radiologues, des praticiens et des chefs d’entreprises utilisant des appareillages et équipements produisant des rayonnements ionisants. C’est le second livre écrit par la spécialiste. Nous l’avons interrogé sur le contenu et l’utilité de cet ouvrage. Le Chélif : Bonjour Professeure. Tout d’abord, quel est l’intérêt d’un guide sur la radioprotection et à quelle catégorie de lecteurs s’adresse-t-il en particulier ? Dalila Nafaï-Boutouchent : Bonjour, tout d’abord permet...
Histoire

Bir Dalmas à Sidi Akkacha : Témoin silencieux des crimes coloniaux

Bir Dalmas (ou puits de Dalmas) est un site naturel de la région de Herrour, relevant de la commune de Sidi Akkacha, au nord de Chlef. Il est l'un des témoins historiques des sacrifices consentis par les chouhadas de nombreuses wilayas du pays, qui demeure à ce jour, silencieux sur les crimes coloniaux. Dalmas est le nom d’un colon qui possédait des terres agricoles et sur lesquels il a creusé un puits. Des chercheurs et des témoins estiment que Bir Dalmas requiert des études et des recherches susceptibles de lever le voile sur les secrets enfouis dans ce lieu, dont les profondeurs portent, à ce jour, les ossements des martyrs de la Révolution. Des habitants de cette région ont de tout temps exhorté les pouvoirs publics d’entamer des travaux pour remon...
Chroniques

C’est terrible et c’est tout

Par Rachid Ezziane « Aujourd'hui des forfaits impossibles sous les Néron se commettent sans qu'on puisse en accuser personne. Les uns ont demandé, les autres ont proposé, les troisièmes ont rapporté, les quatrièmes ont décidé, les cinquièmes ont confirmé, les sixièmes ont ordonné et les septièmes ont exécuté. » Léon Tolstoï – [In : Le salut est en vous] Que dire en ces temps qui courent ? En ces temps moyenâgeux. Que dire de tout ce qui se passe. Sans honte ni retenue. Du matin au soir et chaque jour que Dieu fait. Pas l’ombre d’une décence ni une once de lucidité. Le Big-bang n’aurait pas fait pire… Des femmes qu’on brûle. Des enfants qu’on kidnappe. Des forêts qu’on incendie. Des trains qu’on caillasse. Des conducteurs qu’on tabasse pour obligation d...
Crique d’El Marsa à Aïn Tagouraït : On pêche comme on peut
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Crique d’El Marsa à Aïn Tagouraït : On pêche comme on peut

Peu de personnes en dehors des gens d’Aïn Tagouraït, l’ex-Bérard de la période coloniale, une localité littorale de la wilaya de Tipasa, connaissent le lieudit « El Marsa ». Située à quelque 15 km à l’Est du chef-lieu de celle-ci et à environ 4 km à l’ouest de Bou Haroun, deuxième site portuaire de pêche à l’échelle nationale après celui de Béni Saf, El Marsa est composée de deux petites anses sablonneuses - dont une seule est régulièrement utilisée par les pêcheurs - séparées par une petite pointe de terre légèrement surélevée, se trouvant à la sortie ouest de la localité précitée. On y accède, à partir de la RN 11 - route du littoral -  par un bout de piste bitumée, étroite et en légère pente, traversant des terrains agricoles depuis quelques années en friche. L'impression...