Après le cataclysme, le grand déchirement
Un témoignage de Mohamed Belkacemi*
Mohamed Belkacemi n’avait que seize ans le jour où un puissant tremblement de terre a détruit sa ville natale. Il se souvient très bien de cette journée qui restera à jamais gravée dans sa mémoire. Il habitait à la cité Chagnaud (quartier populaire situé à la sortie ouest de la ville, aujourd’hui Hay Bensouna) et poursuivait ses études secondaires au lycée de Charra (Bocca Sahnoun) qui venait juste d’ouvrir ses portes. Il nous livre son témoignage sur cette journée qui l’a marqué à jamais.
«Je profitais de cette journée ensoleillée du 10 octobre, c’était le vendredi, on n’avait pas cours ce jour-là», commença-t-il par nous raconter. Rien ne laissait présager que cette journée d’automne allait changer toute notre vie d’adolescents. Avec des copains,...








