Par Hamid Dahmani
Le climat caniculaire que nous avons subi durement ces derniers mois a tourné dans le bon sens. « Ouf ! quel soulagement », il a fait frisquet le matin ces derniers jours. Après la chaleur intense, c’est la douceur du temps qui revient et qui s’installe avec l’arrivée de l’automne dans les prochains jours. Il était temps, cette folle canicule incommodante et troublante comme on s’y attendait nous a anéantis. Elle nous a supprimé l’envie de profiter de la mer et des bienfaits d’un été tolérant.
Le climat n’est plus supportable comme autrefois dans le bled. Les gens sont inquiets et leurs esprits sont marqués par la forte température caniculaire qui a atteint des pics angoissants. Il faut le reconnaitre, cet été est unique avec la chaleur qui nous a tenus en haleine pendant plusieurs mois.
Ces derniers temps, les saisons se sont affolées et ont laissé place aux sinistres ravageurs. L’atmosphère est embrasée partout dans les bois à cause du réchauffement de la planète. Les forêts brûlent et enflamment tout l’environnement végétal. Des gens ont perdu la vie et des biens. Des animaux ont étés piégés et ont péri atrocement dans les flammes. Il fait horriblement chaud dans les environs et à proximité du foyer fumant et asphyxiant.
Les gens qui combattent le feu ont soif et leurs gosiers se sont asséchés, on boit à grande gorgée pour étancher la soif à tout moment. Les feux, quand ils se déclenchent dans des vastes zones, ne sont pas maîtrisables, ils sont difficiles à éteindre lorsqu’ils démarrent en même temps. En l’espace de quelques heures, des milliers d’hectares sont partis en fumée et le patrimoine forestier a été décimé.
Comme d’autres pays du pourtour méditerranéen, le nôtre n’a pas échappé aux flammes de l’enfer. De grandes étendues d’essences diverses ont disparu des massifs montagneux. Le chêne et le pin ont grillé sous les flammes incendiaires. Plusieurs régions sont sinistrées. La tristesse se lit sur tous les visages et sur tous les monts autrefois très verdoyants.
H. D.