Ma première colonie de vacances
PAR SLIMANE CHERIFI
Fébrile, je courais dès le petit matin, mon petit cabas noir à la main. J’avais peur de rater le départ. Tout était là : mes deux tricots de peau et mes slips blancs, ma serviette de bain, mon savon, ma brosse à dents et mon dentifrice, comme l’exigeaient les organisateurs. L’espadrille, je l’avais aux pieds. J’étais prêt. Conduit par les soins de mon père, j’arrivai devant les portes du lycée à sept heures en même temps que l’autocar qui devait nous servir de transport. Il toussota un moment puis arrêta son moteur. A l’intérieur du lycée, au milieu de la grande cour, une cinquantaine d’élèves en file indienne attendaient leur tour. La fouille était méticuleuse et les élèves qui n’avaient pas rempli les conditions vestimentaires sont écartés. J’ai eu la peur au ...









