L'Algérie de plus près

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L’Afrique, un continent dépossédé
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L’Afrique, un continent dépossédé

Par Abdelkader Guérine La colonisation de l’Afrique par les Européens n’est pas seulement un évincement spatio-temporel, la dépossession dépasse de loin la spoliation des richesses matérielles et le retardement frustrant du développement du continent, par rapport à l’avancée civilisationnelle enregistrée dans les autres parties du monde. En effet, au de-là de l’agression physique, de l’usurpation des biens et de l’asservissement des populations africaines, les colonisateurs ont aussi dépouillé ces dernières de leur culture et de leurs valeurs d’origine.     L’Afrique a toujours été convoitée par les puissances occidentales modernes à cause de la facilité de l’incursion et de l’aisance de l’occupation des lieux. L’influence militaire et l’efficacité économique des Europ...
L’aveu n’est pas la preuve
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L’aveu n’est pas la preuve

Par Me Mohammed Koulal* Une condamnation injustifiée n’anéantit pas seulement la personne innocente et ses proches ; elle diminue l’intégrité du système judiciaire et nuit au bien public. La police est éloignée du véritable agresseur, la sécurité publique est mise en péril et la justice n’est pas rendue. Après, les erreurs judiciaires, il y a les aveux mentionnés sur les procès-verbaux de la police judiciaire dont les inculpés renient devant le juge. Malheureusement, leur signature et empreinte digitale démontrent la véracité de ces aveux. La formule «J’ai signé sous la contrainte !» ne peut être démontrée, faute de moyens pour le magistrat et pour la défense. Ce cas de figure précis m’a motivé pour des recherches approfondies, particulièrement par rapport aux juridictions ...
Abdelkader et la France
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Abdelkader et la France

Par Dr A. Mellah La conquête de l’Algérie par l’armée Française en 1830 et la résistance acharnée qui s’en est suivie de 1832 à 1847, a projeté sur la scène publique algérienne un chef militaire algérien hors norme. Proclamé émir à l’âge de 24 ans, ce jeune homme voué aux études et la dévotion n’a jamais pensé un jour diriger une lutte armée, c’est à son corps défendant qu’on l’a chargé de mener cette lutte rude et implacable. De prime abord, on a du mal à croire qu’un fils de Zaouïa, élevé dans la pure tradition mystique, puisse être à la hauteur d’une tâche aussi lourde. Mais une fois sur le terrain, Abdelkader se révéla être un dirigeant militaire hors pair. En un laps de temps très court, il réalisa un travail phénoménal. C’est à partir d’une foule de gens pauvres et désœuvrés qu’il...
«Je me confine donc je suis»
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«Je me confine donc je suis»

Par Abdelkader Guérine*  L'essaim brumeux de la cohue verbeuse frottée au flegme détendu dans un soupir coi. J'hiberne entre deux vents. Je bourlingue dans une excursion insondable sous la foulée oisive de mon ombre lourde. Je fléchis, après tant d’errance, dans un carré mémoriel muré de rêves inachevés. J'enchéris l'espérance d'attente du retour de mes nombreux souvenirs. Je me confine dans un bain de solitude. Sans nouvelles qui arrivent, je rembobine les clichés des habitudes laissées en dehors de ma cloison forcée. Faute d’enjeux, je spécule les coulisses de mon histoire avec des brèches de retournements providentiels, réfléchis comme des théories fondamentales pour murer le vide de ma grosse bulle. Je revois au loin le défilé des visages coutumiers, ficelés à ma mémoire ave...
L’intelligence humaine ou la fin d’une civilisation
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L’intelligence humaine ou la fin d’une civilisation

Par Abdelkader Guerine*    «La propagation du coronavirus est un exemple concret de la désintégration rapide de l’entité humaine. Un indice alarmant qui prévoit une suite pessimiste à l’avenir de l’humanité. C’est sans doute un signe de la fin de notre civilisation» De Wuhan à Blida, c’est l’histoire d’un vol de quelques heures seulement. L’intelligence de l’homme a conçu le moyen rapide et confortable de se transporter d’un continent à l’autre, sans fournir l’effort du parcours des longues distances, ni risquer le périple des voyages à travers les terres, les mers et les lointains déserts. En effet, les inventions en matière de locomotion et de communication ont rapproché les hommes, mêlé mutuellement leurs différentes cultures et acheminé la civilisation des uns aux coutu...
Si, si, la «Taïda» viendra à bout du Covid-19
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Si, si, la «Taïda» viendra à bout du Covid-19

Par Abdelkader Haireche* Cette période d’incertitudes, de confinement et d’informations alarmantes sur la pandémie de coronavirus (ou Covid-19) me rappelle une certaine époque de ma jeunesse à El Asnam (actuellement Chlef) qui m’avait beaucoup marqué. C’était dans les années soixante, à un moment précis de l’année, où des rumeurs folles circulaient -surtout à la campagne- au sujet d’une créature mystérieuse qui hantait les parages et pouvait surgir de nulle part. Selon ces rumeurs, cette créature mythique avait des yeux en forme d’aiguilles, des bras et des mains qui ressemblaient à des fourches et des pieds en forme de pioches. Sa taille était indéfinie, mais on parlait d’une stature massive et gigantesque, dotée d’une force herculéenne. Comparés à elle, «El ghoula», «Tergou», «Erra...
Entre savoirs scientifiques et fatalisme
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Entre savoirs scientifiques et fatalisme

Par Mohammed KOULAL* «Le fatalisme a des limites. Nous devons nous  en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes». Gandhi La pandémie qui frappe l’humanité a montré chez nous autres Algériens un comportement irresponsable d’une part et fataliste de d’autre. Chez d’autres sociétés, c’est la discipline et la détermination de vaincre qui ont prévalu. A défaut d’esprit cartésien et scientifique, nous soumettons tous les évènements du monde à la fatalité. Et comme l’a dit Chateaubriand : «Tout ce qui est fixe est fatal et tout ce qui est fatal est puissant». Pour nous Algériens, tout évènement est l’œuvre d’une force supérieure et donc du destin : il faut accepter les fausses évidences et se plier au destin. Il me paraît utile de mentionner ...
L’intellectuel algérien, entre devoir de mémoire et pouvoir d’écriture
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L’intellectuel algérien, entre devoir de mémoire et pouvoir d’écriture

Par Pr Mohammed Guétarni* L'intellectuel arabe est aux prises sérieuses avec son passé, sa langue, sa culture. Enfin, tout ce qui a trait à la tradition qu'il s'évertue à réformer pour une meilleure mise à niveau avec la modernité sans y être en porte-à-faux. Il analyse sa société souvent en crise entre la tradition et la modernité exigée par l'ère technologique à laquelle appartient le monde arabo-musulman bon an mal an. Il ne peut s'y soustraire ni l'occulter. Sa démarche – ou, à tout, le moins sa tentative - est d'être la dynamique qui permet, à sa nation, de rattraper le peloton des nations avancées et les sociétés organisées. Là, il se heurte à un écueil et… pas des moindres : sa négativité par les systèmes politiques. L'intellectuel se voit condamné à assignation à résidence....
19 mars : Mémoire d’histoire ou… guerre de pouvoir ?
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19 mars : Mémoire d’histoire ou… guerre de pouvoir ?

Par Pr Mohammed Guétarni* Le 19 mars 1962 est la date fatidique du Cessez-le-feu après 132 années de colonisation française suivie d’une guerre âpre de plus de sept années chargées de peur, de pleurs, de torture, de mort, de misère, de privation, d’analphabétisme. Les mots n’ont plus la force sémantique requise pour décrire le poids les peines endurées par tout un peuple durant cette période. Elle fut la marque indélébile d’une vie cauchemardesque de plus d’un siècle d’une colonisation des plus meurtrières vu l’étendu de ses horreurs. Le peuple avait du mal à croire en l’évènement tellement inattendu : « le Cessez-le-feu en Algérie. » 19 mars 1962 : de la lutte pour l’indépendance à la lutte pour le pouvoir La colonisation est une période inscrite dans l’Histo...
Les grandes questions économiques et budgétaires Première partie Par M’hamed Abaci
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Les grandes questions économiques et budgétaires Première partie Par M’hamed Abaci

Nous sommes à la veille d’une crise budgétaire forte, accentuant, aujourd’hui, la grande inquiétude sur l’avenir du pays car elle susceptible d’entraver le développement futur du pays. Le président de la République fraîchement élu le jeudi 12 décembre dernier doit en être parfaitement conscient. A travers ce texte, je voudrais mettre en avant brièvement quelques éléments et données en guise d’éclairage sur l’évolution budgétaire et économique de l’Algérie qui sera axée  autour des contours du budget pour 2020, adopté le 14 novembre par l’APN, le 28 novembre par le Conseil de la nation et signé  le 11 décembre, lors d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat, par intérim, Abdelkader Bensalah.  On rappelle, à ce titre  qu’il nous faudra une croissanc...