Il veille sur un riche cimetière de voitures : Moussa, gardien de casse automobile
Vendredi, toute la zone de Bourouis est à l’arrêt. Les parcs à ferraille sont fermés et il n’y a pas âme qui vive à l’intérieur de ces immenses étendues où pourrissent à l’air libre des centaines de véhicules accidentés.
Décharnés, déchiquetés, désossés, les carcasses des voitures sont parfois difficiles à reconnaître, il faut deviner les formes initiales, sinon chercher les logos à l’avant et à l’arrière, sur le volant ou les jantes pour y mettre un nom de marque et de modèle. On peut tomber sur des automobiles quasiment neuves dont la partie avant ou arrière est écrabouillée. D’autres sont méconnaissables, c’est un amalgame de tôle tordue, de verre éclaté et de plastique brisé. Nous avons erré plusieurs minutes dans les lieux en pensant à ce qu’il est advenu des conducteurs. Beaucoup...









