L'Algérie de plus près

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M’hamed Hassaine, un enseignant hors pair nous quitte
Les gens, Régions

M’hamed Hassaine, un enseignant hors pair nous quitte

Affaibli par une longue maladie qui l’a contraint à se cloîtrer chez lui, l’un des premiers instituteurs de la commune de Breira vient de nous quitter, vendredi dernier, à l’âge de 56 ans. Le défunt fait partie de la première génération qui a intégré le secteur de l’éducation au niveau de la commune de Breira. C’est en octobre 1988 que M’hamed Hassaine a débuté sa carrière d’instituteur après des études secondaires au lycée Idaikra de Ténès. Une carrière jalonnée d’embuches et difficultés de tous genres. Le regretté a été affecté dans une nouvelle école à Khelloufa sur les auteurs de la commune de Breira. C’était lui et son frère ainé Mohamed enseignant de la langue française, décédé lui aussi il y a quelques années, qui ont ouvert cette école se trouvant dans un lieu isolée et éloignée...
Notre ami « benjilou 2 » tire sa révérence
Culture, Les gens

Notre ami « benjilou 2 » tire sa révérence

L’intellectuel de la plaine du Chéliff vient de tirer sa révérence à l’âge de 80 ans. Ce jeune garçon sorti de la ville d’El Attaf pour faire des études secondaires au Collège Moderne d’Orléansville aura finalement son Bac à Alger en 1963, en pleine euphorie de l’indépendance. Réussir son Bac en 1963 quand tous les algériens ou presque étaient analphabètes n’est pas une mince affaire. A l’époque, faire des études supérieures pour les algériens qui pensaient comment aider leurs parents et le pays, les choix n’étaient pas nombreux. Ils se tournaient vers l’administration, le droit ou la médecine. L’intello de la vallée du Chélif lui avait une autre vision. Il a choisi l’économie pour faire démarrer la chaotique machine économique. Il passe par Alger et termine à Paris. Plus tard, il optera p...
Il m’appelait « Wlid khali »
Les gens, Littérature, Médias

Il m’appelait « Wlid khali »

Il m’appelait « w’lid khalti », mon cousin maternel. Quoiqu’on n’était pas cousin. Il avait le verbe facile et la voix de radio. Le sourire toujours aux lèvres. Après quarante ans d’exil, de voyage et de lecture, il revient avec une trilogie dans laquelle il se raconte et raconte sa contrée et son pays. De «Mon frère ennemi», «Tes yeux bleus occupent mon esprit» et jusqu’à «Nina sur ma route», c’est un long voyage-retour vers les siens et soi. L’écrivain Djilali Bencheikh, Djilo pour les intimes, vient de nous quitter ce mercredi 7 février 2024. J’ai le sentiment d’avoir perdu quelqu’un d’intime. Notre dernier contact par e-mail date de plus d’un an. Il m’avait fait savoir qu’il avait pris la décision d’arrêté d’écrire. Je lui avais suggéré d’écrire ses mémoires et donner son avis sur ce q...
Abdellah Benzamia, un éducateur à l’écoute de sa société
Les gens

Abdellah Benzamia, un éducateur à l’écoute de sa société

Malgré sa forte  implication dans les réseaux sociaux où il publie chaque jour de nombreux post fort intéressants avec une richesse inégalée et une langue simple mais élégante, il n’a pas accepté facilement de nous autoriser à réaliser ce portrait. Il trouve qu’il ne mérite pas d’apparaitre sur la place publique. Certes ce n’est pas une fausse modestie tant la sincérité comme l’hypocrisie ne peuvent se cacher. De notre côté, nous trouvons que ce sont les gens de sa trempe qui doivent être sur le devant de la scène dans la mesure où la nature a horreur du vide. La scène publique est squattée par les clowns, les arrivistes et autres opportuniste. Abdellah Benzamia est un enseignant au secondaire depuis de longues années et membre très actif sur Facebook ; avec sa verve et son es...
Hamid Dahmani, mon ami, mon maitre
Les gens

Hamid Dahmani, mon ami, mon maitre

Par Ali Dahoumane C’est pour un ami très cher que ma plume a envie de couler aujourd’hui. J’ai essayé à plusieurs reprises de vous parler de lui et quand l’occasion se présente alors autant en profiter car quand on parle de culture j’ai tout de suite une pensée pour lui. Il est historien puisque c’est grâce à lui que j’ai appris que chaque rue de notre ville cache une histoire derrière elle. Il a la faculté phénoménale de nous replonger dans ‘’Zenkat Ezouaoua’’ et de nous parler des premiers commerces qui ont vu le jour dans cette rue très courtisée par les habitants de la ville. Il peut longuement disserter sur chaque quartier ou banlieue de notre agglomération. C’est lui qui m’a appris l’art de la dinanderie où quelques artisans fabriquaient des colliers et des pilons (mahraz) d...
Il a été joueur et entraineur de l’ASO : Mohamed Zairi, l’empreinte des géants
Les gens, Sport

Il a été joueur et entraineur de l’ASO : Mohamed Zairi, l’empreinte des géants

Mohamed Zaïr dit Cheikh Zaïri vient de nous quitter aujourd’hui, 5 décembre 2023. L’ancien joueur et entraineur de l’ASO est une véritable icône du monde du football, la population de la ville de Chlef lui vouait un immense respect pour son humilité, sa gentillesse et sa générosité. En 2014, nous lui avons consacré cet article où il nous racontait une partie de son parcours sportif. Nous le reproduisons dans son intégralité. « Comment ne pas se rappeler de l’excellent entraineur-joueur qui forçait l’admiration de tous les sportifs sur les stades algériens de football de par sa force de caractère, son jeu plaisant de milieu de terrain tantôt défensif tantôt offensif et son fair-play : nous avons nommé l’ex-grand éducateur sportif et entraineur-joueur de l’ASO durant les années 1980, M. M...
Messaoud Merbaï : le marin au cœur … large !
Les gens

Messaoud Merbaï : le marin au cœur … large !

J’ai connu Messaoud Merbaï au début de l’été 1964, l’année où nous venions d’emménager à la rue Mostefa Adjekim, au numéro 15, où s’était déjà installée mon oncle Amar, l’aîné de sa fratrie. A l'époque, nous avions acquis le pas-de-porte d’un appartement constitué de trois pièces-cuisine-toilettes-salle de bain à une famille qui fut notre voisine au Mamelon Négrier, entre 1956 et 1962. Cette famille a décidé de se rendre en France car le père, ex-goumier, n’en pouvait plus de supporter les regards méprisants des gens de la ville qui lui reprochaient d’avoir été du côté des Français. Je ne me rappelle plus du nom patronymique de cette famille, ce dont je m’en souviens, c’est que tout le monde les appelait « dar chinois », la maison du chinois, le sobriquet attribué à leur enfan...
Le métier d’enseignant, un rêve qui me suivait depuis mon enfance
Chroniques, Les gens

Le métier d’enseignant, un rêve qui me suivait depuis mon enfance

Par Abdelkader Ham Enseigner a toujours été mon rêve le plus cher. Étant écolier, je répondais toujours « enseignant » aux questions du maître lorsque ce dernier nous interrogeait sur ce que nous voulions être ou faire à l'avenir. Je me souviens que mon choix plaisait à mon enseignant car j’en possédais le profil depuis mon jeune âge : la belle écriture, la bonne maîtrise de la langue, l’éloquence etc. Mon assiduité en classe m’a permis de franchir les paliers et les cycles sans aucune peine ; j’apprenais vite, et même plus vite que tous mes camarades. Au collège, certains enseignants me confiaient des cours à dispenser, je gérais la classe comme si j’étais un maître diplômé. J’aidais mes camarades à faire leurs devoirs, les élèves des petites classes sollicitaient souvent mon aide p...
Les supporters se souviennent encore de ses prouesses : Abdelkrim Djoumadi, « l’ogre » de l’ASO
Les gens

Les supporters se souviennent encore de ses prouesses : Abdelkrim Djoumadi, « l’ogre » de l’ASO

Voici un article de notre confrère AIT SAADA MENOUER publié dans l’édition du l’édition du 3 au 9 octobre 2018 du journal hebdomadaire Le Chélif (n° 252). Nous le publions in extenso pour nos lecteurs. C’est par un pur hasard que nous avons rencontré, à Alger, M. Abdelkrim Djoumadi, l’ancien footballeur de l’ASO des années 1970. «Djoumadi el Ghoul», l’ogre comme se plaisent à l’appeler les supporters, vit actuellement à Alger. Il est âgé de 67 ans et, malgré les problèmes de santé qu’il a connus, l’homme garde toujours le sourire et un sens aigu de l’humour. Algérois dans le sang, il reste très attaché à l’équipe de l’ASO dans laquelle il a évolué plusieurs années de suite. Une forte amitié le lie par ailleurs à de nombreux chélifiens, qu’ils soient d’anciens joueurs, dirigeants ou simp...
Abdelkader Dif : l’homme des missions impossibles
Football, Les gens, Sport

Abdelkader Dif : l’homme des missions impossibles

Par Ali Dahoumane Il avait toujours cette faculté à marquer le joueur, le suivre partout où il allait. Telle une ombre pesante, il collait au corps de l’attaquant de l’équipe adverse et arrivait à l’étouffer et finalement à le neutraliser. Comme il naquit et passa son enfance dans le quartier populaire de la Ferme, le stade et les joueurs de l’époque n’avaient pas de secrets pour lui. Il sentit l’odeur du ballon rond dès son jeune âge. En 1964 et alors qu’il n’avait que dix-neuf ans, il fit ses premiers débuts avec l’équipe junior de l’Aso. Les juniors étaient alors entrainés par Lahcene, plus connu à Chlef sous le nom de Driss. Il occupait  le poste de milieu de terrain et il participait énormément au jeu offensif de son équipe. Il aimait dribler, tirer et quelquefois marquer d...