Alors que les répliques continuent de faire l’objet d’une surveillance, le gouvernement doit désormais conjuguer l’assistance immédiate aux populations, la remise en état des infrastructures et l’évaluation des dommages à plus long terme. La priorité reste d’assurer la sécurité des habitants et de rétablir les services essentiels dans les zones les plus touchées.
Le violent séisme de magnitude 7,5 qui a frappé le Panama le vendredi 9 octobre, a fortement endommagé des habitations, des établissements scolaires, des structures sanitaires et des infrastructures routières dans plusieurs provinces. Au 13 octobre, le bilan faisait état de 27 personnes blessées, sans décès signalé, tandis que des milliers d’habitants étaient touchés par les dégâts matériels. Face à l’ampleur des conséquences, le gouvernement a décrété l’état d’urgence national afin de faciliter les opérations de secours et la mobilisation des ressources.
Selon le quotidien panaméen La Prensa, le tremblement de terre a été enregistré à 12 h 56, heure locale. D’après l’Institut de géosciences de l’Université du Panama, son épicentre se situait à environ 39 kilomètres au nord-ouest de Tonosí, à une profondeur de quatre kilomètres. Les secousses ont été ressenties dans une grande partie du territoire, notamment dans la capitale, ainsi qu’au Costa Rica et en Colombie.
Le séisme a été suivi de nombreuses répliques, maintenant les autorités en état d’alerte. Plusieurs provinces ont été touchées, particulièrement Veraguas, Los Santos, Herrera, Coclé et Chiriquí.
Le gouvernement décrète l’état d’urgence
Le 10 octobre, le gouvernement panaméen a déclaré l’état d’urgence national pour renforcer la coordination des secours et accélérer l’aide aux populations sinistrées. Cette mesure permet notamment de mobiliser des moyens financiers et logistiques supplémentaires pour répondre aux besoins les plus urgents.
Selon l’agence Reuters, le dispositif autorise la mobilisation de fonds pouvant atteindre 100 millions de dollars pour les opérations d’urgence. Le président José Raúl Mulino s’est rendu dans les zones touchées afin de suivre la situation et de coordonner les mesures de réponse.
Les autorités ont également engagé des opérations d’évaluation des dégâts et de distribution de l’aide humanitaire. La priorité porte sur les familles dont les logements ont été endommagés ou détruits, ainsi que sur le rétablissement des services essentiels dans les localités affectées.

Aucun décès signalé, mais des dizaines de blessés
Le bilan humain demeure limité au regard de la puissance du séisme. Selon le rapport de situation publié le 11 octobre par l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), 27 personnes ont été blessées, avec des blessures légères à modérées. Aucun décès ni aucune disparition n’étaient signalés à la date de ce bilan. Dans une mise à jour publiée le 13 octobre, La Prensa confirmait que le nombre de blessés restait de 27 et qu’aucune victime mortelle n’avait été recensée.
Les évaluations se poursuivent toutefois dans les zones affectées. Les autorités soulignent que les données peuvent évoluer au fur et à mesure des inspections et de l’identification des besoins des populations.

Des dégâts importants aux logements et aux infrastructures
Les conséquences matérielles sont plus étendues. Le bilan préliminaire communiqué par le Système national de protection civile (SINAPROC) fait état de dommages touchant des maisons, des écoles, des établissements de santé, des bâtiments publics, des églises, des routes et des ponts.
Dans son point de situation du 13 octobre, La Prensa rapportait que 11 460 personnes avaient été affectées et que 1 250 logements présentaient des dommages. Des établissements scolaires et des bâtiments gouvernementaux figuraient également parmi les structures touchées.
Certaines routes et certains ponts ont subi des dégradations compliquant l’accès à plusieurs communautés. Des perturbations des services essentiels ont également été signalées dans certaines localités. Dans l’île de Cañas, environ 300 personnes avaient été évacuées en raison de la hausse du niveau de la mer observée après les secousses.
Les infrastructures de santé font l’objet d’une attention particulière. Le ministère panaméen de la Santé a indiqué que des évaluations structurelles étaient en cours dans plusieurs établissements. Dans certains hôpitaux, les soins ont été temporairement déplacés vers des espaces extérieurs ou des installations provisoires afin de garantir la sécurité des patients et du personnel.
Les services essentiels progressivement réévalués
Les autorités ont procédé à des inspections des infrastructures de transport et des équipements publics. L’aéroport international de Tocumen, temporairement suspendu après le séisme, a repris ses opérations à la suite de vérifications de sécurité. L’Autorité du canal de Panama a, pour sa part, indiqué que le trafic maritime se poursuivait normalement.
La reprise des activités dans les établissements scolaires doit s’effectuer progressivement, en fonction des contrôles de sécurité réalisés dans les bâtiments. Les services d’urgence poursuivent parallèlement la distribution de produits de première nécessité et l’évaluation des besoins des familles sinistrées.
Aya Saïb