La Colombie a été frappée ce lundi matin par un puissant séisme de magnitude 7,4, provoquant d’importants dégâts dans plusieurs régions du pays. Le tremblement de terre s’est produit à 7 h 34, avec un épicentre situé près de San José del Palmar, dans le département du Chocó, à une profondeur de 96 kilomètres, selon le Service géologique colombien. L’intensité du séisme a été ressentie dans plusieurs grandes villes, notamment Cali, Pereira, Manizales et Bogotá.
Le bilan communiqué par les autorités faisait état d’au moins 111 morts et 87 blessés, tandis que plusieurs infrastructures ont été endommagées. Les autorités recensent également des logements détruits ou affectés, ainsi que des dommages touchant des établissements de santé, des écoles, des routes et plusieurs infrastructures aéroportuaires. Le bilan reste susceptible d’évoluer alors que les opérations d’évaluation et de secours se poursuivent.
Le président Abelardo de la Espriella au premier rang
Face à l’ampleur de la catastrophe, le président colombien Abelardo de la Espriella a annoncé qu’il assumerait personnellement la coordination de la réponse gouvernementale. Le chef de l’État a ordonné l’installation d’un Puesto de Mando Unificado (PMU) au siège de l’Unité nationale de gestion des risques de catastrophes (UNGRD), afin de centraliser les informations et de coordonner les opérations entre les autorités nationales et locales.
Le président a également indiqué qu’il se rendrait à Pereira, l’une des zones les plus touchées, afin de suivre directement la situation sur le terrain. Dans une déclaration relayée par El Espectador, il a affirmé : « Je vais diriger personnellement la gestion de cette situation d’urgence », marquant ainsi sa volonté de superviser directement la réponse de l’État face à la catastrophe.
Le gouvernement a par ailleurs réuni les responsables concernés afin d’évaluer les besoins des territoires affectés et de définir les priorités de l’intervention. Les autorités locales ont été appelées à transmettre rapidement les informations concernant les victimes, les infrastructures endommagées et les besoins humanitaires.

Les secours mobilisés dans les zones touchées
Les forces de sécurité, les services de secours et les équipes spécialisées dans la recherche et le sauvetage ont été mobilisés dans plusieurs départements. Selon Javier Pava, directeur de l’UNGRD, neuf départements ont été affectés par le séisme.
À Pereira, le maire Mauricio Salazar a annoncé un premier bilan de 18 morts dans la ville et la poursuite des opérations de secours. Dans plusieurs secteurs de Cali et d’autres villes touchées, des équipes ont également été déployées pour inspecter les bâtiments et rechercher d’éventuelles personnes coincées sous les décombres.
Dans la ville de San José del Palmar, située près de l’épicentre, le maire a demandé une aide supplémentaire au gouvernement national afin de renforcer les moyens disponibles pour faire face aux conséquences du séisme.

Une population durement touchée
Sur le terrain, les habitants des zones sinistrées font face aux conséquences du séisme, entre logements endommagés, infrastructures détruites et inquiétude face aux répliques. Les secours poursuivent leurs opérations, tandis que des renforts sont envoyés vers les secteurs les plus touchés. La gestion de la catastrophe a également suscité quelques critiques concernant la communication initiale du président, sans toutefois traduire un rejet général de l’action gouvernementale.
Une situation toujours sous surveillance
Les autorités colombiennes restent mobilisées alors que plusieurs répliques ont été enregistrées après le séisme principal. Le Service géologique colombien poursuit la surveillance de l’activité sismique et les autorités locales continuent d’évaluer les dégâts.
Le gouvernement a également annoncé la poursuite des opérations de recherche, de secours et d’assistance aux populations affectées. Dans les prochaines heures, l’évolution du bilan humain et matériel devrait permettre de mesurer plus précisément l’ampleur de cette catastrophe, tandis que les autorités poursuivent leur intervention dans les zones les plus durement touchées.
Aya Saïb