Lamia Chenane est une jeune écrivaine au parcours académique riche. Après avoir étudié à la faculté des ingénieurs de l’université Saad Dahleb Blida 1, elle poursuit ses études à l’École Nationale Supérieure de Management (ENSM).
En 2021, la native d’Ath Leqsar (Bouira) a concrétisé sa passion pour l’écriture en publiant son premier roman, « Mon dernier souffle », aux éditions Youtubia. Elle a récemment accordé une interview au quotidien « Al-Wasat » pour y dévoiler les thèmes de son œuvre et partager son ambition de se faire une place durable dans le monde littéraire.
Le Chélif : Tout d’abord qui est Lamia Chenane ?
Lamia Chenane : une jeune fille de 23 ans, étudiante à l’École Nationale Supérieure de Management, à Koléa. En parallèle de mes études en gouvernance et en lutte contre la corruption, je vis une véritable passion pour l’écriture depuis que j’ai 12 ans. En 2021, j’ai eu la chance de publier mon premier roman qui s’intitule « Mon dernier souffle ». C’était un rêve d’enfant qui se réalisait. Mais l’écriture ne s’arrête pas là pour moi. J’écris aussi des pensées, des nouvelles et même des articles scientifiques dans le domaine de la corruption. D’ailleurs, ce travail de recherche m’a récemment offert l’opportunité de faire une communication à Dubaï sur l’intelligence artificielle et la langue arabe. C’est ce double parcours, très prenant, qui explique pourquoi mon deuxième roman n’est pas encore terminé. Mais je ne lâche rien, car ma plus grande ambition reste de m’inscrire durablement dans le monde de la littérature.
Quels sont les écrivains qui vous ont influencé ?
Les écrivains qui m’ont influencée sont nombreux, mais je pourrais citer Agatha Christie, Albert Camus et, bien sûr, Gabriel García Márquez. Cependant, si je devais n’en choisir qu’un, ce serait sans hésiter Gabriel García Márquez. Je ressens un lien particulier, presque spirituel, avec ses livres. Ses écrits me touchent et résonnent en moi de manière très profonde.
Les lecteurs sont impatients d’en savoir plus sur le contenu de votre premier roman « Mon dernier souffle ». Des détails ?
Mon dernier souffle est un roman qui a été pour moi un « sourire aux larmes aux yeux ». Il est né de la profonde souffrance que j’ai ressentie après la perte de mon père, puis de ma grand-mère qui était pour moi une véritable figure maternelle. À travers ce récit, j’exprime non seulement ma douleur, mais aussi la difficile conviction que ce qui est perdu ne peut jamais revenir. Le roman retrace donc ce cheminement, mais il raconte aussi la suite de mon parcours : comment j’ai transformé cette douleur en force pour continuer à avancer et pour réaliser mes rêves.
Quel est le lien entre votre spécialisation scientifique et votre passion pour la littérature ?
C’est une excellente question, car ces deux domaines peuvent sembler très différents. Ma spécialisation scientifique reflète mes aptitudes académiques et mon attrait pour la rigueur des mathématiques et de la physique. Ma passion pour la littérature, en revanche, a une origine plus spirituelle et personnelle. Je la considère comme un véritable don de Dieu, qui a été éveillé et cultivé par mon institutrice d’école primaire. C’est elle qui m’a transmis l’amour des mots, un amour qui ne m’a jamais quittée depuis.
Avez-vous participé à des événements littéraires à l’université ?
Malheureusement non. Mon université met l’accent sur le côté scientifique et de la gestion, ce qui fait que les événements littéraires y sont peu fréquents. Je suis donc surtout présente aux événements scientifiques, notamment pour la présentation de mes articles. Cependant, ma passion pour la littérature m’amène à participer à des salons du livre, qu’ils soient nationaux ou internationaux. Le plus récent a d’ailleurs été une grande première pour moi : j’ai eu la chance de participer au salon du livre de ma région, à Ath Leqsar.
Un mot aux jeunes talents ?
Mon message aux jeunes talents est le suivant : croyez en vos capacités et poursuivez vos rêves, coûte que coûte. Peu importe les sacrifices ou les difficultés que vous rencontrerez sur votre chemin, la joie de la réussite sera toujours plus grande. Elle vous fera oublier tous les obstacles et vous prouvera que ça en valait la peine.
Quels sont vos ambitions et projets futurs ?
Mon message aux jeunes talents est le suivant : croyez en vos capacités et poursuivez vos rêves, coûte que coûte. Peu importe les sacrifices ou les difficultés que vous rencontrerez sur votre chemin, la joie de la réussite sera toujours plus grande. Elle vous fera oublier tous les obstacles et vous prouvera que ça en valait la peine.
Que diriez-vous à la fin de notre interview ?
En conclusion, je tiens à vous remercier infiniment pour m’avoir donné cette opportunité de m’exprimer dans le journal.
Propos recueillis par Adila Katia