Le droit de dire, la liberté d'écrire

Sidi Maamar Boumokohla, homme de dévotion et de raison

Par Mohamed Boudia*

Cet article a été rédigé par feu Mohamed Boudia (1944-2020). Éducateur, directeur d’établissement scolaire, Boudia a écrit plus d’une vingtaine d’ouvrages et a longtemps animé le café littéraire de Chlef.

Sidi Maâmar est un «wali salah» (saint homme) vénéré par les populations de la région de Chlef, Ténès, Cherchell et bien d’autres wilayas du pays (Blida, Tizi-Ouzou, Tiaret, Bouira, Relizane, Mostaganem, Saïda, El Bayadh, Sidi Bel-Abbes, Oran, Aïn Defla, Tipasa, etc..). Il a laissé dans sa communauté une tradition qui permet aux jeunes gens de se marier sans trop de dépenses. Avant d’arriver à la coutume, nous allons essayer de faire la lumière sur cet illustre saint de la région d’El Asnam.         

Il n’y a presque pas d’écrit concernant la vie de cette illustre personnage, les seules sources que nous avons trouvées sont orales, chez des particuliers et de m’kadems des mausolées et cénotaphes qui lui sont dédiés. On nous a appris par la bouche du m’kadem des Heumis (qu’il repose en paix), en l’occurrence, feu Lakehal Mohamed, qu’il existait plusieurs mausolées de Sidi Maâmar dans la région de Chlef, l’un appelé «Sidi Maâmar Taâ Dhal’â» du côté de Bréïra, un deuxième nommé «Sidi Maâmar Taâ El Karma» dans la région entre Zeboudja et Sidi Akkacha et un troisième mausolée à Cinq Palmiers. Aux dires du m’kadem et de plusieurs gens de la région, les trois mausolées ne comportent aucune tombe ni linceul de Sidi Maâmar Boumokohla car c’est ainsi qu’on le nomme dans la région de Chlef. Tous se sont entendus pour dire que le tombeau (Dharih) de Sidi Maâmar Boumokohla se trouve à Lahlaf, dans la daïra de Ami Moussa, dans la wilaya de Relizane. Ils nous ont avancé que ce saint homme, on l’appelait Sidi Maâmar Seghir, ce qui suppose qu’il y a un «Sidi Maâmar El Kebir.» Nous pouvons supposer que, peut-être, Sidi Maâmar Esseghir est l’un des descendants de Sidi Maâmar Ben Slimane Ben Alya ou l’un de ses petits-fils. Mais une autre version se présente à notre esprit et qui peut dire le contraire et nous amène à croire que Sidi Maâmar Ben Slimane Ben Alya d’El Bayadh et Sidi Maâmar Boumokohla sont une seule et même personne. Pourquoi ? Dans une chanson épique glorifiant le Saint Sidi Maâmar Boumokohla dans la région d’El Asnam, il est dit : «Sidi Maâmar Guennouni, ya rayed essadate» «Sidi Maâmar Guennouni, hami el hmissiètes» «Ikathar Kheir El Alya elli rabbatou» D’après ces premiers vers, nous sommes tentés de croire que les deux saints ne font qu’un de par l’appartenance à la même mère ou nourrice et, de ce fait, nous nous trouvons devant un dilemme, avec deux tombes à deux endroits différents et dont le nom des deux saints est « Sidi Maâmar » avec, bien sûr, la nuance de la lignée et des « karamate ». En partant de tous ces mausolées, et comme il n’y a aucune dépouille ou sépulture du saint homme à l’intérieur de ces derniers, on pourrait prétendre que ce sont des lieux de halte ou d’enseignement dispensé par le saint homme lors de ses pérégrinations sur le territoire algérien.

Différend qui opposa les habitants de Lahlaf et la tribu des Heumis

Généalogiquement, Sidi Maâmar descend directement de la lignée d’Abou Bakr Essedik. La tribu des Heumis était située entre Ami Moussa et Lahlaf. Les anciennes tribus faisaient des razzias sur les autres tribus. Ils ont été forcés de déménager à Bouzeghaïa (Arch Aroua, commune de Sidi Akkacha) à cause d’une anecdote que rapportent les gens de Lahlaf et de Heumis. On dit que les gens de Lahlaf venaient à passer par les terres de Heumis dans un cortège nuptial. Ils étaient fatigués par le voyage et ont demandé asile pour passer la nuit chez les Heumissis. Le lendemain, au moment du départ, les Lahlafis voulant reprendre la mariée dans le cortège, se sont vu refuser cette dernière car le fils d’un notable des Heumis avait posé son dévolu sur elle et avait juré par tous les saints qu’il ne la rendrait point et qu’il en ferait sa femme. Sur ce, les Lahlafis se sont éloignés, avec dans l’idée de revenir en force reprendre la fiancée. Une bataille sans merci fut livrée aux Heumissis qui furent repoussés au-delà de l’Oued Chéliff. Ils furent bannis de la contrée de Lahlaf à jamais. Même pendant le Maoussem du Rakb (procession) de Sidi Maâmar Boumokohla, ils n’ont pas le droit de rester plus de vingt-quatre heures dans le mausolée et ils doivent quitter les lieux avant la tombée de la nuit.

Avant toute chose, nous avons dénombré plusieurs mausolées éparpillés sur presque la moitié du territoire national. En effet, nous avons trouvé un mausolée à El Bayadh qu’on nomme «Sidi Maâmar Ben Slimane Ben Alya.» Dans la légende ou l’histoire de ce saint, il nous est conté qu’il est venu du Hidjaz avec son frère qui devint sultan de Tunis. Mais, à la suite d’un différend (pour une pastèque) avec son frère et ayant eu peur pour sa personne et ses enfants, il s’enfuit de Tunis en direction du Sud-Est de l’Algérie et on le retrouve à El Bayadh avec son mausolée, sa tombe et les tombes de ses deux enfants. Il y a enseigné les préceptes de l’Islam, le Coran et différentes sciences ainsi que ses deux enfants qui ont institué deux communautés de leur descendance appelées «Arbaouet Tahtani» et «Arbaouet El Fougani.»

À sa mort, le Cheikh Sidi Maâmar Ben Slimane Ben Alya fut enterré sur la rive gauche de «Oued El Gouléïta.»

«Orf Sidi Maâmar»

Sidi Maâmar, a eu une initiative heureuse qui avait apporté un certain bien-être pour les habitants des différents Arch où il était passé. Un jour, en passant dans une contrée (Les Heumis), il trouva deux jeunes gens esseulés (en compagnie, loin des habitations). Arrivé au douar, il demanda qu’on lui ramène ces deux personnes. Le garçon et la fille lui furent présentés. Il les questionna au sujet de leur esseulement en leur expliquant que c’était pêché de se conduire de la sorte. Le jeune homme lui répondit qu’il aimait la fille et qu’il voulait la prendre pour épouse (selon les préceptes de l’Islam) mais les parents de cette dernière avaient refusé au regard de la situation précaire du jeune homme. Sidi Maâmar lui demanda qu’est-ce qu’il faisait comme travail. Il lui fut répondu qu’il cueillait les palmes du palmier nain (doum) et qu’il vendait le «znague» (paquet) à 20 francs (Rab’â douro). Sidi Maâmar était assis au milieu de l’assemblée des gens du douar, se leva et dit : «Sans la honte qui terrorise l’individu et si j’avais une fille, je la marierais avec un bouquet de palmier-nain (znague doum).» Depuis ce jour, il en fut ainsi.

Par la suite, il lança un appel à tous les saints des différentes régions du pays. Il leur fit appel et leur dit que les préceptes édictés par l’Islam et la Sunna de Mohammed (qppssl) sont en train de se perdre. Les saints déferlèrent de tous les côtés et d’après certaines rumeurs, il y eut cent un saints qui sont venus assister à la réunion. Lors de la réunion, Sidi Maâmar leur proposa que la dot d’une mariée ne doive point dépasser les 20 francs plus un mouton, plus un quintal de grosse semoule, plus un pot de beurre de 3 à 5 kg. Certains ajoutaient une robe simple, un haïk et un foulard. C’est tout et pas plus et cela, avait-il avancé, pour préserver nos enfants du pêché et clore leur piété par l’union sacrée qu’est le mariage.

D’après le m’kaddem à Bouzeghaïa, les 10 francs sont encore observés dans la région de Cherchell tandis que dans la région de Ténès la dot est passée à 20 francs (rab’â dourou). Mais cette pratique s’est perdue depuis quelques années et, actuellement, on demande au marié ou à la mariée, une compensation en numéraire qui va de l’ordre de 50.000 dinars à plus de 100.000 dinars par moments en tout et pour tout. «Tu es plein et celui qui te rencontreras fera le plein».

Sidi Maâmar ainsi que Sidi Yahia (cousins maternels) étaient tous deux élèves (disciples) de Sidi M’hamed Bénali. Sidi Maâmar continua ses études de théologie chez Sidi Ahmed Bou Maïza. Un jour, Sidi Ahmed Bou Maïza reçut des visiteurs. Il demanda à Sidi Maâmar d’aller rapporter des fruits de son verger dont il était le gardien attitré. Il cueillit des grenades et les donna à Sidi Ahmed Bou Maïza. Ce dernier ouvrit les grenades et les trouva toutes très amères et acides, il demanda à Sidi Maâmar comment se fait-il qu’il ait rapporté des grenades amères au lieu d’en rapporter des sucrées pour ses invités. Sidi Maâmar lui répondit qu’il ne les a point goûtées depuis toutes les années qu’il avait passées comme disciple chez Sidi Ahmed Bou Maïza. Après cette anecdote, Sidi Ahmed Bou Maïza dit à Sidi Maâmar qu’il n’avait plus rien à apprendre et qu’il était libre de partir. Il l’avait en quelque sorte congédié. C’est-à-dire qu’il était devenu un érudit et qu’il pouvait compter sur lui-même. Il lui dit : «Vas Maâmar, tu n’as plus rien à apprendre de moi, tu es au point et tu es plein et celui qui te rencontreras fera le plein (de richesse et de bien).» (Rouh ya Maâmar, enta Maâmar (plein) ouelli yalkak iâmar), retourne chez les tiens, tu n’as plus rien à apprendre de moi.» Il sortit vexé et s’assit dans un endroit à la sortie du vieux Ténès en pleurant et en se disant pourquoi Sidi Ahmed Bou Maïza l’avait congédié, alors qu’il n’avait pas où aller ! «Pourquoi m’a-t-il dit que je suis plein et celui qui me rencontrera sera plein ? Je ne comprends plus rien !» Sur le chemin du retour, il s’arrêta aussi à l’endroit actuel où il y a un mausolée érigé en son honneur et qui s’appelle «Sidi Maâmar Enta’e Edhal’â» (Traduction : Sidi Maâmar de la côte). Il continua son chemin en direction de l’Ouest mais il s’arrêta à un endroit qu’on appelle actuellement «Sidi Maâmar enta’e El karma» (Traduction : «Sidi Maâmar du figuier). Un autre mausolée y fut construit en son honneur. Il y est resté un certain temps et se dirigea vers le lieudit les «Cinq palmiers» où il a un autre mausolée avant d’aller vers le douar de Ghriss (Mascara) où il enseigna pendant plusieurs années. Il retourna vers Lahlaf (Ami Moussa) où se trouve sa tombe et sa dépouille (qu’il repose en paix et que Dieu l’enveloppe de sa miséricorde et l’accueille en son vaste paradis). Ses mausolées sont éparpillés un peu partout sur le territoire de la wilaya de Chlef (Ténès, Bénaïria, Cinq Palmiers, Harchoun, etc… ) ainsi que le mausolée de Sidi Maâmar de Lahlaf (Ami Moussa) où repose vraiment la dépouille du saint homme. Il existe aussi des mausolées dans presque toutes les contrées d’Algérie (Sidi Maâmar El Frikate de Draâ El Mizane, Ath Sidi Maâmar de Bouira, Sidi Maâmar de Tunis, Sidi Maâmar de Saïda, de Tiaret, de Tlemcen, etc.). C’est au 16ème siècle qu’a été délimitée l’existence du Saint patron (Sidi Maâmar Boumokohla) qui avait fait une révolution dans les mœurs des populations surtout dans le douar des Heumis. Pourquoi les Heumis, mais parce que dans la chanson dédié à ce saint il est précisé depuis toujours qu’il est le protecteur des Heumissyates (les habitantes de Heumis) et on fait allusion à celle qui l’a nourri en parlant de Aliya, donc nous pouvons déduire que Sidi Maâmar de la région d’El Asnam et Sidi Maâmar Ben Slimane Ben Aliya d’El Bayadh et celui de Lahlaf (Ami Moussa) ne sont pas qu’une seule et même personne car les périodes qu’ils ont vécues diffèrent de plus de deux siècles (Sidi Maâmar Boumokohla (15ème Siècle et Sidi Maâmar Ben Slimane El Aliya 14ème siècle).

Plus de 20 mausolées et cénotaphes portent son nom

En partant de tous ces mausolées nous pouvons dire, comme il n’y a aucune dépouille ou sépulture du saint homme à l’intérieur de ces derniers, donc, on pourrait prétendre que c’est des lieux de halte ou d’enseignement dispensé par le Saint lors de ses pérégrinations sur le territoire algérien en général. Lors d’une visite à Bouira, sur invitation de l’association de défense du patrimoine de cette wilaya, nous avons constaté la présence d’un mausolée de Sidi Maâmar dans un village sur les hauteurs du Djurdjura nommé Ath Maâmar. Un autre lieu auquel nous avons été conviés se trouve à Draâ El Mizane, dans la wilaya de Tizi-Ouzou et qu’on nomme Sidi Maâmar El Frikate que nous avons visité et même mangé dans une de ses oua’âdates.

Ce ne sont pas les seuls mausolées qui existent. Nous en avons répertorié plus d’une vingtaine sur le territoire national dont l’un se trouve à Harchoun dans la Daïra d’El Karimia, dans la wilaya de Chlef. Comme nous le constatons, il y a une prolifération de mausolées dans la région de Chlef. Pourquoi ? Cela va sans dire car l’Arch des Heumis dont il relève se trouve dans la région de Bouzeghaïa (Arch Aroua) dans la wilaya de Chlef. D’un autre côté, nous avons déterminé qu’il avait fait ses études chez Sidi M’hamed Bénali des Medjadjas et chez Sidi Ahmed Boumaïza, dans le Vieux Ténès. De même qu’il a enseigné dans la Zaouïa de Sidi Dahou dans la plaine du Ghriss à Mascara.

Dans le même ordre d’idées, nous avons trouvé une source concernant Sidi Ali Ben Yahia où il est dit que depuis son très jeune âge, ce Saint Patron était très respecté et aimé par son père et son intelligence dépassait de loin la normale. C’était aussi un chasseur émérite. Ses femmes lui ont donné plusieurs enfants qu’il a éduqués d’une façon remarquable. Il suivait avec insistance la scolarité de ses enfants. C’est pour cela qu’il les a orientés vers un grand érudit, Sidi Maâmar Boumokohla, auquel sont attribués plusieurs dons (karamate). Sidi Maâmar Boumokohla s’était occupé personnellement de l’éducation des enfants de Sidi Ali Ben Yahia, par moments chez eux, dans le domicile paternel et chez lui, dans sa demeure située dans le douar Ghriss, à Mascara. Les sources de ces informations remontent à l’an 1941 dans des manuscrits très anciens, écrits et signés de la main du Cheikh Si El hadj Abdelaziz Belmekki (que Dieu l’accueille dans sa miséricorde) ainsi que du Cheikh Si El Hadj Benaouda Ben Ismaïl (que Dieu l’accueille en Son Vaste Paradis).

Musées et préservation du patrimoine

Pour terminer, le musée de Chlef a le devoir et le rôle de la préservation de tout le patrimoine qu’il soit matériel ou immatériel. De même, il est nécessaire de faire appel à tous les spécialistes historiens, anthropologues, écrivains, romanciers, poètes pour la sortie de l’oubli du patrimoine et sa pérennisation. En un mot, permettre aux générations futures de pouvoir trouver un socle ou plutôt un tremplin de recherche pour l’histoire du patrimoine de leur pays. En définitive, l’histoire racontée sans littérature (c’est-à-dire, sans artifices) est comme une soupe sans sel. Texte de la conférence donnée par Med Boudia, écrivain auteur, président du Café Littéraire de Chlef lors des journées nationales du patrimoine immatériel au musée «Abdelmadjid Meziane» de Chlef (El Asnam)  encadrés  «Les saints hommes ne doivent pas être tristes» Lorsque Mohamed (qppssl) fit son ascension vers le septième ciel avec l’archange Gabriel, lorsqu’ils sont arrivés devant l’arbre limite (sadrate el mountaha), l’archange Gabriel prit congé de Mohamed (qppssl) et lui dit : «Ô Mohamed (qppssl), ma mission s’arrête là, maintenant tu es le seul autorisé à voir Dieu. L’archange Gabriel avait laissé Mohamed (qppssl) et s’en est allé. Dieu avait fait visiter le «paradis» à Mohammed (qppssl). Il avait vu ce qu’il devait voir et ce que Dieu voulait lui faire voir en tant que prophète. Dieu lui avait tout expliqué, sauf une lueur incomparable qui brillait dans un coin du paradis. Mohamed (qppssl) est redescendu sur terre par la grâce de Dieu et son esprit était occupé par la lumière qu’il avait vue dans un coin du paradis et pourquoi Dieu ne lui avait-IL pas expliqué la présence de cette lumière. Sur le chemin du retour, Mohamed (qppssl) rencontra Saydina Moussa aleyhi assalem. Ô Moussa ! J’ai vu Mon Dieu et il m’a tout expliqué sauf une lumière que j’ai constatée dans un coin du paradis, mais Dieu ne me l’a point expliqué, qu’en penses-tu ? Moussa (qpssl) lui répondit que ce sont les âmes des saints patrons sur terre que Dieu a sanctifiées et qui sont sous la protection directe de notre Dieu. Dieu les renverra vers la terre après toi, après les khalifas et les émirs. Il s’endormit et Dieu lui révéla quelques versets pour expliquer la présence de cette clarté qui l’avait subjuguée dans un coin du paradis. «Ô Mohamed (qppssl), les saints patrons n’ont aucune raison d’avoir peur et ne doivent point être tristes.» D’après Abi Houreira  «D’après le m’kaddem à Bouzeghaïa, les 10 francs sont encore observés dans la région de Cherchell tandis que dans la région de Ténès, la dot est passée à 20 francs (rab’â dourou). Mais cette pratique s’est perdue depuis quelques années et actuellement, on demande au marié ou à la mariée, une compensation en numéraire qui va de l’ordre de 50 000 dinars à plus de 100 000 dinars par moments en tout et pour tout.»

M. B.

Une réponse à “Sidi Maamar Boumokohla, homme de dévotion et de raison”

  1. encore un sidhom ,c’est du n’importe quoi vous savez bien que les français on construit ces trucs pour que vous restez dans l’ignorance

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