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Femmes et société : le pari de la connaissance

Par Rachida Ben Sidhoum-Ould Hocine

Rachida Ben Sidhoum-Ould Hocine est née le 16 novembre 1987 au village Darna, commune Iboudrarene, dans la daïra de Beni Yenni (wilaya de Tizi Ouzou) en Algérie. Après le baccalauréat, elle choisit de suivre des cours de langue et de culture amazighe. En 2013, elle décroche sa licence et c’est en 2016 qu’elle obtient un Master en deux spécialités : Art et Lettres Amazighe (imaginaire). Actuellement, elle est doctorante en littérature Amazighe à l’université de Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. L’écriture est née avec elle dès son enfance car elle aimait écrire.Son recueil de poésie intitulé « Keltuma yemma ta3zizt » qui veut dire « Keltouma, ma chère maman», a été édité en 2016 aux éditions Art plume. En 2018 parait son roman en tamazight intitulé « Lhif d Usirem » à « Edition Identité », de même que la traduction d’un recueil de poésie en collaboration avec l’écrivaine roumaine Mariana Bendou, édité en 2018 (Edition Pim) en Roumanie. En 2019, sort un recueil de poésie intitulé « Ini-t-as i gma » ou « Dites à Mon frère ». Elle publie en 2020 un roman intitulé « Icenga n Talsa « ou « Les ennemis de l’humanité » aux Éditions Achab, avec lequel elle décrochera un prix littéraire du roman Ungal, Belaid AT ALI au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou lors sa première édition.

Voici ce qu’elle pense du rôle des femmes dans la société :

« Les femmes sont l’une des bases de la construction de la société car elles jouent un rôle important dans sa réforme et sa progression vers le meilleur dans tous les domaines, d’autant plus que les femmes ont pu lever les restrictions qui les empêchaient de découvrir le monde extérieur, car elles sont habituées à rester chez elles et se sont acquittés de l’accusation de rester entre plusieurs murs, croyances emprisonnées depuis des années dans la maison.

Aujourd’hui, cette femme n’est plus faible face aux difficultés de la vie, mais s’est transformée en une femme pleine de courage, un esprit plein de talents.

La femme, que la société accusait autrefois de manquer de raison et de religion, a prouvé le contraire, qu’elle est présente partout, pas n’importe où, mais a plutôt choisi pour elle-même la plus belle chose qui soit, la connaissance.

Femmes et culture

Elle a choisi la connaissance par elle-même pour la transformer en un monde à elle, donc dans tous les domaines, elle a prouvé sa présence avec fierté et appréciation. Elle a présenté et continue de faire beaucoup pour prouver l’erreur de ce qui a été dit sur elle auparavant, et pour prouver au monde qu’il n’y a rien sans elle.

L’écriture, dans laquelle la femme trouve un refuge pour écrire sur les pages ce qu’elle veut avouer et montrer les erreurs commises contre elle, et publier tout ce qu’elle trouve qui pourrait être un obstacle à son progrès (et cela est lié au progrès de la société).

En tant que femme, je suis entrée dans le domaine de l’écriture et j’ai trouvé que c’était mon monde, ce qui me donnait la liberté de parler et d’écrire sur des sujets très sensibles. Certaines femmes peuvent avoir peur d’en parler par peur de croyances qui ne se développent pas, même d’un pouce. »

R. B. S.

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