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Souvenir d’antan : il était une fois les jeux à la récré !

Dans l’emploi du temps des écoliers, il est prévu une pause après chaque deux heures de travail. Ladite pause intervient souvent vers les coups de dix heures du matin pour les collégiens et vers 9h 30mn pour les élèves du primaire. Elle permet aux enfants de se ressourcer pour reprendre de cours pour une autre période matinale jusqu’à midi, heure à partir de laquelle les pensionnaires sont invités à prendre leur déjeuner à la cantine de l’école. Les non-bénéficiaires, autrement dit ceux qui habitent à proximité de leur établissement, s’en vont se restaurer chez eux.

Pendant la récréation de 15 minutes séparant les deux périodes matinales, les élèves s’adonnaient autrefois à différents jeux : jeu de « la délivrance », la toupie, la marelle, les billes, le jeu de cache-cache etc. Le quart d’heure de récré ne leur suffisant pas pour venir à bout des parties engagées, les enfants se donnaient alors rendez-vous pour le lendemain afin de les terminer.

Les jeux qu’on vient d’évoquer font désormais partie du passé, les nouvelles générations les connaissent que par ouï-dire. Il est vrai que l’énergie fournie lors de ces pauses se répercutait négativement sur la concentration des élèves à leur retour en classe. Mais c’était quand même amusant de voir les élèves revenir en classe en transpirant, en toussant et en s’essoufflant.  Les enseignants avaient du mal à rétablir l’ordre car, quelquefois, on entendait les mauvais perdants murmurer des menaces à l’encontre de leurs adversaires…

Autrefois, les élèves n’apportaient pas le goûter à l’école, c’est l’établissement qui leur offrait un bol de lait, une barre de chocolat et du pain. Aujourd’hui, il est de nouveaux comportements qui ont déteint de manière négative tant sur la propreté de l’école que sur l’environnement en général. En effet, les éducateurs assistent impuissants au jet à même le sol des sachets de chips, des étuis et emballages de gâteaux et des canettes de jus.

Autrefois, les élèves participaient à quelques jeux éducatifs très appréciés des enseignants du moment qu’ils s’en servaient d’approches pédagogiques. Les élèves récitaient aussi des comptines et des poèmes ou de petites chansonnettes purement éducatives.

Autrefois, enseignants et élèves organisaient en étroite collaboration des tournois sportifs où le spectacle régnait en maître. Et comme on dit : « La nécessité fait du timide un brave », beaucoup d’enfants crispés, craintifs et solitaires ont pu s’intégrer à la collectivité et devenir des meneurs d’actions

De nos jours, l’enseignant entre en classe la peur au ventre, le risque le guette de toute part, et si jamais il lève le ton ou essaie de jouer le maître à bord de sa classe, il risque d’être sévèrement « corrigé » par quelques élèves en furie, qui échappent même à l’autorité de leurs parents. Désapproprier l’enseignant de ses prérogatives de maître voue, inévitablement, l’éducation et l’enseignement à l’échec.

Abdelkader Ham

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