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Elle s’est tenue à la maison de la culture de Chlef : 2è journée en hommage à Djilali Bencheikh

La direction de la Culture et des Arts de la wilaya de Chlef a organisé, aujourd’hui, en collaboration avec Le Chélif, une journée littéraire en hommage à l’écrivain et journaliste Djilali Bencheikh, disparu le 8 février 2024, à l’âge de 80 ans. L’événement, qui s’est déroulé dans la matinée à la maison de la Culture de Chlef, a vu la présence de plusieurs écrivains, journalistes et hommes de culture, certains venus d’Alger et de Mascara. La rencontre a été rehaussée en outre par le moudjahid Abdelkader Bencheikh, frère aîné de l’écrivain.

Le directeur de la maison de la culture (qui a représenté le directeur de la culture de la wilaya, absent pour une mission hors wilaya) a situé le contexte dans lequel se tient cette journée, la seconde du genre à être organisée à Chlef en hommage à l’écrivain et journaliste disparu, en soulignant d’emblée l’intérêt qu’accorde sa tutelle à ce genre d’initiatives.

L’orateur s’est dit par ailleurs impressionné par la qualité des œuvres produites par les écrivains et auteurs chélifiens, de même qu’il a qualifié la région de matrice culturelle et intellectuelle pesant de tout son poids dans la production intellectuelle en Algérie.

La parole a été donnée ensuite au moudjahid Abdelkader Bencheikh qui a brièvement parlé de son frère qui était très engagé dans la lutte que menait l’union nationale des étudiants algériens (UNEA) contre les dérives autoritaires du pouvoir algérien, notamment après le « redressement révolutionnaire » du 19 juin 1965. Djilali comme tant d’autres militants de l’organisation estudiantine a dû quitter l’Algérie pour s’établir en France.

« Mais la flamme révolutionnaire et le profond amour qu’il vouait à sa vallée, en particulier au grand fleuve le Chéliff, ne l’ont jamais quitté », a renchéri l’écrivain et journaliste Khaled Ali Elouahed, qui a entretenu une relation épistolaire très soutenue avec le défunt Djilali. « Je ne l’ai jamais rencontré mais je l’ai bien connu à travers nos correspondances par mail où, invariablement, la discussion finisait par l’évocation des souvenirs d’enfance au douar et surtout les baignades dangereuses dans l’oued ».

Pour sa part, le directeur du journal Le Chélif a rappelé que le défunt Bencheikh a été d’un grand apport pour le l’hebdomadaire Le Chélif, expliquant que chaque fois qu’il sollicitait une contribution écrite de l’écrivain, ce dernier ne se faisait pas prier pour la remettre dans les 24h, sachant les impératifs de bouclage d’une publication périodique. Il a aussi mis en exergue la qualité des écrits de Djilali Bencheikh qui, reconnait-il, a écrit un mémorable article sur le séisme d’octobre 1980 où prirent sa sœur et son beau-frère.

Un débat a suivi les témoignages en vidéo sur la personnalité marquante de Djilali Bencheikh, ses luttes et ses espoirs, dont ceux de Mme Colliex, écrivaine suisse, et Jacqueline Brenot, française d’origine algérienne. Les interventions ont porté essentiellement sur l’écriture journalistique, la création littéraire et le défi que constitue l’intelligence artificielle dans la production intellectuelle.

D’autres rencontres sont prévues qui tourneront autour de la production d’autres intellectuels de la région ; elles seront organisées conjointement par la direction de la culture et des arts, la maison de la culture et les éditions Les Presses du Chélif.

Le Chélif

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