Le président américain Donald Trump, a dépêché ce qu’il a appelé un “arsenal militaire” dans le Golfe persique, le plus important déploiement au Moyen-Orient depuis l’agression contre l’Irak en 2003. A présent que cet arsenal est déployé aux abords de l’Iran, Trump est appelé à décider s’il emploie ses forces contre ce pays musulman, seul Etat franchement hostile à l’entité sioniste dans la région
Tout le monde sait que c’est sur sollicitation de Tel-Aviv et du lobby sioniste aux USA et dans le monde que le président US s’emploie à menacer Téhéran de cesser d’enrichir de l’uranium pour produire, soupçonne-t-il, l’arme nucléaire. Ce que Téhéran dément depuis des années sans être écouté par l’entité sioniste qui cherche à contrôler coûte que coûte le Moyen-Orient et élargir le territoire israélien selon les projets affichés du criminel de guerre Netanyahou, demandé par le tribunal pénal international (TPI) pour le génocide en cours à Gaza. Trump doit prendre une décision. Selon la chaîne américaine CNN, un média proche des démocrates et franchement opposée à Trump, celui-ci dispose de trois options qui « semblent désormais relativement bien définies, confirmées en termes vagues par le président lui-même lors de séances de questions-réponses informelles ces dernières semaines et décrites plus en détail par des personnes au fait du dossier.” Pour CNN, ces options sont “très diverses, et certaines comportant des risques importants.” La chaîne précise que Trump à ce sujet, “reçoit parfois des conseils contradictoires de la part de ses alliés, de ses conseillers et de ses homologues étrangers”. D’abord, il pourrait renoncer à toute action militaire, en espérant que la présence de deux porte-avions, de dizaines de navires de guerre et de centaines d’avions de combat au large des côtes iraniennes convaincra les dirigeants iraniens de conclure un accord en faveur de Washington et surtout de Tel-Aviv. Trump pourrait aussi ordonner une “frappe limitée” sur des cibles militaires iraniennes pour “appuyer ses exigences : l’Iran doit renoncer à tout programme nucléaire”, selon cette source. Enfin, il pourrait approuver une attaque lourde visant à “renverser les dirigeants iraniens, même si leurs successeurs restent inconnus — une approche plus maximaliste”, ajoute-t-elle. « Tout ce qui a été écrit sur une éventuelle guerre avec l’Iran est faux, et ce, intentionnellement », a déclaré Trump lundi dernier sur son réseau social Truth Social. « C’est moi qui décide. Je préfère un accord à l’absence d’accord, mais si nous n’en concluons pas, ce sera un jour très sombre pour ce pays et, malheureusement, pour son peuple », dit-il. CNN dit tout ignorer des intentions de Trump envers l’Iran, ajoutant qu’il “est également quelque peu mystérieux de savoir pourquoi il envisage une action maintenant et sur quelles bases légales il pourrait s’appuyer pour lancer une deuxième attaque contre l’Iran en l’espace de huit mois.” CNN affirme que, en coulisses, Trump “reçoit des avis divergents quant à l’opportunité d’ordonner de nouvelles frappes ou, compte tenu du risque sérieux de s’enliser dans un conflit prolongé, de laisser se poursuivre les efforts diplomatiques.” La chaîne met en avant cependant, les pistes que Trump explore.
Les options de Trump, selon CNN
Option 1 : Laisser la diplomatie suivre son cours
De hauts responsables de la Maison-Blanche continuent d’affirmer que Trump privilégie un accord avec l’Iran qui évite toute confrontation militaire. Son envoyé spécial, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, ont mené des discussions indirectes avec des responsables iraniens ces dernières semaines et retourneront à Genève, en Suisse, jeudi pour une nouvelle série de négociations. Tous deux ont encouragé le président à laisser le temps faire son œuvre afin de déterminer si un accord est possible. Witkoff a toutefois déclaré samedi que Trump s’interrogeait sur les raisons pour lesquelles l’Iran n’avait pas encore capitulé lors des négociations.
Selon une source proche du dossier, les Iraniens travaillent toujours à une proposition susceptible de combler ce fossé et prévoient de la soumettre aux médiateurs omanais avant les négociations cruciales de jeudi.
.Chacun des camps a tracé des lignes rouges, parfois contradictoires. Trump affirme que l’Iran ne devrait pas être autorisé à enrichir d’uranium. L’Iran, quant à lui, soutient que c’est son droit et insiste sur le fait que son programme nucléaire est exclusivement pacifique. « Ce jeudi sera décisif : la guerre ou un accord », a déclaré une source régionale proche des négociations. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a clairement indiqué dimanche que l’enrichissement nul n’était pas à l’ordre du jour, rappelle la chaîne.
« Nous avons développé cette technologie nous-mêmes, grâce à nos scientifiques, et elle nous est très précieuse, car nous y avons investi des sommes considérables », a déclaré Araghchi sur CBS. « C’est aujourd’hui une question de dignité et de fierté pour les Iraniens, et nous n’y renoncerons pas. » Par ailleurs, d’après les discussions menées ces derniers jours avec l’Iran, il ne semble pas que Téhéran soit disposé à faire aux États-Unis des propositions sensiblement différentes de celles discutées entre les deux parties l’an dernier, avant les frappes américaines, a indiqué une source, citée par CNN, qui estime que des doutes subsistent quant à la possibilité pour les parties de parvenir à un accord. “Une des pistes évoquées consiste à autoriser l’Iran à enrichir de très petites quantités d’uranium, avec la garantie qu’elles ne seront utilisées qu’à des fins médicales. Cette idée avait déjà été abordée lors des pourparlers diplomatiques infructueux de l’an dernier.”, souligne la chaîne. « Je pense que les Américains attendent les bonnes réponses de la part des Iraniens. Je ne sais pas si les Iraniens seront en mesure de fournir les réponses attendues par les Américains », a déclaré la seconde source régionale, citée également.
Option 2 : Une frappe ciblée pour forcer la conclusion d’un accord
Trump pourrait ordonner une attaque ciblée sur des sites militaires iraniens afin de contraindre les dirigeants du pays à accepter un accord acceptable, démontrant ainsi que les menaces d’action américaines sont bien réelles, rapporte CNN. “Les cibles pourraient inclure des sites de missiles balistiques, des installations liées au programme nucléaire iranien ou des bâtiments utilisés par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).” Vendredi, Trump a confirmé qu’il envisageait une frappe limitée. « Je suppose que je peux dire que j’y réfléchis », a-t-il déclaré à la Maison Blanche. La question de savoir si une telle action inciterait Téhéran à conclure un accord – ou renforcerait sa détermination à résister à la diplomatie américaine – fait débat. De nombreux responsables régionaux ont déclaré ne pas croire que l’Iran retournerait rapidement à la table des négociations si les États-Unis menaient une frappe, quelle qu’en soit l’ampleur. Toute frappe sur le territoire iranien risque également d’entraîner des représailles contre les intérêts américains au Moyen-Orient, un risque dont les responsables ont averti Trump à plusieurs reprises lors de réunions d’information ces dernières semaines. L’Iran a averti que les bases militaires américaines pourraient devenir des cibles en cas de frappe. Le pays a riposté après les frappes de juin contre ses installations nucléaires, bien qu’aucun soldat américain n’ait été tué. Les militaires américains présents dans la région sont prêts à mener diverses opérations si Trump en donne l’ordre. L’armée américaine dispose des moyens nécessaires pour mener à bien toutes les frappes envisagées et a procédé aux préparatifs logistiques au cas où Trump donnerait l’ordre final, selon une source proche du dossier. Ces préparatifs comprennent la définition des armements spécifiques qui seraient utilisés sur différentes cibles et la planification des sorties aériennes potentielles en fonction des plans établis, a précisé la source, citée par la chaîne.
Trump sous la dictée du criminel Netanyahou exige à présent de l’Iran de démanteler ses arsenaux de défense faits de missiles conventionnels de longues portées capables, selon Téhéran, d’atteindre non seulement Israël et les bases militaires US dans la région, mais le territoire américain lui-même. Ce que Téhéran rejette catégoriquement. Non seulement l’Iran rejette la demande US de cesser l’enrichissement de l’uranium, mais la production de missiles supersoniques conventionnels. En tout état de cause, toute action militaire israélo-américaine contre Téhéran ne sera pas une sinécure car les dirigeants iraniens se sont engagés à reposter fermement et conséquemment cette fois-ci contre les agresseurs et l’on craint que la région plonge dans la tourmente.
A. M.