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Il est très apprécié à Bouira : Amar Yahiaoui, un homme au service de la jeunesse et des démunis

Amar Yahiaoui est né à Raffour, près de M’chedallah, où il a effectué ses études primaires. Il a ensuite rejoint le collège d’enseignement général (CEG) de Bouira puis le lycée Amirouche de Tizi Ouzou, où il a obtenu son baccalauréat en 1972. Il a ensuite obtenu avec brio – en étant major de sa promotion – son diplôme d’ingénieur d’État en mécanique pétrolière à Boumerdes. Entre 1977 et 1979, il a effectué son service militaire à l’EFOR de Blida, où il a occupé le grade de sous-lieutenant.

En dehors de sa vie professionnelle, il a pratiqué les arts martiaux et le football à M’chedallah, Lakhdaria et Boumerdes. Il faisait également partie de l’équipe militaire EFOR.

Amar Yahiaoui a enseigné à l’INHC de Boumerdès de 1980 à 1990, soit une décennie dédiée à la formation et à la transmission du savoir. Membre de la relève, il a été chargé de remplacer les soviétiques.

C’est tout naturellement qu’il a eu l’idée de rassembler le monde universitaire pour honorer les lauréats du baccalauréat 2025, une initiative qu’il voit comme une occasion de faire plaisir à sa communauté d’origine. Il croit que cette célébration constitue l’une des premières initiatives privées de ce genre dans la région, témoignant de son désir de valoriser la jeunesse et le savoir.

Un homme engagé dans le social malgré ses responsabilités professionnelles

Yahiaoui était aussi vice-président national de l’organisation patronal du BTPH l’UGEA. En tant que promoteur immobilier, il a réalisé plusieurs centaines de logements dans la wilaya de Bouira, notamment avec l’OPGI, le FNPOS et la CNEP Immo, dans le cadre d’un programme social. Il admet ne pas disposer de beaucoup de temps pour organiser ce genre d’événements. Cependant, depuis toujours, il ressent un profond besoin de se rendre utile, d’aider les plus démunis et de répandre du bonheur autour de lui. C’est dans sa nature profonde. Il a déjà honoré 22 champions du Monde et d’Afrique en sports individuels tels que la boxe, les arts martiaux et la lutte. Il a également organisé des circoncisions collectives pour des familles démunies, ouvert son établissement à diverses associations (cancer, handicap, Nour el Amel, Kafil el yatim et Assirem etc.), et mis en place des manifestations culturelles gratuites comprenant expositions artisanales et animations pour enfants, avec la présence de clowns. Pendant le Ramadan 2025, il a transformé son établissement en restaurant Errahma, assurant la livraison de plats aux malades de l’hôpital de Bouira.

Le restaurant est ouvert chaque ramadhan aux démunis et aux jeuneurs de passage à Bouira

L’économie, un levier indispensable à l’action humanitaire

Pour le promoteur immobilier, « quand le bâtiment va, tout va » est un adage en économie nationale. L’argent est le nerf de la guerre, et l’activité immobilière a toujours été une source de revenus pour financer ses actions humanitaires. Malheureusement, cette activité étant en veille, ses actions caritatives se font plus rares. Néanmoins, il continue à organiser certains événements grâce aux revenus issus de la restauration et de sa retraite. Il regrette cependant que des personnes nocives à la société tentent de l’empêcher dans sa volonté d’aider et de multiplier ces actions. « On dirait qu’on veut m’empêcher de faire du bien », confie-t-il, exprimant un sentiment d’injustice face à ces entraves.

Les défis actuels et la nécessité de faire preuve de solidarité

Il est conscient qu’il est difficile de conseiller aujourd’hui à autrui de faire le bien. La majorité des gens est dans une conjoncture économique difficile, où l’épargne devient prioritaire. Pourtant, il insiste sur le fait qu’il faut aimer autrui et faire des sacrifices pour pouvoir donner du bonheur, surtout en ces temps difficiles. Pour lui, son engagement humanitaire lui procure un immense plaisir. C’est son carburant. Voir le bonheur affiché chez ceux qu’il aide lui donne des ailes et influence positivement ses projets de vie. Les exemples qu’il cite, comme honorer la future élite d’étudiants de la wilaya de Bouira, des champions ou organiser des manifestations culturelles, sont révélateurs de son implication sur le terrain afin de les encourager et les booster.

M. Yahiaoui ambitionne de multiplier ces actions humanitaires, espérant un soutien de l’administration pour faciliter leur organisation. Il exprime ses frustrations face aux obstacles rencontrés, mais il reste motivé. Pour l’année 2026 son établissement « MAESTRO BOUIRA » est mis à la disposition du Croissant Rouge Algérien durant le mois de Ramadhan pour la restauration des démunis, divers passagers et autres. Il envisage de faire la circoncision des enfants vers le 27ème jour du Ramadhan toujours avec le croissant rouge.

A. K.

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