L'Algérie de plus près

Coopération Internationale : les USA se retirent de 66 organisations internationales

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris pour la deuxième fois depuis son retour au pouvoir, le 20 janvier 2025. L’administration Trump affirme qu’elle retire les États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 entités des Nations Unies et 35 organisations non onusiennes. Nombre de ces organisations se concentrent sur le climat, le travail, les migrations et d’autres questions que l’administration Trump a qualifiées de mesures favorisant la diversité et les initiatives « woke », et qui seraient « contraires aux intérêts des États-Unis ».

Voici la liste des 31 agences onusiennes dont les États-Unis se retirent, selon la Maison Blanche :

1- Département des affaires économiques et sociales

2- Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) – Commission économique pour l’Afrique

3- ECOSOC – Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes

4- ECOSOC – Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique

5- ECOSOC – Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale

6- Commission du droit international (International Law Commission)

7- Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux (International Residual Mechanism for Criminal Tribunals)

8- Centre du commerce international (International Trade Centre)

9- Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique (Office of the Special Adviser on Africa)

19- Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants dans les conflits armés

11- Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général chargé de la violence sexuelle en période de conflit (Office of the Special Representative of the Secretary-General on Sexual Violence in Conflict)

12- Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général chargé de la violence contre les enfants (Office of the Special Representative of the Secretary-General on Violence Against Children)

13- Commission de consolidation de la paix (Peacebuilding Commission)

14- Fonds pour la consolidation de la paix (Peacebuilding Fund)

15- Instance permanente sur les personnes d’ascendance africaine (Permanent Forum on People of African Descent)

16- Alliance des civilisations des Nations Unies (UN Alliance of Civilizations)

17- Programme de collaboration des Nations Unies pour la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement Pays

18- Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (UN Conference on Trade and Development)

19- Fonds des Nations Unies pour la démocratie (UN Democracy Fund)

29- ONU Énergie (UN Energy)

21- Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (UN Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women)

22- Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)

23- Programme des Nations Unies pour les établissements humains (UN Human Settlements Programme)

24- Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UN Institute for Training and Research)

25- ONU Océans (UN Oceans)

26- Fonds des Nations Unies pour la population (UN Population Fund)

27- Registre des armes conventionnelles des Nations Unies (UN Register of Conventional Arms)

28- Conseil de coordination des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies (UN System Chief Executives Board for Coordination)

28- École des cadres du système des Nations Unies (UN System Staff College)

30- ONU Eau (UN Water)

31- Université des Nations Unies (UN University)

Il y a lieu de rappeler que l’une des premières mesures prises par le président Trump après son retour au pouvoir en janvier 2025, a été d’annoncer le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris pour la deuxième fois. Ce retrait prendra effet le 27 janvier 2026. Dès lors, les États-Unis ne seront plus juridiquement liés par les engagements de réduction des émissions de carbone pris dans le cadre de cet accord. Dans un nouveau mémorandum, l’administration s’attaque désormais à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité fondateur de 1992 sur lequel repose l’Accord de Paris. En se retirant de la CCNUCC, l’administration vise à quitter l’ensemble du cadre international des négociations climatiques. Ce retrait de la CCNUCC est particulièrement significatif, car il s’agit d’un traité ratifié par le Sénat. La légitimité de l’administration à se retirer unilatéralement de tels traités devrait faire l’objet de contestations judiciaires. Il est à noter que les États-Unis restent membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), institutions que l’administration a jugées essentielles à la sécurité et à l’aide humanitaire. Par ailleurs, le décret fait part des 35 organisations non onusiennes dont les USA se retirent et qui sont:

1- Pacte pour une énergie décarbonée

2- Conseil du Plan de Colombo

3- Commission pour la coopération environnementale

4- L’éducation ne peut attendre

5- Centre d’excellence européen pour la lutte contre les menaces hybrides

6- Forum des laboratoires nationaux européens de recherche routière

7- Coalition pour la liberté en ligne

8- Fonds mondial pour l’engagement et la résilience des communautés

9- Forum mondial contre le terrorisme

10- Forum mondial sur l’expertise en cybersécurité

11- Forum mondial sur les migrations et le développement

12- Institut interaméricain de recherche sur les changements globaux

13-: Forum intergouvernemental sur l’exploitation minière, les minéraux, les métaux et le développement durable

14- Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

15- Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques

16- Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels

17- Comité consultatif international du coton

18- Organisation internationale de droit du développement

19- Forum international de l’énergie

20- Fédération internationale des conseils des arts et des agences culturelles

21- Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale

22- Institut international pour la justice et l’état de droit

23- Étude internationale sur le plomb et le zinc Groupe

24- Agence internationale pour les énergies renouvelables

25- Alliance solaire internationale

26- Organisation internationale des bois tropicaux

27- Union internationale pour la conservation de la nature

28- Institut panaméricain de géographie et d’histoire

29- Partenariat pour la coopération atlantique

30- Accord de coopération régionale pour la lutte contre la piraterie et les vols à main armée contre les navires en Asie

31- Conseil de coopération régionale

33- Réseau de politiques sur les énergies renouvelables pour le XXIe siècle

33- Centre scientifique et technologique d’Ukraine

34- Secrétariat du Programme régional océanien pour l’environnement

35- Commission de Venise du Conseil de l’Europe

Plusieurs dirigeants ont critiqué cette décision anti climat de Trump, estimant qu’elle affaiblit la coopération mondiale. Le commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, a déclaré que la CCNUCC « soutient l’action climatique mondiale » et a qualifié le retrait américain de « regrettable et malheureux », tandis que la vice-présidente de l’UE pour la transition propre, Teresa Ribera, a affirmé que l’administration américaine se souciait peu de l’environnement, de la santé et des souffrances humaines. Rachel Cleetus, directrice des politiques publiques, a déclaré aux médias que c’était un signe supplémentaire que l’administration américaine, qu’elle a qualifiée d’« autoritaire » et d’« anti-science », était déterminée à sacrifier la population. Ces retraits en cascade de la supposée première puissance mondiale de ces ONG internationales spécialisées induira du coup, leur privation des contributions financières de ce pays nécessaires à leur gestion. Ces retraits décidés sur la base de calculs d’épicier que l’homme d’affaires Trump très près de ses intérêts personnels, ne manqueront pas de priver les USA de moyens de pression dans la défense de leurs intérêts divers. La seule décision que Trump ne prendra jamais est de retirer son pays de l’ONU et par conséquent, déplacer son siège de New York et les milliards qu’il génère en termes de subsides que dépensent les milliers de diplomates étrangers et leurs familles, pour les États-Unis, sans parler de la perte par ce pays d’un immense pouvoir en tant que membre permanent du Conseil de sécurité.

Aujourd’hui, la majorité des Etats membres des Nations unies plaident pour une réforme de cette organisation et surtout du droit de véto octroyé à cinq pays sur une base qui remonte à 1945 et la fin de la deuxième guerre mondiale.

A. M.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *